mercredi 28 janvier 2015

Twixl media 4 : le digital pour tous

C'est aujourd'hui que Twixl media dévoile la version 4 de son plug-in d'édition numérique pour InDesign. Qu'apporte Twixl vis-à-vis des autres solutions ? En quoi Twixl devient incontournable ? Pourquoi doit-on désormais compter sur lui ?

Les +
  • Twixl est compatible iOS, Android, Amazon, Web reader HTML5, tablettes et smartphones.
  • Twixl, c'est du natif basé sur le standard HPub (HTML pour les applications mobiles). Ce qui lui confère une très grande interopérabilité d'un écran à l'autre avec des affichages responsives et une grande compatibilité avec toutes les solutions HTML5.
  • On peut dialoguer d'une page HTML embarquée vers les enrichissements inclus dans InDesign, comme avec DPS et Aquafadas.
  • On y retrouve la plupart des enrichissements de DPS (états d'objets, bloc défilant, audio, vidéo, liens de navigation fixes et relatifs, pan & zoom, panorama VR, séquence d'images, HTML, vimeo, youtube, partage vers les réseaux sociaux, maps).
  • La procédure de génération des applications est certainement la plus simple de toutes les solutions existantes. On génère toutes les issues (iOS, Android, Amazon, tablettes, smartphones, player web, Google Analytics, newsstand) en quelques clics et dans une seule fenêtre !
  • Le tarif est très abordable : 750€/an pour un nombre d'app single iOS/Android/Web player, illimité ! ! ! Un kiosque pour 1750€ ! Un nombre de kiosques illimité pour 4550€ ! La gestion des entitlements (gestion des abonnements par l'éditeur) est à 1250€ ! Le ticket d'entrée, rappelons-le, est de 3660€ chez DPS pour une single app et un kiosque multi-stores avec entitlements dépasse les 8000€ chez Adobe et Aquafadas.
Les -
  • Le plug-in est en anglais. Mais il reste simple à appréhender.
  • Les enrichissements ne supportent pas les imbrications complexes (pas de sous-documents interactifs ni d'états d'objets dans des états d'objets, pas d'actions sur les vidéos).
  • Pas d'export Windows mobile.
A qui s'adresse Twixl ?

Twixl se révèle la solution idéale pour les petits budgets dont le niveau d'enrichissements ne cherche pas à rivaliser avec ses concurrents DPS et Aquafadas. Twixl propose avant tout de permettre une diffusion assez fournie mais à moindre coût. Twixl convient donc aux indépendants, aux petits éditeurs et aux agences de tailles modestes.

Pour répondre à votre demande, Swipe & Swipe, votre conseiller digital, propose ses formations continues sur Twixl medias, et les autres solutions digitales, sur simple demande.

Pour en savoir plus sur Twixl :

dimanche 18 janvier 2015

Animation native de InDesign pour DPS

InDesign possède une fenêtre pour animer. Ces animations générées au format Flash ou HTML5 ne sont compatibles qu'avec un export Flash ou ePub. Comment les utiliser au sein d'une publication native via DPS ?

DPS sait lire le HTML5. Flash sait exporter en HTML5. Or, InDesign peut exporter en Flash.


  1. Dans InDesign, sélectionnez l'objet à animer.
  2. Réalisez votre animation à partir de la fenêtre Objet interactif > Animation.
  3. Exportez le document au format Flash FLA.
  4. Ouvrez le document dans Flash Pro pour constater que l'animation est isolée dans un symbole. Ce document ne permet qu'un export Flash SWF.
  5. Copiez le symbole dans un document Flash WebGL ou Canvas.
  6. Enregistrez et exportez en HTML5 (Cmd+Entrée).
  7. Revenez dans InDesign et importez la page HTML via un bloc auquel vous ajoutez l'enrichissement Overlays Contenu Web.

samedi 17 janvier 2015

WebGL et Flash CC


Depuis le dernier post publié ici sur WebGL, en septembre 2013, le standard d'animation riche que j'annonçais comme successeur du format SWF, a été implémenté par tous les navigateurs et les plateformes mobiles, et même dans Flash Pro. Alors, peut-on l'utiliser ? A quoi sert ce standard d'animation ? Ne fait-il pas doublon avec d'autres solutions comme JQuery et Edge Animate ?

