mardi 22 décembre 2015

Le Big data, par Edouard Leclerc

Le Big Data, selon Michel Edouard Leclerc, est une bulle qui fera des dégâts considérables quand elle explosera. C'est sur le site de l'usine digitale que l'on peut lire l'entretien où le directeur du 1er réseau physique de distribution français décrypte le numérique. Il rejoint, sous un autre angle, l'approche pragmatique que je tente d'étayer sur les outils de création numérique à chaque occasion sur ce blog. J'ai souhaité rapporter ce témoignage afin d'appuyer ma lecture des solutions numériques.

http://www.usine-digitale.fr/editorial/le-big-data-est-une-bulle-qui-quand-elle-va-exploser-fera-des-degats-considerables-previent-michel-edouard-leclerc.N351991

En résumé, M. E.Leclerc rappelle que la gestion des données peut se révéler fastidieuse et lourde d'investissements. Et que l'acquisition de solutions dites clé-en-main reste souvent difficile à amortir tant leur obsolescence arrive vite (on le mesure à notre humble échelle de graphiste où à peine un outil est acquis et maîtrisé qu'il disparaît de la circulation). Il recommande, à ce titre, de ne pas trop investir mais d'utiliser les acteurs du moment, qui, eux, se chargent d'essuyer les plâtres.

Sur cette approche commune donc, pour la gestion technique de vos ressources créatives, je continue à conseiller de ne pas développer de solution lourde et coûteuse (comme programmer une usine à gaz pour monter une appli ou un magazine numérique) mais de privilégier les outils simples et disponibles pour des opérations de communication ponctuelles, lesquelles importent des fonds pérennes et rééditables (vidéos, images, récits, animations, infographies). C'est ce qui rend les projets efficaces et plus évolutifs. Et lorsque vient l'obsolescence structurelle du support (obsolescence de Flash SWF au profit d'iOS, obsolescence d'iOS au profit de HTML5, obsolescence de HTML5 au profit de quoi de nouveau ?), on tourne la page et on passe à autre chose mais en ré-exploitant les mêmes fonds éditoriaux.

L'important reste donc le contenu, le sens qu'on lui attribue.

jeudi 17 décembre 2015

Aquafadas : pour quel usage ?

A l'occasion de la première formation Aquafadas conventionnée AFDAS, d'une durée inédite de 9j, je réponds à quelques questions pour ApaxxDesigns Training Center. On parle de la spécificité de la solution Aquafadas eut égard aux solutions concurrentes et en quoi Aquafadas est aujourd'hui devenu un standard pour l'édition de périodiques. Pour faire le point sur Aquafadas, suivez le lien :

http://www.apaxxdesigns.com/news/aquafadas-est-il-un-bon-choix/

lundi 7 décembre 2015

Solutions digital publishing : comparatif


Qu'est-ce que le digital publishing ? Quels outils utiliser et pour que faire ? Quels sont les débouchés actuels ? Mes réponses dans une interview pour Apaxxdesigns, Paris.

Bonne lecture,

http://www.apaxxdesigns.com/news/formation-panda-suite-a-paris-25-janvier/

Logiciels d'animation HTML5 : comparatif


Dans la continuité du précédent article au sujet du grand retour de Flash en Aminate CC, voici une interview à laquelle j'ai répondue pour le centre de formation Apaxxdesigns, à Paris. Je compare le rôle de chaque outil d'animation au sein du workflow Adobe pour aider ceux qui souhaite y voir plus clair.

Bonne lecture,


mercredi 2 décembre 2015

Flash Pro devient Animate CC

Adobe annonce sur son blog un repositionnement de sa suite de logiciels d'animation HTML5.
  • Flash Pro devient Animate CC (voir l'article sur Animate CC)
  • La suite Edge (Edge code, Edge reflow, Edge Animate) reste disponible mais n'est plus développée (voir l'article sur Edge).
C'est un tournant radical dans les annonces de Adobe pourtant faites en juin dernier pour qui Edge constituait encore une solution robuste et à suivre (lire cet article sur Edge en juin dernier).

Pourquoi ce changement ? Que cela induit-il ? Edge est-il une erreur de parcours (parmi d'autres) ? Flash est-il finalement la solution pour animer en HTML5 ? Eléments de réponse :

Que permet le nouvel Animate CC (ex Flash) ?
Animate CC est un outil d'animation qui gère le SVG, les standards canvas, webGL et vidéo 4K. Mais aussi, les spritesheets, les séquences d'images et accessoirement les gifs. Il continuera de pouvoir exporter en SWF mais ce format disparaîtra à terme. Bref, il semble l'outil idéal pour animer et ajouter de l'interactivité en codant en Javascript.

Mais alors, pourquoi avoir créé Edge Animate ?
Edge Animate est une solution qui génère des animations sur le standard Javascript/CSS. Il permet de gérer des animations dont les contenus restent accessibles et référençables (présents physiquement dans le DOM de la page HTML), contrairement aux animations Canvas/WebGL de Animate CC. La vocation de Edge, même si le rendu demeure moins spectaculaire que Animate CC, était de respecter du mieux possible les normes du Web HTML5. Voilà pourquoi Edge a existé.

Pourquoi retirer Edge Animate ?
L'annonce est officielle. Edge n'est pas encore retiré de la suite, mais son développement est suspendu. On devine clairement qu'il ne faudra pas attendre longtemps pour qu'il disparaisse à son tour. Pourquoi ? Si la vocation de Edge Animate était louable, il a contribué à entretenir un flou autour des outils Adobe. Il y avait Flash qui exportait en HTML5, Edge Reflow dont le moteur MediaQuery a été déplacé vers Dreamweaver et Muse, Edge Code qui n'est plus maintenu et abandonné à la communauté libre d'utilisateurs de l'outil de codage Brakets. Et Edge Animate, bien qu'utile, n'a pas trouvé son public. Et quand on anime en complément d'un contenu HTML5 déjà sémantique, finalement, a-t-on nécessité d'être référençable ? Même remarque avec une animation à destination d'une application mobile elle-même non référençable et inaccessible. Plutôt que de maintenir un outil au demeurant peu stable et inachevé, dont les propriétés animables restent en tous points limitées, Adobe a donc souhaité clarifier son offre en faisant table rase de l'existant et en recentrant le tout sur le moteur d'animation interactive 2D/3D le plus robuste qu'il possède : Animate CC (ex Flash). Les versions ultérieures de Animate CC et des autres outils Web (Muse, Dreamweaver) intègreront progressivement les fonctionnalités Web qui leur font encore défaut pour offrir un workflow complet. En attendant, Edge Animate reste maintenu pour les utilisateurs qui privilégient la sémantique aux effets. Mais toute l'énergie des programmeurs d'animation Web, chez Adobe, va se concentrer désormais sur le moteur de Animate CC.

