vendredi 30 octobre 2015

L'après iPad


Comme évoqué il y a tout juste 1 an lors d'un ancien article, les iPads premières générations entrent depuis quelques temps en désuétude. On le concevait bien avant que cela devienne manifeste. Mais, voici des chiffres de 2015 qui le confirment.

Selon l'agence GSK, les ventes de tablettes baissent de -8% en 2015, contre +40% de progression pour les phablettes ! Le vent tourne.

L'idée, un appareil peu nomade : la tablette (illisible dehors, lourd, sans possibilité de téléphoner ni de produire). Et en face, de nouveaux appareils nommés 'Phablet' ou phablette, qui combinent l'avantage du smartPhone (mobilité) et de la tablette (immersion). Si à cela on ajoute que le prix moyen pour l'acquisition d'une tablette chute vertigineusement de 600€ en 2010 contre 250€ cette année, on en déduit surtout que les équipements ne font pas bondir les performances matérielles de ces périphériques et limitent le côté bling bling de leur vocation initiale.

Et donc, quid du Digital publishing ? Il suit, comme ses utilisateurs.

Les solutions numériques pour publier du contenu sur les plateformes tactiles déploient leurs lots de réponses adaptatives. L'enjeu aujourd'hui n'est donc plus de se focaliser sur un format (iPad classique 4/3 en 1024x768), mais bien sur le contenu enrichi qu'on y déploie et sa modularité (vidéo, animation, dataviz, web série, infographies interactives). Et c'est la solution clé en main qui offrira le meilleur rapport "affiche responsive/interactivité/prix" qui tirera son épingle du jeu. Souvenez-vous qu'après l'iPod vint Deezer !

A lire :
http://www.anousparis.fr/tendances/high-tech/tele-tablettes-mobiles-des-ecrans-toujours-plus-grands

A suivre.

jeudi 15 octobre 2015

Le digital au secours de la démocratie


Sommes-nous en démocratie ? La question est posée par GOV, l'appli de vote en temps réel pour les idées qui viennent de tous.

Lorsque l'économie réagit de manière efficiente au millième de seconde alors que le peuple n'est autorisé qu'à un avis une fois par mandature, on peut en effet se poser la question du réel niveau démocratique de nos systèmes. Mais voici GOV !

Gov est une application qui bouleverse les institutions. Typiquement rifkinienne, très "wyer" (Y, qui ne suit le modèle que s'il est exemplaire), elle donne la possibilité à chaque citoyen de proposer des idées aux politiques et de voter pour ou contre ces idées et les politiques. Une démocratie instantanée, qui vire d'un trait de plume le modèle établi et pulvérise la langue de bois.

Les élus ne parlent pas des vrais problèmes. Qu'à cela ne tienne, le digital va les faire oubliés. A l'instar de Uber, qui balaye l'institution des taxis, de Deezer qui balaye la posture dominante des majors de disques, NetFlix qui pulvérise la chronologie des médias, Amazon qui torpille la distribution, et j'en passe. GOV est le petit dernier de la révolution numérique. Il a pour modeste ambition de redéfinir le pouvoir des élites.

A vous de jouer ; )

http://www.gov-app.com/

mercredi 7 octobre 2015

Adobe Comet : le prototypage digital

Adobe annonce Comet. Un nouveau logiciel de prototypage d'interfaces Web et mobiles.

Comet est l'équivalent de Adobe Flash Catalyst, abandonné il y a quelques années, du fait de l'implosion du standard SWF sur lequel reposait l'outil. Comet aborde, dans un standard remit au goût du jour, le même principe de prototypage et plus.

Adobe ne communique pas encore sur le format d'export de Comet. Mais la logique de production introduit une synchronisation directe avec les périphériques mobiles et le partage en mode connecté. Aucune information sur l'exploitation du fichier n'est donnée pour le moment.

Comet intègre aussi les relations interactives que le designer établie entre les zones cliquables, sous la forme de flèches et d'éléments imprimables. Idéal pour le travail de conception et l'arborescence des projets numériques. La publication gère l'interactivité qui y est déployée. Axure et Omnigraffle n'ont qu'à bien se tenir !

Reste à éprouver la réelle exploitation du format de sortie. Pourra-t-on ou non reprendre les fichiers travaillés pour les développer ou pas ? A suivre.



Photoshop 2016 et le Web


C'est à l'occasion de l'événement MAX 2015 qu'Adobe dévoile les nouvelles fonctionnalités de Photoshop pour 2016.

