lundi 27 octobre 2014

UX designer : témoignages

Pour compléter notre précédent article sur la définition de l'UX designer, voici une vidéo qui démontre, à l'aide de multiples témoignes de recruteurs, ce qu'est un véritable UX designer.



C'est l'agence de recrutement Mushroom qui a fait réaliser cette vidéo.

Pour résumer, considérez que l'UX designer est un professionnel qui dispose déjà d'une expertise en design ou en sémiotique et qui ajoute à sa spécialité des compétences créatives permettant d'aboutir à de véritables objets novateurs, porteurs d'émotion, de sens. C'est le délicat alliage du beau et de l'intelligent.

Bien que non spécifique au design d'interface, l'exemple le plus parlant est sans nul doute celui évoqué dans cette vidéo, à travers la création de la tente Quechua. Au lieu de monter sa tente par petits morceaux au point d'y passer un temps fou, la tente Quechua se monte en 2 secondes, toute seule, en la jetant dans le vide.


En vidéo :


Et maintenant, transposez ce degré d'innovation dans vos interfaces Web et mobiles ; )

Autre témoignage intéressant sur le UX design, celui de Sophie Pilverdier, de Fullsix, sur le site des designers interactifs :

http://www.w3.org/TR/html51/

Enquête d'évolutivité de Flash Pro


Lors du lancement de Flash Pro CC, même fortuit, un message apparaît sur la page d'accueil et attirera votre attention. En bas et à droite de l'écran d'accueil, effectivement, Adobe vous propose de transmettre vos suggestions pour faire évoluer le produit : "Tell us what you think". L'attendue révolution semble en marche.


C'est l'occasion rêvée pour soumettre toutes vos suggestions de fonctionnalités et votre préférence sur les standards à privilégier. Préférez-vous le maintien des formats SWF et Air ou celui du HTML5 ? Quelles fonctionnalités rêvez-vous de voir apparaître ? Comment utilisez-vous, avez-vous utilisé ou rêvez-vous d'utiliser Flash s'il devait évoluer ?

L'enquête est ouverte et une évolution importante du produit est donc annoncée. Flash s'apprête à tourner une page. C'est maintenant officiel. A vos questionnaires !

jeudi 23 octobre 2014

Ouest-France offre votre iPad




Le quotidien Ouest-France lance une offre incroyable. Abonnez-vous et on vous offre votre tablette, iPad ou Galaxy, au choix !


Il y a certes une contrepartie, un acompte, un engagement sur la durée, mais pas plus que lors d'un abonnement à une ligne téléphonique. Ce type d'offre, nouveau dans la presse, devrait largement contribuer à l'émancipation de la presse numérique, de la même façon que les offres téléphoniques ont largement fait évoluer nos téléphones, liés à nos forfaits de télécommunication et offerts avec nos points de fidélité.

Il ne nous reste plus qu'à rêver qu'un opérateur Telecom pactise avec un groupe de presse pour livrer les deux offres (smartphone + tablette) dans un seul forfait. Mais l'offre de Ouest-France est déjà très séduisante en soit, et devrait pleuvoir prochainement sous nos sapins de Noël.

Seul regret, celui de ne pas pouvoir compléter la proposition d'un petit chèque pour obtenir un matériel un peu plus haut de gamme. Affaire à suivre.



Pour accéder à l'offre :

Formation Webdesigner


Swipe & Swipe présente sa nouvelle formation Webdesigner intégrateur. Elle est conçue pour réaliser des sites Web responsive en codant peu et au plus près des logiciels graphiques.

Les formations sur mesure de Swipe & Swipe sont prises en charge par vos OPCA habituels. Pour en savoir plus sur le détail de ce parcours, consultez l'adresse suivante :

http://www.swipe-et-swipe.fr/?c4

mardi 21 octobre 2014

La presse 3.0


A l'occasion de la sortie du livre La presse sur tablette, aux éditions CFPJ, auquel j'ai eu l'honneur de participer, je me suis interrogé sur le devenir de la presse, au-delà des prospections que nous pouvons rencontrer ici et là, y compris dans cet ouvrage très apprenant, et indépendamment de projets en cours dont je me dois de ne rien révéler.