En conclusion, il est raisonnable de continuer à utiliser Edge Animate, à condition toutefois de ne pas miser sur l'interopérabilité future de vos projets animés. Utilisez Edge uniquement pour des créations ponctuelles et non pérennes. Les fichiers générés ne sont bientôt plus éditables.

Mais, vous pouvez en revanche vous réconcilier déjà avec Animate CC (ex Flash donc), que vous avez probablement boudé depuis 2007, car même si vous n'envisagez pas d'exporter vos animations en HTML5, bien que cela devienne le coeur principal de Animate CC, vous pouvez le faire aussi en vidéo, et ce n'est pas rien. Rappelons que le format vidéo reste de loin la spécification Web la plus stable qui soit. Même le HTML demeure moins fiable et compatible qu'un fichier vidéo. Donc, en terme d'interopérabilité, miser sur des créations animées dans Flash a du sens. D'autant que vos animations 2D sont exportables vers After Effects avec leur transparence.

Adobe a beaucoup attendu avant d'enterrer le format SWF. Mais voilà qui est fait. Une page se tourne dans la création numérique. Flash est bien mort et enterré. Vive Animate CC !

On regrettera juste le manque de vision à long terme de la marque Adobe lorsqu'ils lancent de nouveaux outils. Mais cela nous conforte aussi dans la vision selon laquelle on peut garder un intérêt sur les fondamentaux de la suite et les compléter, au coup par coup, et selon les usages, d'outils connexes (Klynt, Pandasuite, Aquafadas, Wordpress, voire d'autres produits Adobe non pérennes...) lorsque nécessaire.

>> Voir aussi cet article en français, de Adobe, paru depuis la rédaction de notre article :
http://blogs.adobe.com/creative/fr/flash-professional-animate-cc-specialistes-animation-designers-contenus-interactifs/

jeudi 5 novembre 2015

Klynt : le VR 360 sans coder


Honkytonk, l'éditeur de la célèbre solution de séquençage audiovisuel en HTML5 : Klynt, se lance dans la réalité virtuelle à 360 degrés. La nouvelle mouture du logiciel, actuellement en bêta mais disponible dans quelques semaines, introduit de quoi réaliser un dispositif interactif à 360 degrés, pour casques de réalité virtuelle, sans coder !

Un gadget ? Pas si sûr. La narration explorative et basée sur la gamification prend ici tout son sens, compte tenu de l'immersion spectaculaire qu'un matériel bientôt accessible et de plus en plus léger introduit. De quoi séduire non seulement les activités de loisirs, mais aussi les producteurs de documentaires, les marques qui souhaitent exalter nos sensations, les contenus érotiques, les musées, l'éducation.

Les pioniers du commerce en la matière, comme souvent lorsqu'une nouvelle technologie arrive, c'est le contenu pour adulte. Et, c'est l'éditeur Marc Dorcel qui apporte quelques enseignements sur le dispositif qu'il a déployé pour réaliser à 360 degrés.

Pour tourner et diffuser à 360 sans un équipement inaccessible pour le particulier, voici la solution :
  1. Tourner avec 14 caméras Go-pro dans un décor balisé (bien que l'on pourrait aussi travailler avec un décor fixe parsemé de 2 ou 3 vidéos contextuellalisables).
  2. Diffuser sur smartPhone ou tablette afin de disposer de l'accéléromètre capable de piloter l'image en fonction de l'inclinaison du périphérique.
  3. Mettre à disposition de simples lentilles déformantes qui adaptent l'image de l'écran du périphérique pour la rendre plus immersive. Ou bien, ne rien mettre à disposition et se contenter d'une vue frontale mais qui pivote sur un axe à 360. Nul besoin de lourdes lunettes câblées, voire nul besoin d'accessoires tout court !
Il fallait y penser !



Klynt est étayé dans la formation Webdoc HTML5 chez Apaxxdesigns, du 16 novembre au 4 décembre prochain. Il reste des places. Inscrivez-vous vite ! C'est gratuit pour les auteurs conventionnés et les intermittents ! La prochaine session se tiendra le 25 avril.

https://www.afdas.com/


Aquafadas V4


La bêta du plugin Aquafadas V4 pour InDesign est disponible.

Vous pouvez la tester et mesurer la performance de calcul de ce nouveau moteur codé en C++. Il tient ses promesses et pulvérise effectivement les précédentes versions. Pour en témoigner, voici le temps requis pour le rendu d'un guide interactif réalisé avec l'ancien et le nouveau moteur. Un gain proche de x10 !



Autres nouveautés annoncées :
  • un nouveau player HTML
  • de nouveaux composants orientés éducation (Quizz)
  • une nouvelle grille tarifaire qui rend les enrichissements Premiums plus accessibles (60€/mois) au lieu de 100€/composant/an/store. Soit le prix de 3 enrichissements à l'année pour le package intégral tous stores confondus !
Voilà qui devrait relancer l'engouement pour la solution Aquafadas face à un DPS en marginalisation. Les composants Premiums décuplent véritablement le potentiel de la solution. Vous ne pourrez plus les ignorer.