Outre une impressionnante librairie de modèles humains 3D, animés et personnalisables, on y trouve la gestion de scènes multiples et de symboles stockés dans le cloud. Un pas en direction des designers d'interfaces qui devrait soulager le travail de modélisation d'écrans. A noter qu'il y a naturellement une relation dynamique entre les éléments introduits dans chaque document, aussi nombreux soient-ils, à la manière des smart objects.


Muse intègre Edge Reflow

Adobe annonce une évolution de Muse, début 2016, assez prometteuse.

Muse, comme Dreamweaver, intègre désormais le moteur MediaQuery de Edge Reflow. Il devient donc possible de monter sans coder des pages Web responsives, qui s'adaptent aux différentes tailles des écrans fixes et mobiles.

Une évolution importante si l'on évalue, outre la partie purement Web, l'apport de cette fonctionnalité pour le déploiement de contenus transversaux dans les solutions de digital publishing.


Pour en savoir plus sur les nouvelles fonctionnalités Web de Adobe 2016, regardez la vidéo de la conférence Adobe MAX à l'adresse suivante :

http://images-tv.adobe.com/avp/vr/155ad5fb-a467-45ba-a599-6f0e3b4806ad/2ef74a23-c0cf-4869-8620-0a5d19c267fc/50d508f9-f496-4571-b417-5a28778a6c84_20151005104829.854x480at800_h264.mp4


mardi 6 octobre 2015

Eyrolles choisit Aquafadas


Entretien exclusif pour ce blog. Alexandre Habian des éditions Eyrolles répond à mes questions. Eyrolles a retenu la solution Aquafadas pour son développement vers le digital. Explications :

Eyrolles s'engage dans le digital sur un marché qui se cherche encore, quel a été l'événement déclencheur ?

Nous proposons nos ouvrages en version numérique depuis de très nombreuses années déjà. D’un côté nous avons notre propre boutique en ligne d’ouvrages numériques sans DRM (izibook.eyrolles.com) et de l’autre nous sommes diffusés auprès des principaux kiosques numériques du marché (Amazon Kindle et Kindle Unlimited, Apple iBookstore, Google Play Books, Fnac Kobo, YouBoox, …). Nous avons été l’un des partenaires de lancement de l’iBookstore en France à l’occasion du lancement de l’iPad en 2010. Pour nous démarquer, il nous manquait une présence sous forme 100 % applicative. C’est désormais chose faite avec notre 1ère application « Photo by Eyrolles » disponible à cette adresse : https://appsto.re/fr/N81B8.i. Elle sera compatible à terme avec les smartphones et tablettes sous Android et iOS, et sera complétée par d’autres applications thématiques.

Quels standards avez-vous privilégiés (epubs, application, html5, pdf replica) et pourquoi ?

Sur notre boutique Izibook, nous proposons des ePubs (2, Reflow et même ePub 3) et des PDF. Sur notre application iOS/Android, nous proposons des PDF Replica qui intègrent des enrichissements supplémentaires via la solution de lecture guidée d’Aquafadas. Nous avons retravaillé chacun des contenus disponibles depuis l’application pour améliorer l’expérience de lecture guidée sur smartphone et sur tablette.

Avez-vous testé différentes solutions digitales ? Pourquoi avoir retenu Aquafadas ?

Oui bien sûr. Nous avons fait un benchmark des différentes solutions du marché. J’ai également déjà fait appel il y a 4 ans environ aux services de la société Forecomm quand j’ai lancé une dizaine d’applications thématiques pour le compte d’un groupe de presse français. Nous avons choisi chez Eyrolles la solution Aquafadas pour différentes raisons dont la capacité technique qu’à cette société à mettre à jour ses produits, leur future compatibilité ePub 3 et leurs solutions éprouvées par de très nombreux mobinautes.

Que pensez-vous du revirement de Adobe centré désormais sur du corporate ?

Il faut croire qu’Adobe n’est pas vraiment un adepte de la longue traine. Ils préfèrent sans doute cibler les grandes entreprises pour faire du sur-mesure plutôt que de proposer des « squelettes » disponibles pour tous ! C’est sans doute grâce à ce revirement de situation que d’autres solutions ont vu le jour (Panda Suite notamment).

Quelle ligne éditoriale devrait apporter le numérique par rapport au papier ? Comment allez-vous concilier les deux ?