L'animation HTML5 traditionnelle, déployée progressivement depuis 2007 sur le Web et les mobiles, repose sur du DOM. C'est-à-dire que les données animées apparaissent structurées sémantiquement dans la page HTML. Et, à ce titre, elles sont accessibles et référençables. Inconvénient, ça rame un peu quand on commence à pousser les effets. L'outil de prédilection pour ce type d'animation, c'est Edge Animate.

WebGL, c'est un standard basé sur la balise CANVAS. Rappelons que CANVAS seul (sans WebGL) est un bloc rectangulaire qui traduit une animation sous la forme d'une image bitmap rendue dynamiquement à mesure des interactions utilisateur et à une cadence rapide. Donc, ça bouge, c'est pas très fluide, c'est interactif, et, en terme de référencement et d'accessibilité, c'est nul. Alors, quel avantage ?

WebGL permet de porter CANVAS sur le processeur graphique et d'accélérer son rendu. Et voilà qui change la donne ! C'est le GPU de votre périphérique (ordinateur de bureau, ordinateur portable, et même désormais tablette ou smartphone !) qui gère désormais votre animation CANVAS.

Cela signifie que l'on peut enfin réaliser des projets richmédia, audiovisuels, des objets modélisés en 3D, des animations 2D à particules ou des interpolations de formes, en HTML5 ! Et sur les mobiles !

Le standard est fixé par le W3C. Il est également bien pris en charge par les navigateurs. Il commence à être intégré dans Flash Pro CC. Pour mémo, Stage3D n'exporte que en Flash ou dans Air et avec peu de performances. Unity3D est orienté application de jeu. C'est un autre segment, dérivé de C, et donc beaucoup plus complexe à mettre en oeuvre.

Désormais, vous devez aussi compter sur le nouveau duo WebGL/CANVAS, et donc, sur Flash PRO.


vendredi 16 janvier 2015

Google Apps devant Apple Apps


C'est le site Business Insider qui publie ces chiffres sur la progression vertigineuse et nouvelle des applications sur Android, face à un fléchissement progressif du nombre de développements réalisés pour iOS. Une tendance qui confirme la marginalisation de Apple dont les ventes de tablettes ne cessent de chuter depuis 1 an, au profit des grands smartphones Android et Apple.

Petit bémol, les applications Apple restent encore plus qualitatives que sur Android. Mais les chemins devraient se croiser à mesure de l'augmentation des performances des périphériques et de la considération et l'attention que les développeurs vont désormais porter envers Android, plateforme majoritaire dans les usages et dans le nombre de services.

Pour en savoir plus :
http://uk.businessinsider.com/

mercredi 14 janvier 2015

La fin de Facebook

Facebook est-il fini ? C'est probable. Explications :

  • La nouvelle génération a depuis longtemps quitté Facebook pour utiliser d'autres réseaux sociaux, parce qu'il est de bon ton de ne pas être à la vue de papa maman.
  • L'arrivée de la publicité peu de temps après son arrivée en bourse, en 2012, commence à désengager les utilisateurs.
  • L'ajout d'algorithmes qui filtrent de plus en plus les contenus de vos amis et vous empêchent d'y avoir automatiquement accès, afin de prioriser la pub, dilue la pertinence du système.
  • Y a pas à dire, Facebook sur un smartPhone, ça rame sec.
  • La non qualification du contenu, d'abord utile pour élargir le réseau, appauvrie de plus en plus l'information qui y circule. Facebook, c'est devenu en quelques années, le PowerPoint du quadra.
  • Enfin, le stockage et l'analyse fortuites des données ne fait plus recettes. Les nouvelles générations l'ont bien compris. Ils migrent sur Tumblr, SnapChat ou WhatsApp parce que les conversations sont plus filtrées et, pour certains d'entre eux (SnapChat), les données disparaissent après qu'elles aient été vues. Pas de stockage, pas de trace = pas de danger !
  • Enfin, cette semaine, Facebook annonce vouloir rendre invisible toutes les publications non consensuelles, par craintes de polémiques, de nourrir des fanatismes, de heurter. Ben alors, ça sert à quoi au juste Facebook ?
Facebook, c'était son nom.