Si vous souhaitez bénéficier à ce titre d'une formation conventionnée sur ce produit et les enrichissements Premiums, la seule formation actuellement conventionnée AFDAS, prise en charge à 100% et incluant les enrichissements Premiums est proposée par Apaxxdesigns training center, place de la République, à Paris ; )

Pour accéder à la formation :

Pour accéder à la bêta V4 d'Aquafadas pour InDesign :

mercredi 4 novembre 2015

Panorama Indesign et digital publishing

source image : le site de calameo.fr

C'est avec un très grand honneur que vous trouverez des copies conformes d'articles de ce blog dans le panorama des solutions numériques publié à mon insu par Marie Herbreteau, formatrice chez Gobelins et Pyramyd. Je me devais de la remercier en mentionnant son nom et son travail ; )

source image : le site de Marie Herbreteau

Pour accéder au numéro :
http://fr.calameo.com/books/004423702f49f0128eed1

Pour les sources du numéro :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/

vendredi 30 octobre 2015

L'après iPad


Comme évoqué il y a tout juste 1 an lors d'un ancien article, les iPads premières générations entrent depuis quelques temps en désuétude. On le concevait bien avant que cela devienne manifeste. Mais, voici des chiffres de 2015 qui le confirment.

Selon l'agence GSK, les ventes de tablettes baissent de -8% en 2015, contre +40% de progression pour les phablettes ! Le vent tourne.

L'idée, un appareil peu nomade : la tablette (illisible dehors, lourd, sans possibilité de téléphoner ni de produire). Et en face, de nouveaux appareils nommés 'Phablet' ou phablette, qui combinent l'avantage du smartPhone (mobilité) et de la tablette (immersion). Si à cela on ajoute que le prix moyen pour l'acquisition d'une tablette chute vertigineusement de 600€ en 2010 contre 250€ cette année, on en déduit surtout que les équipements ne font pas bondir les performances matérielles de ces périphériques et limitent le côté bling bling de leur vocation initiale.

Et donc, quid du Digital publishing ? Il suit, comme ses utilisateurs.

Les solutions numériques pour publier du contenu sur les plateformes tactiles déploient leurs lots de réponses adaptatives. L'enjeu aujourd'hui n'est donc plus de se focaliser sur un format (iPad classique 4/3 en 1024x768), mais bien sur le contenu enrichi qu'on y déploie et sa modularité (vidéo, animation, dataviz, web série, infographies interactives). Et c'est la solution clé en main qui offrira le meilleur rapport "affiche responsive/interactivité/prix" qui tirera son épingle du jeu. Souvenez-vous qu'après l'iPod vint Deezer !

A lire :
http://www.anousparis.fr/tendances/high-tech/tele-tablettes-mobiles-des-ecrans-toujours-plus-grands

A suivre.

jeudi 15 octobre 2015

Le digital au secours de la démocratie


Sommes-nous en démocratie ? La question est posée par GOV, l'appli de vote en temps réel pour les idées qui viennent de tous.

Lorsque l'économie réagit de manière efficiente au millième de seconde alors que le peuple n'est autorisé qu'à un avis une fois par mandature, on peut en effet se poser la question du réel niveau démocratique de nos systèmes. Mais voici GOV !

Gov est une application qui bouleverse les institutions. Typiquement rifkinienne, très "wyer" (Y, qui ne suit le modèle que s'il est exemplaire), elle donne la possibilité à chaque citoyen de proposer des idées aux politiques et de voter pour ou contre ces idées et les politiques. Une démocratie instantanée, qui vire d'un trait de plume le modèle établi et pulvérise la langue de bois.

Les élus ne parlent pas des vrais problèmes. Qu'à cela ne tienne, le digital va les faire oubliés. A l'instar de Uber, qui balaye l'institution des taxis, de Deezer qui balaye la posture dominante des majors de disques, NetFlix qui pulvérise la chronologie des médias, Amazon qui torpille la distribution, et j'en passe. GOV est le petit dernier de la révolution numérique. Il a pour modeste ambition de redéfinir le pouvoir des élites.

A vous de jouer ; )

http://www.gov-app.com/

mercredi 7 octobre 2015

Adobe Comet : le prototypage digital

Adobe annonce Comet. Un nouveau logiciel de prototypage d'interfaces Web et mobiles.

Comet est l'équivalent de Adobe Flash Catalyst, abandonné il y a quelques années, du fait de l'implosion du standard SWF sur lequel reposait l'outil. Comet aborde, dans un standard remit au goût du jour, le même principe de prototypage et plus.

Adobe ne communique pas encore sur le format d'export de Comet. Mais la logique de production introduit une synchronisation directe avec les périphériques mobiles et le partage en mode connecté. Aucune information sur l'exploitation du fichier n'est donnée pour le moment.

Comet intègre aussi les relations interactives que le designer établie entre les zones cliquables, sous la forme de flèches et d'éléments imprimables. Idéal pour le travail de conception et l'arborescence des projets numériques. La publication gère l'interactivité qui y est déployée. Axure et Omnigraffle n'ont qu'à bien se tenir !

Reste à éprouver la réelle exploitation du format de sortie. Pourra-t-on ou non reprendre les fichiers travaillés pour les développer ou pas ? A suivre.



Photoshop 2016 et le Web


C'est à l'occasion de l'événement MAX 2015 qu'Adobe dévoile les nouvelles fonctionnalités de Photoshop pour 2016.

Outre une impressionnante librairie de modèles humains 3D, animés et personnalisables, on y trouve la gestion de scènes multiples et de symboles stockés dans le cloud. Un pas en direction des designers d'interfaces qui devrait soulager le travail de modélisation d'écrans. A noter qu'il y a naturellement une relation dynamique entre les éléments introduits dans chaque document, aussi nombreux soient-ils, à la manière des smart objects.


Muse intègre Edge Reflow

Adobe annonce une évolution de Muse, début 2016, assez prometteuse.

Muse, comme Dreamweaver, intègre désormais le moteur MediaQuery de Edge Reflow. Il devient donc possible de monter sans coder des pages Web responsives, qui s'adaptent aux différentes tailles des écrans fixes et mobiles.

Une évolution importante si l'on évalue, outre la partie purement Web, l'apport de cette fonctionnalité pour le déploiement de contenus transversaux dans les solutions de digital publishing.


Pour en savoir plus sur les nouvelles fonctionnalités Web de Adobe 2016, regardez la vidéo de la conférence Adobe MAX à l'adresse suivante :

http://images-tv.adobe.com/avp/vr/155ad5fb-a467-45ba-a599-6f0e3b4806ad/2ef74a23-c0cf-4869-8620-0a5d19c267fc/50d508f9-f496-4571-b417-5a28778a6c84_20151005104829.854x480at800_h264.mp4


mardi 6 octobre 2015

Eyrolles choisit Aquafadas


Entretien exclusif pour ce blog. Alexandre Habian des éditions Eyrolles répond à mes questions. Eyrolles a retenu la solution Aquafadas pour son développement vers le digital. Explications :

Eyrolles s'engage dans le digital sur un marché qui se cherche encore, quel a été l'événement déclencheur ?