Comme à chaque innovation, on se pose la question du bouleversement des usages que va introduire une technologie. Parce que les usages ne sont jamais fermés, ni manichéens, parce que le monde est un éternel flux de vie qui évolue d'un état à l'autre, je pense que le modèle d'une parution unique pour chaque plateforme n'est pas une finalité mais probablement qu'un point de départ de la révolution numérique, dans le secteur de la presse, que nous entrevoyons. Explications.

On sait maintenant qu'il est stupide de copier-coller un contenu d'une plateforme à l'autre. Le réplica PDF issu d'un quotidien papier vers le Web et l'iPad n'a aucun sens d'un point de vue éditorial, ni même d'un point de vue commercial. Pourquoi chercher à récupérer la même information, la même mise en page compacte, sur un support engageant, moins lisible et moins mobile qu'une feuille de papier ? Je m'interroge d'ailleurs encore sur comment un service de presse peut-il quantifier une audience qualitative et volumétrique à partir d'un nombre de PDF vus, comme c'en est la règle aujourd'hui. N'est-il pas invraisemblable de mesurer votre lecture à partir de la mise à disposition d'un fichier que vous ne regardez même pas ?

Voici un des schémas de la presse de demain que je propose. Je la nomme Presse 3.0 par référence à l'aspect éditorial, absent du Web 2.0, qui caractérise l'édition numérique, et face aux usages qui l'ont donc précédé.

1) Le point d'entrée est l'actualité chaude. Ce n'est plus le journal imprimé, pas assez réactif. C'est l'instantané. C'est donc la phablette, le smartPhone, voire la montre ou les lunettes, les plus mobiles des supports en somme, qui vont identifier les contenus. A chaque dépêche qui arrive, le lecteur aura le loisir de la zapper ou de la stocker. Je valide. Je jette. La pratique doit être aussi simple que cela. Le coup de force viendra de celui qui inventera cette application capable de trier, par simple tap, l'information. Mais son contenu ne sera pas étayé sur ce support. L'utilisateur choisira en revanche la possibilité de l'ajouter à un flux différé, pour sa tablette Ultra HD maxi dimensionnée, s'il souhaite accéder à une version enrichie de cette actualité, plus tard.

2) le soir rentrant (on sait maintenant que du fait du coût exorbitant de la 3G sur les tablettes et des vols à l'arraché que ce bijou induit, on l'utilise uniquement chez soi le soir ou au petit déjeuner seulement), sur sa tablette donc, la même application éditorialisée affiche les "pushs" que nous avons stockés dans la journée. Si je dispose d'un compte utilisateur à crédits (sans passer par Newstand ni App store et donc sans reverser 30% de commission à une société telle que Apple/Amazon/Google qui se défiscalise dans les paradis fiscaux), alors, je peux accéder tout en respectant le droit d'auteur souverain, à des contenus audiovisuels, des infographies interactives, des interviews, des web docs, des articles de fonds, conçus par de vrais journalistes adossés à de véritables motion designers.

3) Je les partage si je le souhaite sur mes réseaux sociaux. Et, depuis ma tablette ou mon ordinateur, je peux sélectionner les articles que je souhaite archiver. Je qualifie ainsi mes lectures et mon profil. je commente mes articles préférés. Je rassemble et partage mes annotations.

