jeudi 30 juillet 2015

Ce qui compte

En travaillant sur mes archives, sur des interfaces récentes en HTML5, sur les vieux sites Web en Flash, sur mes premières applications mobiles, sur des maquettes codées à la main en HTML4 dans les années 90, sur mes photographies argentiques, sur mes crobards au carré conté, je me rends compte que ce qui vaut, ce ne sont pas les nombreux fichiers créés et produits depuis le début de notre propre existence, voire depuis l'existence de nos ancêtres.

Non, ce qui compte, c'est l'émotion. Celle qui en ressort au moment où l'objet est présenté, que l'on retient lorsque ni ces objets ni leurs créateurs ne sont plus. Les mots écrits, les idées soulevées, les oeuvres créés, n'ont d'intérêt que pour leurs effets ponctuels et durables. Ce qui compte, comme le soulignaient aussi Chaplin, Hitchcock et Spielberg, c'est bien l'émotion.

Pourquoi rester sur des fichiers du passé lorsque le présent ne les produirait plus ou les produirait autrement ? Les personnes aussi changent et disparaissent. Un jour, nous ne serons plus. Tout bouge. Rester sur un objet, autrement que pour en comprendre le contexte de création, n'a pas de sens. Le présent est mouvement. Il faut suivre ce mouvement pour continuer d'être, conformément à une évolution constructive des choses. Les lois, les traditions, les principes d'état, de même, n'ont de sens que pour l'harmonie éventuelle qui en découle.

C'est ainsi que les outils numériques m'intéressent ponctuellement, comme chaque outil de chaque culture aide à les émanciper. Ils passent. Ils changent. L'émotion reste.

Un petit visuel intéressant pompé sur un site quelconque ("nouveau paradigme"), illustre en partie mon propos :


vendredi 17 juillet 2015

Accord Adobe/Google sur l'arrêt du SWF


C'est officiel sur le blog de Google. Un accord a été convenu entre Adobe et Google pour bloquer le format Flash SWF dans Chrome, qui compte 43% de pénétration, à partir du 1er septembre 2015. Le standard SWF est bel et bien terminé.

http://chrome.blogspot.fr/2015/06/better-battery-life-for-your-laptop.html

L'objectif est d'en finir avec les sites Flash de première génération, réalisés avec d'anciennes versions de Flash (AVM1, jusque Flash 8), non optimisés, très gourmands en ressources sur les plateformes mobiles et pas assez sémantiques pour Google. Google qui sait pourtant lire le contenu d'un SWF. Mais leur objectif est clair. Il faut pouvoir faciliter l'analyse des usages par un contenu Web et ePub sémantiques pour mieux les monétiser.

Adobe, qui a engagé un repositionnement progressif de Flash Pro vers de nouveaux standards HTML5, appuie cet arrêt annoncé du standard SWF en ayant déjà retiré les formats vidéo FLV et F4V de Media Encoder, et en limitant le recours au standard Air dans ses propres développements, y compris des exports hybrides de DPS PRO.

Pour continuer d'animer en vectoriel au format HTML5, vous continuerez cela dit d'utiliser Flash Pro, mais exportez désormais en HTML5 Canvas ou WebGL. A la différence de Edge Animate, Flash gère en effet les animations vectorielles et permet, à ce titre, de vous démarquer dans la réalisation de dataviz, d'infographies ou d'animations de personnages.

Encore une fois, on parle donc bien de la fin d'un format de fichier, le SWF, mais pas de l'outil Flash Pro, au contraire, on ne peut plus adapté aux tendances actuelles d'animation et de graphisme stylisés flat 2D.