Nous proposons nos ouvrages en version numérique depuis de très nombreuses années déjà. D’un côté nous avons notre propre boutique en ligne d’ouvrages numériques sans DRM (izibook.eyrolles.com) et de l’autre nous sommes diffusés auprès des principaux kiosques numériques du marché (Amazon Kindle et Kindle Unlimited, Apple iBookstore, Google Play Books, Fnac Kobo, YouBoox, …). Nous avons été l’un des partenaires de lancement de l’iBookstore en France à l’occasion du lancement de l’iPad en 2010. Pour nous démarquer, il nous manquait une présence sous forme 100 % applicative. C’est désormais chose faite avec notre 1ère application « Photo by Eyrolles » disponible à cette adresse : https://appsto.re/fr/N81B8.i. Elle sera compatible à terme avec les smartphones et tablettes sous Android et iOS, et sera complétée par d’autres applications thématiques.

Quels standards avez-vous privilégiés (epubs, application, html5, pdf replica) et pourquoi ?

Sur notre boutique Izibook, nous proposons des ePubs (2, Reflow et même ePub 3) et des PDF. Sur notre application iOS/Android, nous proposons des PDF Replica qui intègrent des enrichissements supplémentaires via la solution de lecture guidée d’Aquafadas. Nous avons retravaillé chacun des contenus disponibles depuis l’application pour améliorer l’expérience de lecture guidée sur smartphone et sur tablette.

Avez-vous testé différentes solutions digitales ? Pourquoi avoir retenu Aquafadas ?

Oui bien sûr. Nous avons fait un benchmark des différentes solutions du marché. J’ai également déjà fait appel il y a 4 ans environ aux services de la société Forecomm quand j’ai lancé une dizaine d’applications thématiques pour le compte d’un groupe de presse français. Nous avons choisi chez Eyrolles la solution Aquafadas pour différentes raisons dont la capacité technique qu’à cette société à mettre à jour ses produits, leur future compatibilité ePub 3 et leurs solutions éprouvées par de très nombreux mobinautes.

Que pensez-vous du revirement de Adobe centré désormais sur du corporate ?

Il faut croire qu’Adobe n’est pas vraiment un adepte de la longue traine. Ils préfèrent sans doute cibler les grandes entreprises pour faire du sur-mesure plutôt que de proposer des « squelettes » disponibles pour tous ! C’est sans doute grâce à ce revirement de situation que d’autres solutions ont vu le jour (Panda Suite notamment).

Quelle ligne éditoriale devrait apporter le numérique par rapport au papier ? Comment allez-vous concilier les deux ?

Dans l’idéal, nous voudrions concevoir de façon indépendante un livre numérique et son équivalent papier. Dans la réalité, nous concevons nos ePubs en nous mettant à la place du lecteur et adaptant les mises en pages au cas par cas. Dans les applications, vu que nous conservons la maquette papier, nous réfléchissons à intégrer des contenus enrichis supplémentaires : textes, images, photos, …

Le numérique est un coût qui freine de nombreux acteurs du métier (licences, développements, création de fonds spécifiques, communication), comment pensez-vous le rentabiliser ?

C’est effectivement toujours le même problème. Nous avons la chance d’être dans un groupe qui permet encore de tenter d’innover dans ce secteur ! Côté rentabilité, nous comptons sur les synergies entre tous nos sites (site librairie Eyrolles.com, blogs éditoriaux comme Questionsphoto.com, kiosque numérique Izibook.eyrolles.com, …), nos auteurs et notre service marketing pour assurer le succès des ventes de nos ouvrages en version numérique.

Avez-vous lancé un programme de formation de vos équipes pour contrôler ces outils ? Qui vous a formé et en combien d'étapes ?

Oui tout à fait. Nous avons été formé nous-mêmes par Aquafadas et pouvons donc former les différents partenaires qui travaillent avec nous sur nos contenus numériques.

lundi 5 octobre 2015

PandaSuite : les références

Vous êtes nombreux à me demander des exemples d'applications réalisées via PandaSuite. La solution étant encore en version bêta, les productions ne sont pas légion ou encore en cours de production (secteur du Luxe, automobile, Art, jeunesse). Mais voici déjà les premières créations actuellement disponibles. Attention, elles n'intègrent pas les dernières nouveautés époustouflantes de la solution, devenue en quelques mois la plus séduisante du marché du digital publishing. A suivre donc, et de près !


Louvrissime est une présentation des plus beaux tableaux du musée du Louvre. L'application se distingue des autres solutions par les animations entre écrans qui se calculent dynamiquement en fonction de l'écran actif. On y trouve aussi un dispositif de zoom et comparateur intelligent et synchronisé d'images en parallèle.

Mais vous trouverez aussi :

My Val d'Oise présente le territoire du Val d'Oise. L'application gère plusieurs langues.


Pandacraft présente des activités ludiques pour des enfants de 3 à 7 ans.

 Salat est une application guide d'aide à la prière.

dimanche 4 octobre 2015

Adobe DPS 2015

Le nouveau DPS 2015 est arrivé. Petit tour d'horizon.

La logique de production Adobe a donc évolué, depuis près d'un an, en recentrant sa solution sur une approche d'abord marketing avant l'approche purement créative jusqu'ici mise en avant par la marque. Nous l'attendions tous. Quid de ces modifications ?

Le système de déploiement d'un titre numérique via Adobe induit non plus des contenus fixes et publiables de manière périodique, mais des contenus responsives (élastiques) publiables à tout moment et en tout lieu. Mais attention ! Si la promesse reste tenue, la solution ne semble pas plus séduisante pour autant, pour tous. Détails.