4) Mon profil qualifié sur mon ordinateur introduit mes préférences en terme de lecture. Et mes articles préférés peuvent être imprimés, avec ou sans mes commentaires, dans un numéro unique, à tirage numérique (2 fois plus onéreux mais amorti par des annonces 10 fois plus qualifiées), de mon choix. Je compose mon propre journal et le diffuse où je le souhaite, chez moi, à mon bureau, dans mon école, dans mon association, chez mes parents, dans ma copro, dans mon café, dans mon propre kiosque où je vends des magazines imprimés et des Bounty. Ce même journal introduit quelques encarts d'articles nouveaux, d'actus chaudes, lesquels me permettent, à nouveau, de rebondir vers les services numériques. La boucle est bouclée.

Restent à inventer les modèles économiques et les solutions techniques qui en découlent. Je n'ai donc rien dévoilé.

Comme vous le voyez, le point d'entrée n'est peut-être plus le papier. C'est d'ailleurs cette idée que défend la presse américaine en annonçant, pour 2017, la mort complète du papier aux Etats-Unis et, pour 2019, en France. Mais, comme je vous le démontre ici, je ne serais pas aussi pessimiste sur le devenir du papier que le sont les ricains. Aucune tablette à ce jour ne rend un contenu lisible à la terrasse d'un café, au soleil. Aucun support ne permet de partager un contenu à ses aînés retraités et non connectés. Le papier que l'on connaît à ce jour, froid, impersonnel, pourrait bien autoriser un regain d'humanité, grâce à l'émergence du digital. Le digital n'est donc pas l'ennemi du papier, mais peut-être bien son salut. C'est cela le transmédia.

mercredi 15 octobre 2014

Le crossmédia par François Rollin


C'est lors d'une chronique sur France Inter que l'humoriste François Rollin aborde le crossmédia, et les erreurs stratégiques qui consistent à traiter un canal de diffusion pour ce qu'il n'est pas et oublier sa spécificité qui en fait son attrait. Une belle leçon de choses à méditer pour nous autres acteurs du plurimédia.

Pour écouter le podcast de François Rollin, lancez la vidéo qui suit, et fermez les yeux ; )


Indesign CC : ePub3 et animation


InDesign CC 2014.1 vient de proposer quelques nouveautés dont une qui retient mon attention, l'animation pour ePub3.

Depuis la CS5, InDesign disposait des fenêtres multimédia et animation qui permettaient d'ajouter des animations prédéfinies et paramétrables, sur chaque élément de votre composition. Sans scénario, il restait difficile de les organiser et le format d'export privilégié demeurait le format Flash SWF. Elles étaient donc compatibles uniquement avec le lecteur Acrobat de bureau et le lecteur Flash de bureau.

Dans cette version, de nouvelles fenêtre d'animation et d'aperçu ePub3 sont apparues. Elles permettent de produire les mêmes animations, sans scénario, mais au format HTML5, standard sur lequel repose le format ePub3. Vos animations InDesign sont donc compatibles avec l'export ePub3 fixe, mais pas encore avec les autres formats d'export de InDesign. Pour animer vers DPS, vous utiliserez Edge Animate, la vidéo, l'audio, les états d'objets, les boutons, les hyperliens, les références croisées, et quelques effets néanmoins disponibles de la fenêtre Animation et Minutage de InDesign.

Mais voilà qui change la donne ! Si l'ePub3 offre une richesse transversale (compatibilité iOS, Android, Windows, Amazon) conférant à votre projet une qualité équivalente mais une visibilité supérieure à celle d'une parution Single Issue pour iOS de visibilité de plus en plus marginale, nul doute que nous allons de plus en plus privilégier ce standard, en tant qu'utilisateur de la suite créative.

Après Aquafadas, qui a également étoffé son offre vers le standard ePub, c'est donc Adobe qui embraye le pas. Les périphériques également généralisent l'adoption de ce standard. Donc, aucune raison de se privé de ce standard qui commence à mûrir. Focus toute vers le ePub3 !