Dans l’idéal, nous voudrions concevoir de façon indépendante un livre numérique et son équivalent papier. Dans la réalité, nous concevons nos ePubs en nous mettant à la place du lecteur et adaptant les mises en pages au cas par cas. Dans les applications, vu que nous conservons la maquette papier, nous réfléchissons à intégrer des contenus enrichis supplémentaires : textes, images, photos, …

Le numérique est un coût qui freine de nombreux acteurs du métier (licences, développements, création de fonds spécifiques, communication), comment pensez-vous le rentabiliser ?

C’est effectivement toujours le même problème. Nous avons la chance d’être dans un groupe qui permet encore de tenter d’innover dans ce secteur ! Côté rentabilité, nous comptons sur les synergies entre tous nos sites (site librairie Eyrolles.com, blogs éditoriaux comme Questionsphoto.com, kiosque numérique Izibook.eyrolles.com, …), nos auteurs et notre service marketing pour assurer le succès des ventes de nos ouvrages en version numérique.

Avez-vous lancé un programme de formation de vos équipes pour contrôler ces outils ? Qui vous a formé et en combien d'étapes ?

Oui tout à fait. Nous avons été formé nous-mêmes par Aquafadas et pouvons donc former les différents partenaires qui travaillent avec nous sur nos contenus numériques.

lundi 5 octobre 2015

PandaSuite : les références

Vous êtes nombreux à me demander des exemples d'applications réalisées via PandaSuite. La solution étant encore en version bêta, les productions ne sont pas légion ou encore en cours de production (secteur du Luxe, automobile, Art, jeunesse). Mais voici déjà les premières créations actuellement disponibles. Attention, elles n'intègrent pas les dernières nouveautés époustouflantes de la solution, devenue en quelques mois la plus séduisante du marché du digital publishing. A suivre donc, et de près !


Louvrissime est une présentation des plus beaux tableaux du musée du Louvre. L'application se distingue des autres solutions par les animations entre écrans qui se calculent dynamiquement en fonction de l'écran actif. On y trouve aussi un dispositif de zoom et comparateur intelligent et synchronisé d'images en parallèle.

Mais vous trouverez aussi :

My Val d'Oise présente le territoire du Val d'Oise. L'application gère plusieurs langues.


Pandacraft présente des activités ludiques pour des enfants de 3 à 7 ans.

 Salat est une application guide d'aide à la prière.

dimanche 4 octobre 2015

Adobe DPS 2015

Le nouveau DPS 2015 est arrivé. Petit tour d'horizon.

La logique de production Adobe a donc évolué, depuis près d'un an, en recentrant sa solution sur une approche d'abord marketing avant l'approche purement créative jusqu'ici mise en avant par la marque. Nous l'attendions tous. Quid de ces modifications ?

Le système de déploiement d'un titre numérique via Adobe induit non plus des contenus fixes et publiables de manière périodique, mais des contenus responsives (élastiques) publiables à tout moment et en tout lieu. Mais attention ! Si la promesse reste tenue, la solution ne semble pas plus séduisante pour autant, pour tous. Détails.

Si le responsive, la publication instantanée, et la localisation du contenu, semblent nouveaux dans la sphère du digital publishing, ce n'est en fait rien d'autre que ce que le Web connaît depuis l'existence de PHP et des CSS. Ainsi, devons-nous comprendre qu'il est possible de créer un site aux fonctionnalités équivalentes avec un bon thème Wordpress à 30€ pour ne pas avoir à souscrire à l'abonnement Adobe de quelques dizaines de milliers d'euros annuels ? Abonnement, en outre, personnalisé à la tête du client comme le confirme le site officiel Adobe :

"Le tarif du modèle de licence par application varie selon les cas d’utilisation et le nombre d’utilisateurs, de manière à répondre à tous les besoins et tous les budgets."

Autre point, il n'est plus possible non plus de tester sa création dans un Viewer ou une application dédiée sans avoir souscrit à cet abonnement. Et en outre, il vous restera à gérer la publication de votre applications, certificats compris. Une gageure pour des néophytes et une mauvaise nouvelle pour l'éducation qui pouvait se contenter d'une publication dans le Viewer.