Si le responsive, la publication instantanée, et la localisation du contenu, semblent nouveaux dans la sphère du digital publishing, ce n'est en fait rien d'autre que ce que le Web connaît depuis l'existence de PHP et des CSS. Ainsi, devons-nous comprendre qu'il est possible de créer un site aux fonctionnalités équivalentes avec un bon thème Wordpress à 30€ pour ne pas avoir à souscrire à l'abonnement Adobe de quelques dizaines de milliers d'euros annuels ? Abonnement, en outre, personnalisé à la tête du client comme le confirme le site officiel Adobe :

"Le tarif du modèle de licence par application varie selon les cas d’utilisation et le nombre d’utilisateurs, de manière à répondre à tous les besoins et tous les budgets."

Autre point, il n'est plus possible non plus de tester sa création dans un Viewer ou une application dédiée sans avoir souscrit à cet abonnement. Et en outre, il vous restera à gérer la publication de votre applications, certificats compris. Une gageure pour des néophytes et une mauvaise nouvelle pour l'éducation qui pouvait se contenter d'une publication dans le Viewer.

Quels avantages apparaissent alors finalement avec cette nouvelle mouture de DPS (désormais Digital Publishing System au lieu de Digital Publishing Suite) ?
  • L'offre intègre un tableau d'analyse et de programmation des affichages, comme le ferait un bon CMS, donc. Mais, avantage à Adobe, il permet de piloter aussi les contenus fixes réalisés depuis InDesign, et pas seulement les contenus HTML.
  • L'application exporte également sous les trois OS mobiles : iOS, Android et Windows. Il y a donc le volet Windows (3% du marché) qui peut, occasionnellement, justifier son attrait. A moins de republier le tout via un PowerPoint, tout simplement.
  • La solution reste fonctionnelle et compatible au demeurant avec les Overlays de InDesign. Mais uniquement pour un affichage fixe. Et oui, ledit responsive promis par Adobe vient en fait de vos propres développements HTML. Dommage ! On vous vend donc le responsive que vous apportez par vos développements propres. Incroyable non ?
  • Les articles sont désormais encapsulables dans des Collections (et non des folios) à partir du tableau de bord Adobe, en ligne, et non plus depuis la palette FolioBuilder qui a nécessairement disparue de InDesign. Le dispositif permet, comme dans un back-office de site Web ou de CMS de type Wordpress, de gérer la temporalité des contenus et leur distribution.
Maintenant, il est clair que se contenter d'un site Wordpress pour de l'édition privée sous la forme d'une application native et propriétaire, monétisable, n'est pas envisageable. L'utilisateur perdrait en vélocité et l'éditeur en événement monétisable (tracking des usages, achats intégrés, vente d'abonnements). Mais, Adobe n'est pas seul sur le marché. Et c'est la le problème. Un projet Wordpress ou vos pages fixes de InDesign peuvent absolument être embarquées dans d'autres solutions digitales au tarif plus accessible !

Il semble que la solution DPS 2015 offre donc une réponse surtout à ceux qui cherchent à analyser le traffic et à être présent sous Windows (ou cependant les Overlays n'apparaissent pas encore tous compatibles).

Ainsi, la solution Adobe DPS 2015 répond aux usages des tablonautes, et de quelques éditeurs ciblés sur l'édition de contenus presse très utilisateurs d'espaces publicitaires ou en quête d'analyse des usages (assureurs, opérateurs, voyagistes). Mais, son coût de mise en oeuvre me laisse circonspect sur son usabilité par le plus grand nombre (communication d'entreprise, catalogues numériques, livres interactifs, campagnes impactantes, e-learning) et l'employabilité de ses utilisateurs (si la solution reste chère, qui l'utilisera?). 

Par conséquent, je ne peux que renouveler mon attachement aux logiciels Adobe traditionnels dédiés à la création graphique pure (Photoshop, Illustrator, After Effects), plus proches du contenu. Et je continue de m'orienter personnellement vers d'autres solutions pour ce qui relève de l'édition numérique accessible, événementielle et richmédia.

A suivre.

vendredi 2 octobre 2015

Formation Webdoc HTML5 pour les auteurs


C'est du lundi 16 novembre au vendredi 4 décembre 2015, inclus, que se déroule la formation Réalisateur de Webdocument interactif HTML5, chez Apaxxdesigns. Elle est conventionnée AFDAS et donc accessible gratuitement aux artistes-auteurs et intermittents.

Dans cette formation exclusive, vous apprenez à réaliser un webdocument interactif à l'aide de Klynt et des outils Adobe, sans coder (sauf sur demande des candidats). C'est donc la seule formation opérationnelle sur la thématique du web documentaire qui vous aide à le réaliser vous-même à partir d'une base de fonds audiovisuels. Les autres formations se contentent de théoriser le principe du web documentaire sans jamais laisser les candidats réaliser une publication, ou en limitant l'expérience à une journée de survol des outils.

Autre aspect, étant centrée sur les outils Adobe + Klynt, elle répond idéalement aux enjeux des graphistes en agence qui cherchent à réaliser des campagnes de communication audiovisuelles interactives pour les marques, en HTML5.

Elle répond aussi, accessoirement, aux besoins des institutionnels qui veulent tout simplement communiquer à partir de fonds vidéo et image dans un format libre et ouvert, le HTML5.

Pour connaître le détail du programme de cette formation que je dispense chez Apaxxdesigns :

http://www.apaxxdesigns.com/fr/formation-webdoc-html5/

Pour obtenir une demande de financement auprès de votre OPCA (AFDAS) :

https://www.afdas.com/auteurs/stages-conventionnes/realisateur-de-web-doc-interactif-html5

Il reste quelques places. Profitez-en !

jeudi 24 septembre 2015

Formation Aquafadas conventionnée


Aquafadas est la solution standard utilisée pour l'édition de périodiques pour périphériques mobiles et Web, avec dispositifs d'abonnement. Si vous êtes également graphiste, designer, photographe ou auteur et que vous êtes affilié AGESSA ou Maison des artistes, l'AFDAS vient de conventionner une formation dédiée à Aquafadas.

Cette formation continue, pour les auteurs, se déroule chez Appaxdesigns, place de la République, à Paris. Pour en savoir plus et vous inscrire aux prochaines sessions, suivez ce lien :
https://www.afdas.com/...


Formation Pandasuite conventionnée

Vous êtes graphiste, webdesigner, auteur, photographe ou développeur, et vous cherchez une formation continue conventionnée AFDAS. Excellente nouvelle pour vous, l'AFDAS vient de conventionner la première formation richmédia axée autour de la technologie Pandasuite.