Un café... L'application !


Un café, l'application ! C'est une excellente web série conçue et réalisée par Adobe pour présenter les produits de la marque.

Sympa, concis, drôle, propre, ces vidéos promotionnelles ont aussi une vocation pédagogique. Elles permettent d'éclairer les graphistes sur les nouveaux usages. Et oui, il y a autre chose que Photoshop pour retravailler ses photos. On peut nettoyer un son avec un outil tampon. Vous pouvez créer un site à votre nom sans coder ni même gérer un hébergement. Et, dans votre abonnement CC, un Dropbox plus visuel est intégré. Mais le saviez-vous ?

Mes félicitations à toute l'équipe d'Adobe France qui rivalise hautement avec les productions de la maison mère. Pour les remercier, pensez à vous abonner !

mardi 13 janvier 2015

Statistiques Digital Publishing


Electricnews a eu l'excellente idée de rassembler quelques infographies rappelant les données d'usage dans le secteur du digital publishing.

En dehors des chiffres qui concernent surtout le nouveau continent, mon attention revient surtout sur les usages. Pour les magazines Elle, Bazaar, Cosmopolitain, Esquire, Men'sHealth et Red, on relève que :

  • les lecteurs reviennent près de 3 fois dans leur eMag
  • Ils restent en tout près de 103 minutes
  • 68% lisent plus des 2/3 du magazine
  • 70% jouent
  • 65% recherchent des enrichissements
  • 92% aiment lorsque la navigation est limpide
  • 90% recherchent l'innovation

Concernant les espaces annonceurs :

  • 82% s'attendent à pouvoir acheter un produit directement (achat in-app)
  • 70 à 78% attendent des images, des informations complémentaires
  • 62% y attendent des vidéos ou de l'audio
  • 59% attendent des animations
  • Plus de 3/4 des lecteurs estiment passer plus de temps sur les annonces et apprécient pouvoir mieux découvrir les produits.
  • 15% des lecteurs ayant cliqué pour accéder au site de l'annonceur formalisent un acte d'achat ! C'est considérable par rapport à la navigation Web.

Pour en savoir plus :
http://electricstudio.fr/news/top-5-digital-publishing-infographics-for-book-and-magazine-publishers/

lundi 12 janvier 2015

Le design révélateur


L'architecture, le design, les modes graphiques et musicales, en disent long sur les us et coutumes des civilisations.

Cela est enseigné dans les formations artistiques : les temples à colonnes affirment la verticalité du pouvoir. Les immeubles métalliques ancrés sur leur seule structure reflètent l'avènement d'une ère industrielle faisant fi de l'individu. Les sociétés les plus vernaculaires empruntent les matériaux locaux pour répondre aux besoins humains des proches.

De même, lorsque nous observons le design déjà impersonnel des réseaux sociaux, une sorte de coque vide qui signifie que vous n'existez pas autrement que pour la valeur marchande traduite à travers votre profilage, vient de s'ajouter, en cette deuxième semaine de janvier 2015, un invraisemblable lissage moral induit par une posture commune, hautement médiatisée : Nous sommes tous Charlie ! Nos profils affichent tous un picto noir et nous parlons tous de la même chose avec les mêmes mots sous le joug du grand oeil (big brother) qui observe ces datas que nous publions dans une certaine "novlangue".


Bien sûr que nous voulons tous défendre la liberté d'expression. Bien sûr qu'il est effrayant de voir des innocents tués par des terroristes. Mais fallait-il interdire pour cela toute pensée, tout signe, toute forme distincte ? Et ne laisser vivre qu'un picto noir, pour motif de défendre la liberté colorée de nos points de vue ?