Quels avantages apparaissent alors finalement avec cette nouvelle mouture de DPS (désormais Digital Publishing System au lieu de Digital Publishing Suite) ?
  • L'offre intègre un tableau d'analyse et de programmation des affichages, comme le ferait un bon CMS, donc. Mais, avantage à Adobe, il permet de piloter aussi les contenus fixes réalisés depuis InDesign, et pas seulement les contenus HTML.
  • L'application exporte également sous les trois OS mobiles : iOS, Android et Windows. Il y a donc le volet Windows (3% du marché) qui peut, occasionnellement, justifier son attrait. A moins de republier le tout via un PowerPoint, tout simplement.
  • La solution reste fonctionnelle et compatible au demeurant avec les Overlays de InDesign. Mais uniquement pour un affichage fixe. Et oui, ledit responsive promis par Adobe vient en fait de vos propres développements HTML. Dommage ! On vous vend donc le responsive que vous apportez par vos développements propres. Incroyable non ?
  • Les articles sont désormais encapsulables dans des Collections (et non des folios) à partir du tableau de bord Adobe, en ligne, et non plus depuis la palette FolioBuilder qui a nécessairement disparue de InDesign. Le dispositif permet, comme dans un back-office de site Web ou de CMS de type Wordpress, de gérer la temporalité des contenus et leur distribution.
Maintenant, il est clair que se contenter d'un site Wordpress pour de l'édition privée sous la forme d'une application native et propriétaire, monétisable, n'est pas envisageable. L'utilisateur perdrait en vélocité et l'éditeur en événement monétisable (tracking des usages, achats intégrés, vente d'abonnements). Mais, Adobe n'est pas seul sur le marché. Et c'est la le problème. Un projet Wordpress ou vos pages fixes de InDesign peuvent absolument être embarquées dans d'autres solutions digitales au tarif plus accessible !

Il semble que la solution DPS 2015 offre donc une réponse surtout à ceux qui cherchent à analyser le traffic et à être présent sous Windows (ou cependant les Overlays n'apparaissent pas encore tous compatibles).

Ainsi, la solution Adobe DPS 2015 répond aux usages des tablonautes, et de quelques éditeurs ciblés sur l'édition de contenus presse très utilisateurs d'espaces publicitaires ou en quête d'analyse des usages (assureurs, opérateurs, voyagistes). Mais, son coût de mise en oeuvre me laisse circonspect sur son usabilité par le plus grand nombre (communication d'entreprise, catalogues numériques, livres interactifs, campagnes impactantes, e-learning) et l'employabilité de ses utilisateurs (si la solution reste chère, qui l'utilisera?). 

Par conséquent, je ne peux que renouveler mon attachement aux logiciels Adobe traditionnels dédiés à la création graphique pure (Photoshop, Illustrator, After Effects), plus proches du contenu. Et je continue de m'orienter personnellement vers d'autres solutions pour ce qui relève de l'édition numérique accessible, événementielle et richmédia.

A suivre.

vendredi 2 octobre 2015

Formation Webdoc HTML5 pour les auteurs


C'est du lundi 16 novembre au vendredi 4 décembre 2015, inclus, que se déroule la formation Réalisateur de Webdocument interactif HTML5, chez Apaxxdesigns. Elle est conventionnée AFDAS et donc accessible gratuitement aux artistes-auteurs et intermittents.

Dans cette formation exclusive, vous apprenez à réaliser un webdocument interactif à l'aide de Klynt et des outils Adobe, sans coder (sauf sur demande des candidats). C'est donc la seule formation opérationnelle sur la thématique du web documentaire qui vous aide à le réaliser vous-même à partir d'une base de fonds audiovisuels. Les autres formations se contentent de théoriser le principe du web documentaire sans jamais laisser les candidats réaliser une publication, ou en limitant l'expérience à une journée de survol des outils.

Autre aspect, étant centrée sur les outils Adobe + Klynt, elle répond idéalement aux enjeux des graphistes en agence qui cherchent à réaliser des campagnes de communication audiovisuelles interactives pour les marques, en HTML5.

Elle répond aussi, accessoirement, aux besoins des institutionnels qui veulent tout simplement communiquer à partir de fonds vidéo et image dans un format libre et ouvert, le HTML5.

Pour connaître le détail du programme de cette formation que je dispense chez Apaxxdesigns :

http://www.apaxxdesigns.com/fr/formation-webdoc-html5/

Pour obtenir une demande de financement auprès de votre OPCA (AFDAS) :

https://www.afdas.com/auteurs/stages-conventionnes/realisateur-de-web-doc-interactif-html5

Il reste quelques places. Profitez-en !