PandaSuite, comme étayé sur ce blog, est l'équivalent en mieux de Flash Pro. Aussi puissant en terme d'interactivité, il compile des applications mobiles natives, et sans coder ! ! ! C'est un outil époustouflant adapté à la communication impactante sur tablette et Web.

La formation continue se déroule chez Appaxdesigns, place de la Réublique, à Paris. Elle est donc prise en charge si vous êtes auteur affilié AGESSA ou MDA. La prochaine session se tiendra fin janvier.

Pour en savoir plus et vous inscrire dès maintenant, suivez ce lien :
https://www.afdas.com/...


mercredi 16 septembre 2015

L'école et le numérique


Le rapport d'état sur les effets du numérique dans l'éducation vient de témoigner de piètres résultats. Le numérique ne permettrait pas de garantir de meilleurs résultats que les outils traditionnels.

Et oui, ne le dit-on pas assez sur ce blog et ceux de mes confrères ? Ce n'est pas le format qui compte mais ce que l'on met dedans ! Un rapport qui tombe à point nommé pour un gouvernement qui cherche à cropper dans les budgets en tous les cas.

Se dire réformateur et moderne, et enterrer un dossier de manière intéressée par une volontaire incompétence, c'est hélàs un syndrome qui pullule encore trop dans nos institutions.

Pour en savoir plus :
http://www.education.gouv.fr/cid92876/rapport-pisa-de-l-ocde-sur-l-equipement-et-les-competences-numeriques-des-eleves.html

jeudi 10 septembre 2015

3Dtouch : nouveau rollover


Comment faire du neuf avec du vieux ? Apple est expert en la matière. Voici 3DTouch, une révolution dans le design émotionnel qui ressemble à un usage pourtant depuis longtemps ancré dans la culture Web.

Dans cet article de fin 2014, je présentais déjà iPress, le réinventeur du rollover pour tablette. En maintenant le doigt longtemps appuyé, un contenu contextuel apparaissait : un menu déroulant, un popup ou tout autre contenu adapté au contexte du geste. Une manière délicate d'introduire un usage initialement inadapté aux écrans tactiles que ne pouvait supporter jadis que le rollover sur les ordinateurs.

3Dtouch reprend pour ainsi dire le même mécanisme que celui lancé par iPress, éditeur de solution digitale. Le nouvel iOS d'Apple propose des actions contextuelles dès lors que la pression du doigt reste prolongée.

A nouveau donc, rien de neuf sous le capot. Juste une utilisation évidente d'une fonctionnalité que l'on regrette ne pas avoir eu plus tôt dans toutes les solutions digitales puisqu'elle était disponible en développement. Il suffisait de mesurer le labs de temps entre deux actions touch. Mais Apple a choisi d'introduire un mécanisme physique dans le périphérique qui simule le Tap à partir d'un appui prolongé. Une manière d'éviter de redévelopper tout l'OS et de limiter cette nouveauté aux nouveaux appareils.

Une bonne avancée tout de même puisqu'elle renforce l'affordance de vos interfaces et le côté UX (design émotionnel) de vos productions. Mais attention, si on reste tenté de penser que les rollovers que l'on s'était efforcés d'abandonner dans le design des interfaces web mobiles peuvent donc de nouveau être progressivement réintroduits, cette mécanique de l'appui prolongé ne demeure reconnue qu'avec un nombre limité de plateformes tactiles. Utilisez-le donc plus dans une app que dans un service Web.

iPad Pro


Apple lance l'iPad Pro.

J'évoquais il y a un an, dans cet article, la désuétude croissante d'une tablette iPad de taille standard de plus en plus remplacée par les phablettes. Non seulement du point de vue du format trop proche de la phablette, mais aussi parce que ce sont les smartphones qui remportent le meilleur rebond de ventes. Il fallait donc faire grandir l'iPad pour ne pas le laisser disparaître, quitte à rogner sur les ordinateurs mobiles.

En l'orientant vers un usage plus professionnel, on permet aussi de masquer l'échec d'un périphérique initialement conçu pour un usage domestique de consommation de contenus (de presse et d'édition). Et oui, les pourvoyeurs de contenu n'ont pas pu suivre les coûts importants des investissements induits pour enrichir leurs parutions à destination d'un segment de consommateurs trop réduit (licences des solutions digitales, renforcement des équipes de créatifs, communication sur les spécificités des parutions numériques). Seules quelques marques de luxe se permettent d'étendre leur communication vers ce support, juste pour le fun. Il fallait, et c'est judicieux, positionner désormais l'iPad comme une solution pro, là où un véritable service offre un retour sur investissement par l'économie d'échelle ou de main d'oeuvre qu'il induit. Si la presse limite désormais ses investissements sur les tablettes au profit des smartphones (voir cet autre article), les grandes entreprises, elles, en revanche, ont besoin d'un support adapté à leur communication interne (e-learning, présentations commerciales, applications de service, présentation sur lieu de vente).

Le plus de l'iPad Pro est aussi dans l'arrivée de l'accessoire Pencil qui en fait une tablette Wacom intégrée. Un bel outil pour les graphistes. Reste à mesurer, cela dit, la réactivité du stylet face à celui d'une véritable Wacom.

On soulignera aussi la présence d'une connectique prévue pour la création d'accessoires de pilotage du pérphérique. Idéal pour son intégration dans un mobilier urbain, un musée, un lieu de vente.

Le nouvel iPad n'invente donc pas grand chose, mais il affirme les usages. Désormais, la tablette est bel et bien un outil BtoB.

lundi 31 août 2015

Adobe Rigel : le retouche pour tous


Adobe met fin à Photoshop Touch et annonce Rigel. Un revirement déstabilisant de plus mais qui apporte du sens à la production d'images.

C'est en effet pour contrer les applications mobiles telles que Fotor ou Instagram que Adobe lance un soft gratuit et mobile pour gérer rapidement des effets sympas sur les images prises depuis votre smartphone ou tablette, avant de les transférer à qui de droit, et sans passer par un ordinateur. Une réponse attendue par les journalistes, les community managers et les photographes amateurs.