Le fond révèle la forme ! Si vous regardez votre page Facebook, votre écran de télévision, vos quotidiens, tous bariolés de noir, vous comprenez vite que, selon les mêmes règles ethnologiques, artistiques, sociologiques, ce lissage confisque votre être, votre couleur de pensée, votre signe distinctif, et que tout ceci n'est qu'un leur. La véritable existence plastique du journal Charlie hebdo dont nous nous revendiquons n'est-elle pas, à l'inverse, bariolée de couleurs les plus crues les unes que les autres ? La liberté est dans le Charlie. Mais nous ne sommes pas tous uniformément Charlie. Le principe de Charlie est de défendre notre diversité. Ce soir, Charlie hebdo est mort une deuxième fois !

Le design, ainsi manifeste, affirme que nous sommes certainement à un tournant décisif de notre histoire. Soit les individus vont sortir leurs crayons de couleurs, et une nouvelle société plus libre se dessinera, où les juifs côtoierons les musulmans. Soit la mascarade va se poursuivre en absorbant le peu de lumière qui demeure, dans nos postures pseudo sociétales, et ouvrira vers un effacement dramatique de nos personnalités emportées par une.

Il n'est donc pas besoin de comprendre la politique pour lire une civilisation. Sa forme traduit ce qu'elle signifie. Il suffit de lire et d'observer.

Lire aussi :
CMB, Société Générale... le design révélateur.

mercredi 7 janvier 2015

Je suis Charlie

Conception digitale crossmédia


Les smartphones existent depuis 2007 et les tablettes depuis 2010. En ce mois de janvier 2015, un point s'impose sur les usages et votre stratégie de communication digitale orientée nouveaux supports numériques personnels.

Ordinateur fixe et de bureau
La posture penchée de l'utilisateur sur sa plateforme riche en connectiques (clavier, souris, stylet, imprimante, palette graphique...) en fait un support adapté à la production et à la participation de travaux personnels et collectifs, en réseau et sur Internet.

Smartphones
Les ordiphones, comme les appellent plus judicieusement nos amis québécois, sont adaptés à la consommation de flux d'informations courts et en temps réel, à l'accès aux rendez-vous éditoriaux souscrits par l'utilisateur, mais pas à l'immersion ni à la lecture approfondie du fait de leurs faibles performances et de leurs petites tailles. D'où le succès croissant des phablettes.

Phablettes
Ordiphones supérieurs à 5 pouces. Ils permettent de lire des contenus HD mais au demeurant légers et connectés, en plus d'accéder à de simples notifications tel que le permet seulement le smartphone de première génération. Il offre également un confort pour commencer à manager, participer, organiser une production professionnelle (agenda, annotations, partage). Idéal pour lire son journal en toute mobilité et élaborer des stratégies de production, concevoir, piloter, décider.

Tablette
A mi chemin entre l'ordinateur et le magazine, la tablette apparaît moins interactive que l'ordinateur du fait de la taille des zones d'interaction limitées par le diamètre des doigts, bien plus encombrants que le pointeur précis d'une souris ou qu'un stylet. Tout comme les autres périphériques mobiles, la tablette se veut donc moins participative que l'ordinateur mais, à la différence des mobiles, apparaît plus adaptée à de la consommation d'informations HD enrichies. La tablette, par ailleurs ajustée à une utilisation sédentaire, dans le canapé, dans le lit, à table, offre un environnement propice à la détente et la réflexion, et donc, convient aux projets immersifs non productifs (livres animés, magazines enrichis, web documents interactifs, jeux HD, guides d'achat en couleurs, catalogues d'entreprise et de salons).

La liseuse
Une liseuse est un écran à ancre numérique qui supporte la lumière du jour. Mais, la qualité se limite à un noir et blanc peu contrasté. Ce support de grande autonomie est adapté à la lecture nomade de romans. La qualité ergonomique de ce support reste en revanche à affiner à cause de la latence qu'induit l'affichage de chaque page numérique (persistance d'un horrible flash noir).