Au passage, rappelons que le format Flash subit bien des évolutions depuis ces derniers temps et pas seulement dans InDesign. Le FLV et le F4V ne sont en effet plus disponibles dans Media Encoder. Le format Air n'est plus pris en charge par DPS. DPS et son kit de développement SDK offrent d'ailleurs une véritable alternative native à Air, qui ne reste qu'un player et non un format natif comme DPS. En plus des animations InDesign qui commencent à s'émanciper du format SWF donc, il ne reste pas grand chose pour que le payer Flash, lui-même, qui pourtant vient d'être mis à jour (v13), ne soit à son tour plus pris en compte. Cela nous conforte au moins dans la vision que les modèles d'animation HTML5 actuels de InDesign CC et des autres solutions ont un bel avenir. Cette version est donc incontournable.

Notez enfin que l'export ePub3 fixe de Indesign CC permet, certes de publier dans un format enrichi, d'une part, mais aussi en préservant l'intégrité de vos textes, souvent convertis en images lors d'un export ePub2 fixe classique. La mise en forme est donc respectée, enrichie et éditable. On peut même y incure des animations Edge. Tout y est ! Reste que pour disposer d'un DRM antipiratage, vous devrez souscrire à l'offre Adobe Serveur, non proposée dans votre abonnement cloud.

Voici une vidéo de présentation de la gestion des animations ePub3 dans InDesign CC 2014 :


Pour obtenir l'aide en ligne, suivez l'adresse ci-dessous :
https://helpx.adobe.com/fr/indesign/how-to/interactivity-fixed-layout-epub.html

Merci à Stéphane Baril pour son aimable contribution aux réponses apportées dans cet article.

CDO : Chief Digital officer


Les nouvelles formations digitales arrivent. Après le DIIT (Design d'interaction et interfaces tactiles) de l'école des Gobelins, voici le Master CDO (chief digital officer).

http://www.communication-web.net/2013/11/15/chief-digital-officer-directeur-du-digital-lentreprise/

Ce cursus est un Master entièrement en anglais et orienté Marketing et big data. A la différence du DIIT des Gobelins qui valorise l'éditorialisation et la production de contenu, la recherche de sens et l'esprit d'une marque à travers les solutions de déploiement digitales, le CDO forme un analyste des usages mobiles (un super community manager) dont le rôle est d'harmoniser la stratégie commerciale d'une marque et identifier les pratiques les plus efficaces y compris à travers les applications mobiles et les services cloud et big data.

La jonction de ces deux profils promet de nouvelles campagnes innovantes. Comme le souligne l'article cité plus haut, 26% des entreprises les plus performantes dans le monde intègrent une stratégie digitale.

Pour vos formations digitales, consultez aussi :
www.swipe-et-swipe.fr?c1

mardi 14 octobre 2014

Photoshop CC : exporter en SVG


Photoshop CC permet d'exporter vos calques sous la forme d'images Web, bitmap ou SVG. Cela était déjà possible pour les bitmaps (jpg, png, gif) à l'aide du nouvel extracteur intégré au logiciel, en renommant tout simplement vos calques à l'aide de la bonne terminologie (ex : 100x100 monLogo.png). Il est désormais possible, dans Photoshop CC, d'exporter les formes vectorielles au format SVG, mais selon une autre procédure.

  • Dans un document Photoshop CC, organisez vos calques de sorte qu'un élément vectoriel soit isolé des autres calques. A priori, c'est acquis.
  • Si c'est un texte, pensez à le convertir en forme vectorielle avant de l'exporter. Faites clic-droit, sur le libellé du calque, puis Convertir en forme.
  • Directement, ensuite, faites Fichier > Extraction des fichiers.
  • Dans la boîte de dialogue, sélectionnez chacun des calques individuellement puis affectez un réglage de compression sur le volet de droite.
  • Pour le SVG, attribuez le format d'exportation svg, dans le menu contextuel en marge du libellé du calque.
  • Confirmez et validez ensuite toutes les étapes d'exportation. Un dossier est créé. Le fichier SVG est disponible pour une exploitation Web. Vous pouvez l'importer, par exemple, dans Edge Animate.