Une offre limitée si vous n'êtes pas abonné Creative Cloud. Mais un service probant qui permettra, contrairement à Fotor par exemple, de disposer de retouches réellement qualitatives non compressées. Celles d'un Fotor, en effet, ne conviennent qu'à une diffusion réduite vers les réseaux sociaux tant la dégradation de l'image reste imposante, même en mode HDR.

Les grands calculs, disponibles pour les abonnés, seront eux déportés sur le serveur Creative Cloud avant de remonter pour l'affichage sur votre périphérique plus limité. C'est la clé de voute du système Adobe pour offrir en mobilité la puissance de ses algorithmes.

Sortie prévue courant octobre 2015.

jeudi 27 août 2015

La Presse mise sur les smartphones

Infographie extraite du blog de la presse sur tablette

Le blog de la Presse sur tablette nous rapporte quelques données chiffrées sur l'audience numérique. On y peut lire que les utilisateurs de flux de presse privilégient de plus en plus le smartphone et non la tablette. Une lecture tout-à-fait cohérente si l'on en juge par le type de contenu proposé par la presse, basé sur l'instantané, le texte et avec peu d'enrichissements et d'interactivité.

Les éditeurs de solution pour la presse orientent d'ailleurs leurs développements vers les mises en forme HTML5 responsives, plus adaptées pour ce type de données.

Les projets plus graphiques et immersifs sur tablette séduiront en revanche davantage les annonceurs et les éditeurs producteurs d'oeuvres illustrées et animées.

Pour en savoir plus,

http://presseettablette.com/2015/08/26/ordinateur-smartphone-tablette-comment-les-lecteurs-consultent-la-presse-en-numerique/

mardi 11 août 2015

Greensock et bannières HTML5


Greensock, l'éditeur de librairie d'animation ActionScript et HTML5, prépare une solution clé en main pour la réalisation de bannières au format HTML5, incluant des propriétés d'animation époustouflantes. C'est suite à l'annonce de Google (voir articles précédents), sur la mise en retrait progressif du standard SWF, et après que les autres navigateurs aient, eux aussi emboité le pas, que l'éditeur tente de rebondir sur une demande avérée de la part des graphistes et animateurs.


Pour en savoir plus et participer à la conception de ce nouvel outil, suivez le lien ci-dessous :
http://greensock.com/...

jeudi 30 juillet 2015

Ce qui compte

En travaillant sur mes archives, sur des interfaces récentes en HTML5, sur les vieux sites Web en Flash, sur mes premières applications mobiles, sur des maquettes codées à la main en HTML4 dans les années 90, sur mes photographies argentiques, sur mes crobards au carré conté, je me rends compte que ce qui vaut, ce ne sont pas les nombreux fichiers créés et produits depuis le début de notre propre existence, voire depuis l'existence de nos ancêtres.

Non, ce qui compte, c'est l'émotion. Celle qui en ressort au moment où l'objet est présenté, que l'on retient lorsque ni ces objets ni leurs créateurs ne sont plus. Les mots écrits, les idées soulevées, les oeuvres créés, n'ont d'intérêt que pour leurs effets ponctuels et durables. Ce qui compte, comme le soulignaient aussi Chaplin, Hitchcock et Spielberg, c'est bien l'émotion.

Pourquoi rester sur des fichiers du passé lorsque le présent ne les produirait plus ou les produirait autrement ? Les personnes aussi changent et disparaissent. Un jour, nous ne serons plus. Tout bouge. Rester sur un objet, autrement que pour en comprendre le contexte de création, n'a pas de sens. Le présent est mouvement. Il faut suivre ce mouvement pour continuer d'être, conformément à une évolution constructive des choses. Les lois, les traditions, les principes d'état, de même, n'ont de sens que pour l'harmonie éventuelle qui en découle.

C'est ainsi que les outils numériques m'intéressent ponctuellement, comme chaque outil de chaque culture aide à les émanciper. Ils passent. Ils changent. L'émotion reste.

Un petit visuel intéressant pompé sur un site quelconque ("nouveau paradigme"), illustre en partie mon propos :


vendredi 17 juillet 2015

Accord Adobe/Google sur l'arrêt du SWF


C'est officiel sur le blog de Google. Un accord a été convenu entre Adobe et Google pour bloquer le format Flash SWF dans Chrome, qui compte 43% de pénétration, à partir du 1er septembre 2015. Le standard SWF est bel et bien terminé.

http://chrome.blogspot.fr/2015/06/better-battery-life-for-your-laptop.html

L'objectif est d'en finir avec les sites Flash de première génération, réalisés avec d'anciennes versions de Flash (AVM1, jusque Flash 8), non optimisés, très gourmands en ressources sur les plateformes mobiles et pas assez sémantiques pour Google. Google qui sait pourtant lire le contenu d'un SWF. Mais leur objectif est clair. Il faut pouvoir faciliter l'analyse des usages par un contenu Web et ePub sémantiques pour mieux les monétiser.

Adobe, qui a engagé un repositionnement progressif de Flash Pro vers de nouveaux standards HTML5, appuie cet arrêt annoncé du standard SWF en ayant déjà retiré les formats vidéo FLV et F4V de Media Encoder, et en limitant le recours au standard Air dans ses propres développements, y compris des exports hybrides de DPS PRO.

Pour continuer d'animer en vectoriel au format HTML5, vous continuerez cela dit d'utiliser Flash Pro, mais exportez désormais en HTML5 Canvas ou WebGL. A la différence de Edge Animate, Flash gère en effet les animations vectorielles et permet, à ce titre, de vous démarquer dans la réalisation de dataviz, d'infographies ou d'animations de personnages.

Encore une fois, on parle donc bien de la fin d'un format de fichier, le SWF, mais pas de l'outil Flash Pro, au contraire, on ne peut plus adapté aux tendances actuelles d'animation et de graphisme stylisés flat 2D.

samedi 27 juin 2015

La révolution Uber

Uber, service de covoiturage ou de transport privé, bouleverse l'autorité assise des réseaux nationaux de transports dont les taxis. Quels enjeux rappellent ceux du clivage que connaît le numérique ?


Uber est d'abord un service dématérialisé et libre. Il s'affranchit des repères induits par les règles locales de chaque pays, économiques et surtout fiscales. En cela, j'observe deux choses :

1) Il me paraît plus démocratique (approche rifkinienne) que tout un chacun puisse faire valoir ses compétences sans avoir à payer une patente à un réseau établi, voire "mafieux", pour exercer une activité aussi bénigne que de transporter ses congénères.