Le papier
Bien que beaucoup annoncent la fin de l'impression papier, ce support promet pourtant aussi de très belles perspectives d'évolution. Il convient toujours à la lecture non interactive et non participative, profonde, à l'analyse, détachée, mobile, y compris au soleil. C'est le plus mobile des supports et le moins coûteux ! Ne l'oublions pas. Mais, grâce aux prouesses de l'impression numérique personnalisée connectable aux données de profilage du lecteur, le papier permet en plus d'offrir à un titre une lecture axée sur les centres d'intérêts de chaque individu, y compris au sein d'un même foyer. Là où l'impression traditionnelle limitait l'appropriation d'un magazine par foyer, le numérique rend possible la création d'un numéro qualifié par individu avec un modèle de financement basé sur la qualification des annonces qui en découlent. Une révolution peut ainsi réellement relancer l'édition papier à condition de corréler son usage aux profilages numériques, et donc aux usages numériques qui impliquent nécessairement les autres supports précédemment évoqués.

Nul doute que la jonction en devenir des capacités d'une liseuse à lire en plein soleil, couplé à la qualité graphique d'un écran HD couleur d'une tablette, vers un écran de taille de plus en plus moyenne et mobile, tel qu'une phablette, devrait généraliser l'usage de l'écran numérique devant tous les autres supports. Mais nous n'en sommes pas encore là. Les projets restent à concevoir. Aussi, pour aider à anticiper la production dans ce sens, retenez que le numérique reste l'ami du papier puisque c'est bien le profilage permis par l'économie du numérique qui aidera à relancer l'économie du papier. Et qu'en cela, le format numérique offre un atout à ne pas négliger. La création de contenus riches spécifiques pour le numérique devient donc absolument nécessaire pour vous permettre de profiler les utilisateurs et donc, de renforcer une économie d'ensemble. Reste à inventer les offres qui inciteront les lecteurs à accéder à la fois à tous les formats, à partir d'une réponse accessible, simple et unifiée.

A bons concepteurs...

lundi 5 janvier 2015

Résolutions des smartphones et tablettes


Vous cherchez à connaître les résolutions de tous les périphériques mobiles pour le design d'interfaces utilisateurs (UI design), ordinateurs, smartphones et tablettes ? Voici Screensize.es, un site qui recense toutes ces informations dans un tableau interactif. A ajouter à vos bookmarks !

Les résolutions pour les smartphones :
http://screensiz.es/phone

Les résolutions pour les tablettes :
http://screensiz.es/tablet

Les résolutions pour les ordinateurs de bureau :
http://screensiz.es/monitor


Merci Mathieu pour le lien ; )

samedi 3 janvier 2015

Formation pour les auteurs


Vous êtes auteur affilié AGESSA ou graphiste de la Maison des artistes. Depuis juillet 2013, l'AFDAS prend en charge vos formations à hauteur de 7000€/an jusque 48€/h pour des stages conventionnés et orientés métier.

Quelques adresses ont le vent en poupe sur des formations de qualité et en phase avec les techniques nouvelles. Par exemple, dans le catalogue AFDAS de stages conventionnés, vous trouverez cette année des stages de motion design, de digital publishing, de sound design et de développement photo HDRI.

L'AFDAS classe les centres de formation en fonction de critères d'éligibilité drastiques. La sélection tient compte de l'adéquation des programmes de formation avec les attentes du public et du marché. Retenez que les centres de formation sont également notés par les stagiaires et que les écoles qui exploitent des formateurs peu expérimentés ou remplissent abusivement leurs salles avec des profils hétérogènes et incompatibles ne rentrent pas dans le cahier des charges AFDAS.

Ainsi, le centre de formation Appaax designs largement cité se révèle un des plus adaptés aux besoins des artistes-auteurs. Cadre de formation à taille humaine. Stages centralisés dans la capitale. Programmes à jour. Suivi personnalisé. Formateurs experts (je ne parle pas uniquement pour moi !).

Exemples de stages assurés par votre serviteur et pris en charge par l'AFDAS :
Pour en savoir plus sur ces stages pris en charge, consultez directement la page de souscription sur le site de l'AFDAS :

https://www.afdas.com/auteurs

vendredi 2 janvier 2015

Civilisation, représentativité et réseaux


Le monde change et les sociétés réagissent chacune à leur manière à la violence de ces mutations. Des tensions et des clivages se cristalisent sur des questions de société. Une élite peut-elle encore aujourd'hui absorber l'ensemble des points de vues subjectifs de chaque être humain ? Les politiques peuvent-ils encore offrir les réponses attendues par les citoyens ?