Creative cloud Event


Adobe propose régulièrement des sessions en direct présentant des nouveautés logicielles. Vous pouvez y assister en vous inscrivant à l'adresse ci-dessous :

http://www.adobe.com/fr/event/askapro/agenda.html

Vous pouvez aussi y accéder en différé, à l'adresse suivante :

http://www.adobe.com/fr/event/askapro/replay.html

dimanche 12 octobre 2014

Metaio : Indesign et la réalité augmentée


C'est dans un article paru sur le blog de nos chers amis Electrinews, que vous pouvez accéder au descriptif en anglais d'un nouveau plugin spécifiquement conçu pour InDesign afin de créer des interfaces natives incluant une fonctionnalité époustouflante de réalité augmentée, et cela, sans coder. Ticket d'entrée, 5500€/an. Plus si affinités ! Mais de quoi séduire les annonceurs qui ne manqueront pas de cofinancer vos projets.


Pour en savoir plus, consultez le blog Electricnews ou directement le site de l'éditeur :

http://electricstudio.fr/news/realite-augmentee-dans-indesign/
http://dev.metaio.com/

vendredi 10 octobre 2014

L’avenir du e-commerce, par venteprivee.com


C’est Ilan Benhaim, co-fondateur de vente-privee.com, le must de la vente en ligne, rien de moins, qui défend ce jour l'idée selon laquelle le commerce de proximité est l’avenir du commerce digital !

Mais en quoi le 100% Web, selon un pure digital player, est-il une illusion ? Quelle incidence cette projection peut-elle lever sur d’autres secteurs économiques ? Pourquoi tous les pure players se trompent-ils et entrent dans une bulle spéculative qui devrait bientôt seffondrer ? Arguments :

Pour resituer, rappelons que vente-privee.com, c’est 20 millions de visiteurs et 50 000 colis livrés par jour. La stratégie de VP est, entre autres, de refuser les modèles de campagnes payantes de Google en priorisant la fidélisation des acheteurs par des relances commerciales ciblées sous la forme de services et d’un accompagnement VIP. Pourquoi en effet payer 200 millions pour recevoir 100 millions de visiteurs avec seulement 1% de ROI (retour effectif sur investissement), impliquant une gestion de stock excédentaires un jour et à brader le lendemain, quand on peut soi-même, humainement, personnellement, et à un rythme normal, accompagner sa propre clientèle et la satisfaire ? Un acheteur satisfait est un relais gratuit ! Précise-t-il. Moralité, il faut tout miser pour rendre l’expérience de la vente la plus agréable possible, la plus luxueuse possible, la plus personnelle possible. Et VP s’engage à le faire bien mieux que dans certaines boutiques physiques qui déballent de la marchandise en vrac, non valorisée, avec presque du mépris, en ne tenant même pas compte du profil et des attentes de sa clientèle.

La gestion de l’accompagnement se fait ainsi à l’aide d’outils de marketing (Adobe Marketing Cloud) qui leur permet de cibler les profils et adapter leurs campagnes de mailing et d’affichage, sur tous les périphériques, sans avoir à en référer au service IT interne (service informatique). Même si cela double le coût de gestion (ticket d'entrée entre 50 000 et 100 000€), Ilan Benhaim certifie que le retour sur investissement est d’un rapport de 20 !

C’est ainsi que VP anticipe l’avenir du commerce en ligne, par l’idée que les données issues des services clouds et de l’analyse des profils des utilisateurs permettra de venir localiser de plus en plus les offres, en partenariat avec les boutiques physiques, qui sauront, elles aussi, répondre à la demande des consommateurs, grâce à cette gestion croisée des données numériques.

Ceux qui misent sur le tout Internet ou persistent dans l'absolu physique se plantent. C'est ceux qui lieront les deux qui gagneront la bataille.