2) Il apparaît incontestable que l'ordre légal, économique, culturel et social, alors en place sur le dit lieu de l'affaire, subit un revers foudroyant qui balaye, en un trait de plume, tout ce qui a été construit et entretenu depuis des lustres par ce même pouvoir. Et c'est donc le pouvoir de nos élites qui en prend, de nouveau, un coup de plomb dans l'aile.

Alors, faut-il interdire ce qui apparaît inéluctable du fait de la globalisation souhaitée par nos mêmes dirigeants ? Ont-ils peur de ne plus contrôler ce qui fait valoir leur propre assise ? N'ont-ils pas anticipé cette révolution des usages ? Voir un Uber remplacer la taxation sauvage et les maigres prestations sociales qui en découlent, avec un service dérégulé où chacun gère son quotidien comme bon lui semble, annonce forcément la dissolution progressive de nos propres institutions. Et si Uber bouleverse aujourd'hui un aspect de notre politique des transports, ce n'est qu'un cristal de neige posé sur l'iceberg qui nous pend au nez.

Mais quelle contradiction que de voir un ministre de l'intérieur (M Cazeneuve) interdire un moyen de transport, et un ministre des transports, qui d'ordinaire sait se faire entendre (mme Royale) sans mot dire, alors que le ministre du numérique (mme Pellerin) vente les atouts de cette révolution !

Uber annonce la bascule horizontale induite par l'émergence du numérique et l'ouverture des frontières, au même titre que les métiers de la création que nous connaissons les perçoit quotidiennement, que le rapport à nos identités évolue, que nos modes d'éducation se détricotent, que notre alimentation... Bref. La verticalité est percée. Et à moins de tout barricader (frontières physiques, protocole Internet national à la chinoise, garde-fous à chaque coin de rue, éducation autoritaire), je ne vois pas comment y échapper.

Mais, faut-il pour cela appeler un régime autoritaire pour sauver une cité en péril ? Ou bien n'y a-t-il pas simplement besoin d'être plus transparent dans les règles de taxation, de redistribution des richesses, de partage, de priorisation des dépenses, de gestion du quotidien ? Si tout est "clean", alors, pourquoi notre ministre de l'intérieur réagit d'une telle violence face à ce bouleversement passif s'il n'incarne pas lui-même des intérêts pour le moins opaques ? Ce ne sont pas les pauvres taxis les coupables. Ils payent. Ils trinquent. Mais le régime vertical bouleversé par l'horizontalité nouvelle des échanges (cf. Michel Serres).

Nul pouvoir ne pourra donc arrêter une mutation si ample, de fonds, surtout si elle engage un meilleur rapport d'équilibre entre les forces vives et les élites. Uber en est un témoignage formel. Et c'est cela que je voulais évoquer. 

mardi 16 juin 2015

Adobe CC 2015 : nouveautés


C'est ce mardi 16 juin qu'Adobe a annoncé son traditionnel lot de nouveautés annuelles pour les créatifs. Voici celles qui ont retenu mon attention.

Photoshop CC 2015
Un nouveau mode de gestion de document, inspiré d'Illustrator, permet de rassembler les déclinaisons d'une même identité au sein d'un fichier unique, dans des formats différents. La gestion de l'export prévoit également une génération automatique du rendu des images, aux standards Web et mobiles ou en PDF. Une option qui devrait séduire tous les designers d'interfaces.

Dreamweaver CC 2015
Dreamweaver intègre MediaQuery, soit le moteur de Edge Reflow. On peut alors se demander pourquoi ont-ils conservé Reflow ? D'autant que Dreamweaver offre la possibilité de gérer le responsive à partir de conteneurs sémantiques, ce que n'autorise pas Reflow. Dreamweaver revient dans la course ?

Flash Pro CC 2015
Flash s'oriente sur les animations complexes pour les jeux et les interfaces riches, définitivement. Une extension nommée Character animator permet en effet d'animer des personnages à partir d'une captation Webcam (lipsync...). Flash réintègre également l'outil de cinématique qui aide à traiter avec des objets articulés. Le tout, exporté en HTML5 ou en vidéo HD. Idéal donc pour les motion designers.

Adobe Stock
Le célèbre Fotolia intègre désormais la suite sous la forme d'un avoir de 10 images annuelles par licence, incluses dans votre abonnement.

Les grands absents :

  • InDesign qui n'intègre plus l'export DPS.
  • Edge Animate, dont on attend de sérieuses évolutions et une plus grande stabilité.
  • Toujours pas d'encodage Web standard Webm ou Ogv dans Media Encoder.
  • Flash Pro permet enfin d'importer le format vidéo h264, mais ne permet pas d'exporter une animation qui en contient. De quoi brouiller plus encore les cartes d'un logiciel qui peine à faire comprendre qu'il ne génère pas que du SWF mais aussi de la vidéo et du HTML5. Si un outil qui publie au format vidéo annonce ne pas permet d'exporter en h264, il y a de quoi en perdre son latin. Pour lever toute ambiguité, retenez que Flash produit des vidéos, mais uniquement à partir des animations réalisées directement dans Flash.

De nouvelles annonces sont prévues courant juillet, concernant les nouveautés liées à DPS, hélas réservées aux très grands comptes. DPS survivra-t-il ? A suivre.

samedi 13 juin 2015

Futur en Seine et Pandasuite


A l'occasion du festival de la création numérique Futur en Seine, à la Gaîté Lyrique, à Paris, on y découvre ce week-end de nouvelles inventions dont : des solutions d'édition numérique basées sur de la réalité augmentée, l'impression 3D personnalisée, des jeux de plateau couplés à des périphériques mobiles, des solutions domotiques ou de l'intelligence artificielle pour objets connectés.

Mais, il y a avant tout, étage 4, le stand de nos nouveaux amis de Pandasuite ! Et pour l'occasion, j'ai l'immense bonheur de pouvoir vous communiquer une offre promotionnelle exclusive de -20% sur votre première application. Pour en bénéficier, voici le code de réduction :

HAPPY2015

Le site de l'éditeur :
https://pandasuite.com/fr