samedi 28 mai 2016

Digital publishing VS Richmédia


Quelle différence y a-t-il entre digital publishing et richmedia ?

Le digital publishing, c'est en somme un PDF amélioré. C'est une mise en page généralement issue de InDesign, à laquelle on y ajoute des médias linéaires et quelques contenus activables simplement à mesure de la navigation. La mise en forme est basée sur les codes du design graphique propres à l'univers du livre et de la presse. La forme peut apparaître responsive et/ou connectée, dans le meilleur des cas.

Le richmedia, c'est l'immersion totale dans un univers polysensoriel et interactif, basé d'abord sur un environnement animé et audiovisuel. L'interactivité y est un moteur narratif sans lequel le contenu perd de son sens. Le design ici ne prend pas ses racines dans InDesign, mais plutôt dans un storyboard, et modélisé via Animate CC ou After Effects.

Depuis que le Web est devenu aussi banal et stéréotypé qu'une plaquette d'entreprise, soit depuis la fin des années 2000 et la généralisation de Wordpress et de Facebook, vous avez vu apparaître le concept du digital publishing qui offrait un moyen simple de valoriser un support à l'aide d'outils accessibles comme InDesign, DPS, Aquafadas, entre autres, mais sur les mobiles.

Mais, surtout depuis 2015, les statistiques de consommation du digital publishing en BtoC se sont révélées désastreuses, avec en plus la baisse de vente des tablettes (-8% selon Comscore), l'édition numérique usuelle, qui misait sur les ventes aux particuliers, en a pris un coup.

Si le digital publishing 1.0 (BtoC) n'a pas su relever le défit car finalement en deçà des possibilités attendues sur ces nouveaux périphériques. Il n'en reste que les solutions de publication ont évolué, les éditeurs se sont recentrés sur des objectifs plus concis et l'usage s'est clarifié en valorisant aussi des expériences graphiques incroyables. Ainsi, j'identifie désormais une double approche concernant la communication sur mobile : le digital publishing (flux) ou bien le richmédia (immersif).

Dans ce que je continue de nommer digital publishing, j'y classe les mises en forme toujours issues d'un flux de production lié à InDesign, mais d'abord ancrée sur de la donnée pure. InDesign sert d'outil de génération d'une identité graphique. Les données démarrent ou finissent dans une base. Ces données, montées ou non dans InDesign, entrent à terme dans un flux brut facile à réinjecter dans tout environnement de publication (responsive) et surtout automatisable à partir de n'importe quelle routine en PHP. L'avenir du digital publishing suit, pour ainsi dire, la même courbe que le présent de Wordpress. Faut-il, de ce point de vue, continuer à maquetter à la main ou louer un service onéreux des solutions bientôt automatisées et gratuites ? Et dont l'unique valeur sera la feuille de styles ou la donnée brute ? Non pas qu'il n'est pas possible d'être créatif ou de faire valoir des acquis de la PAO en digital publishing (mise en forme GREP, chartes, ergo, etc.), mais pour connaître les attentes des éditeurs, ils ne seront pas prêts à financer cette expertise car peu génératrice de valeur à leurs yeux. Le digital publishing séduira les éditeurs de presse, bien sûr, mais plus encore la communication d'entreprise grâce à l'économie d'échelle qu'induit la numérisation et l'automatisation de gestion de tonnes de brochures et leur valorisation par le saupoudrage de quelques médias.

Dans ce que je nomme richmedia, j'identifie au contraire un flux de production similaire à celui connu jadis, à la grande heure de la technologie Flash. On scénarise, on filme, on monte, on anime. Puis, on agence le tout dans un environnement interactif pensé sur mesure, structuré à l'aide d'un langage de script. On y gère des conditions, des calculs. Chaque parcours est unique. A défaut de produire natif en langage dérivé de C (PandaSuite, Unity), on le fait en Javascript, dans des outils tels que Hype Pro ou Animate CC. On est dans l'émotionnel. Et ça, les marques, tout comme le CNC, adorent. Les éditeurs de livre jeunesse apprécient aussi. Mais attention, on sort du format ePub. On est dans une expérience totale, native et exceptionnellement Web.

Si donc, en tant qu'éditeur, vous misez naturellement sur de la donnée pure, pensez digital publishing. Si, en revanche, en tant que réalisateur et auteur, vous misez, comme moi, sur l'expérience émotionnelle de l'utilisateur et la narration, pensez richmedia.

En tant qu'ex Flasheur, c'est donc tout naturellement que je reviens au richmédia, avec un workflow bien huilé, maintenant que les outils de production sont disponibles. Le créatif qui sommeille en moi a vraiment de quoi s'émanciper dans le richmedia mobile, comme dans le Web richmédia des années 2000, avec plein de nouveautés incroyables (beacon, accéléromètre, localisation, synchronisation, 3D), ce qui m'apparaît évidement moins plausible dans un dispositif d'édition simple d'abord basé sur du flux et des styles.

Moi, c'est richmédia.

mardi 24 mai 2016

Aquafadas 4.3


Aquafadas vient de publier la version 4.3 de l'extension pour InDesign. Au menu, ... hum. Comment dire ? L'ordre d'affichage des icônes de la fenêtre Interactivity a été modifié et quelques bogues corrigés.