A travers la question du décalage entre les élus et les peuples, et pas uniquement en France, c'est leur représentativité qui est remise en question. En effet, lorsque la finance via la bourse, ou les particuliers à travers les réseaux sociaux, peuvent réagir au millième de seconde sur une actualité chaude, quelle légitimité et quelle représentativité vaut un bulletin de vote placé dans une urne un fois tous les 5 ans ? Un élu représente-t-il véritablement les choix des citoyens ? Si à une époque où la réactivité des réseaux nécessitait de déléguer ses choix à un intermédiaire local, roi, élu, dictate, prefet, maire, bureaucrate, n'est-il pas devenu invraisemblable de donner aujourd'hui carte blanche à un inconnu et de le laisser pouvoir décider, verticalement et arbitrairement, d'enjeux colossaux de civilisations, sans avoir la possibilité d'affiner son choix pour chaque projet ? Le suffrage de plus en plus indirect, de primaires en primaires, de collectivités territoriales en super états technocratiques, reflète-t-il vraiment le choix de ce même bulletin de vote, déjà très marginal nous venons de le souligner ?

Si les élus ne représentent plus les peuples, alors, quels modèles pourraient s'y substituer ? Selon Jeremy Rifkin et Michel Serres, ce sont bien Les réseaux qui apporteront la réponse !

Imaginez que chaque citoyen puisse en effet influer sur chaque vote à l'assemblée. Imaginez que vous participez aux décisions dans votre commune. Imaginez que les élus n'existent plus et que seuls, des pédagogues éclairés, viennent exposer l'intérêt de telle ou telle réforme, mais sans aucun pouvoir d'agir ? C'est le modèle de représentativité lié aux réseaux qui se dessine.

Le modèle de démocratie du partage, semblable aux modèles Rifkin de l'éducation, des services de transport, de l'urbanisme, de gestion interne au sein des grandes entreprises, que relate également la brillante revue Socialter (magazine de la nouvelle génération ancrée sur une philosophie hi-tech de partage), appartient à une logique globale de réorganisation de la Cité comme le proposaient déjà Platon et Socrate.

Ce modèle apparaît évident pour les fans de Rifkin, dont je fais humblement partie. Il apparaît moins certain pour les politiques actuels et électeurs que nous sommes encore peut-être, aveuglés par notre actualité. Et, c'est parce que nous cherchons tous à comprendre les enjeux sociétaux actuels qui nous tombent dessus, avec une certaine violence, que je voulais, en ce début d'année 2015, souligner cette perspective positive d'évolution, comme un espoir et un voeu pieu pour les plus démunis.

Mais c'est aussi pour mieux comprendre que toute éventuelle relocalisation souveraine de notre économie, en amorce, peut-être bientôt dirigée de manière verticale par un ou une élue, dans une posture finalement aussi empiriquement que les orientations actuelles, et même si elle apparaîtrait salutaire pour les uns ou terrifiante pour d'autres, ne serait de toutes manières qu'une étape transitoire, de quête vers un système plus responsable et responsive, réactif, participatif, choisi et modulable, au travers d'une nouvelle démocratie du partage et des réseaux qui interdit les clivages et respecte chaque revendication. Ainsi, vous ne serez pas surpris de lire cette autre citation de François Bayrou pour qui "la victoire du front national en France sera sans doute une étape nécessaire et préalable à un autre modèle de société".

Ainsi, les idéaux et les modèles de gestion autoritaires qui se révèlent désuets s'affirment surtout transitoires, qu'ils soient souverains ou mondialistes, même lorsqu'ils prétendent favoriser les économies durables, la justice, les libertés souveraines et les circuits-courts contre le grand hold-up de la globalisation. Mais c'est avant tout et surtout la représentativité qui est en question, ne l'oublions pas. Une réforme des institutions se limitant à une assemblée à la proportionnelle serait de la poudre aux yeux et ne ferait que reporter un mal que nous traînons depuis des siècles. Notre véritable espoir se fonde bel et bien sur les réseaux.

Bonne année à tous.

Lire aussi : http://www.lesechos.fr/...