Bon ben, merci.

Allez, au revoir ; )

mercredi 18 mai 2016

Wonda VR


Honkytonk, l'éditeur de l'incontournable solution Klynt, qui propose déjà l'unique outil de synchronisation audiovisuelle HTML5 sans coder pour des campagnes vidéo interactives plein écran, lance Wonda VR.

Wonda VR est un logiciel d'immersion en réalité virtuelle (VR) à 360 degrés. Il offre une prise en main similaire à Klynt. Ses utilisateurs ne seront pas déroutés. Il fonctionne aussi sur un système nodal et des séquences contenant leur propre scénario synchronisable. Mais, le must, c'est qu'il génère, à la volée et sans coder, des environnements panoramiques VR à 360 degrés, compatibles Android, iOS et Web, mais aussi lunettes GearVR et CardBoard !

Wonda VR est le nouvel outil d'immersion, compatibles lunettes, smartPhones et navigateur Web, disponible pour Mac et PC.

L'ayant déjà découvert, je confirme que qu'il se révèle d'une expérience absolument probante et terrifiante pour la réalisation de site en totale immersion. Et ce, en quelques clics !

Tarif pour la version export Web : 749€HT (499€HT jusqu'au 31 mai 2016).
L'extension pour un export natif iOS, Android, GearVR et Cardboard : 1500€HT.


Pour en savoir plus sur Wonda VR, consultez le site de l'éditeur :
http://www.wondavr.com/

Pour une demande de formation prise en charge sur Wonda VR :
http://www.swipe-et-swipe.fr/

jeudi 12 mai 2016

Le politique et le digital


Est-ce le grand soir ?

Le politique français. Une posture droite et rigide, qui s'effondre maintenant d'un trait de plume, face à une réalité horizontale d'un nouveau monde, de plus en plus prégnante, mais dont il s'est exclu et qu'il n'atteindra vraisemblablement jamais. Ce n'est pas en regardant en l'air qu'on lutte face à une mer qui monte, qui monte, qui monte !

C'est Nicolas Sarkozy, ce 12 mai 2016, qui nous rend compte, dans cet article de BFMTV, de la supercherie permanente incarnée si souvent par nos élus face à la déferlante digitale que nous incarnons, nous, "petites poucettes". L'ex président, encore en posture pour moderniser le monde, demande, lors d'une visite à un entrepreneur, ce qu'est le site leboncoin.fr, au détour d'une conversation.

Comme nous le rappelle BFMTV, leboncoin, c'est (bien qu'un des plus improbables sites en terme d'expérience utilisateur) un des sites les plus populaires de France, avec 25 millions de visiteurs chaque mois, non loin de Jackie et Michel ! Comment un politique qui prétend incarner le renouveau peut-il à ce point ignorer la prégnance horizontale induite depuis l'émergence du digital et l'abolition des frontières physiques et virtuelles ? Les empereurs ne partent pas. Ils sont déchus. Les élus qui ne représentent plus leur peuple semblent bien l'ignorer.

Ce n'est malheureusement pas le premier politique à révéler son inaptitude à concevoir le monde qui l'entoure. Et probablement pas le dernier. Mais c'est une énième manifestation de cette rupture maintenant manifeste entre l'ancien monde vertical fondé sur l'idéologie et le pouvoir, façon Walls, et le nouveau monde horizontal basé, lui, sur l'interopérabilité et le collectif, façon Rifkin, Hulot, Serres.

Et quid du bouleversement économique et sociétal induit par l'ouverture des frontières ? Quid du bouleversement culturel induit par la mort des chaînes de télévision traditionnelles ? Quid de la propriété des biens de consommation courante (voiture, maison, mobilier) induits par la mutation des usages plus nomades ? Quid du modèle de production énergétique fossile face au bouleversement du climat ? Quid de la fiscalité des entreprises qui engrangent nos salaires sans jamais honorer d'impôt ?

Nous en sommes, ce soir encore, les témoins vivants. Nos élus, sans le savoir, se dessinent un avenir dans lequel ils s'excluent et emportent avec eux la verticalité persistante des structures hégémoniques et commerciales qui ne nous écoutent plus.

mardi 3 mai 2016

Webdoc : les sites en vidéo


Un webdoc (web documentaire) est un site basé quasi exclusivement sur du contenu audiovisuel. Sa narration diffère légèrement du fait de l'immersion induite par le format vidéo. Initialement adapté à une écriture documentaire, le webdoc est désormais très convoité par les marques et les artistes, dont l'univers apparaît un grand pourvoyeur de contenus particulièrement adaptés à cette forme narrative.

Ma dernière création est le site de Mickaël Guerrand, à l'aide de la solution Klynt. Les vidéos ont été capturées à l'aide d'un smartphone puis traitées dans Premiere Pro CC :
http://mickaelguerrand.com/

Pour vous former à la réalisation de webdocument en HTML5 (prise en charge AFDAS) :
http://www.apaxxdesigns.com/formations/webdoc-html5/