VP projette qu’en 2016, le m-commerce (sur mobile) comptera pour 31 milliards de dollars, contre 327 milliards pour le e-commerce (Web) et 689 milliards dans les boutiques physiques. Les pays émergents en tête (Asie, Latinos), puis l'Europe et loin derrière, les USA. Amazon qui annonçait ne jamais vouloir créer de store physique est même en train de virer de cap et vient de comprendre l’enjeu de la proximité. Le co-fondateur de VP souligne en effet que "Ce ne sont pas des drônes de 15km d’autonomie et 500gr de capacité de charge, qui vont savoir poster des palettes entières de marchandise dans nos campagnes les plus recluses". Le M n’est donc pas l’avenir. C’est bien la vente in-store, mais qualifiée, qui prendra le devant, grâce aux datas. Mais seul un service numérique permettra aux consommateurs d'identifier leurs produits préférés dans les stores, sans avoir à les chercher ! C'est le principe du drive-to-store.

En complément de la démarche de Ilan Benhaim, il ne paraît pas improbable que le concept inverse se développe aussi. C'est-à-dire, le store-to-web. Kesako ? Il s'agit de développer quelques boutiques de rêve absolument incroyables, des vitrines luxueuses, mais dans lesquelles on n'achète pas. C'est juste du loisir, du fun. On teste. On partage. On twitte ! Mais surtout, on nourrit son profil digital lequel vous amènera à effectuer un achat ultérieur, plus tranquillement ou de commander la livraison dudit produit directement à votre domicile, sans avoir à passer à une caisse physique.

Pour corréler avec d’autres secteurs d’activité, rappelons qu’il y a une relation intéressante dans cette approche de VP qui fait aussi écho avec la crise que traverse actuellement la presse, l’éducation, la santé, entre autres. La gestion croisée des données est un modèle qui, avec la prudence qui s’impose dans la confidentialité et le respect de la vie privée, offrira peut-être la trame d’une économie nouvelle, à la fois connectée, partagée et ancrée dans le réel où l’un nourrit l’autre dans un flux perpétuel de bon sens au service des individus. Le numérique ne s’oppose pas au réel. Il le renforce si on fait un bon usage.

Lire aussi :

Jeremy Rifkin, société collaborative :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2014/09/jeremy-rifkin-la-societe-collaborative.html

Le digital, par M Serres et Bernard Striegger :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2014/07/le-digital-par-michel-serres-et-bernard.html



Formation motion designer


Swipe & Swipe présente sa nouvelle formation Motion designer et designer d'interactivité. Vous y apprenez à réaliser des dispositifs interactifs et animés en HTML5, en codant utile et au plus près des éléments graphiques. Vous y créez des interfaces simili 3D, du glisser-déposer, des animations parallaxes, des data-visualisations, entre autres : http://www.swipe-et-swipe.fr/?c5

Les formations sur mesure et intra-entreprise de Swipe & Swipe sont éligibles au financement par vos OPCA habituels.

jeudi 9 octobre 2014

UX designer : définition


A l'occasion d'une journée de présentation des métiers du design interactif, aux Gobelins, ce jeudi 9 octobre, quelques experts sont venus témoigner de leur expérience en tant que designer dans les grandes entreprises de l'hexagone. J'ai souhaité revenir sur la notion de UX designer qui y a été abordée. C'est notamment Ingrid Thoret qui a le plus cerné le profil de ce métier. Une intervention de qualité mais qui n'a pas empêché de soulever quelques interrogations auprès de mes élèves (que je partage avec d'illustres professeurs) dans l'assemblée. J'ai donc souhaité recontextualiser ici la définition du métier de l'UX designer afin de faire profiter à tous de cette nécessaire mise au point.

Qu'est-ce qu'un UX designer ?

UX DESIGNER, les recruteurs n'ont plus que ce mot-là à la bouche. Quelle différence y a-t-il d'abord entre UX et UI designer ? Quid du motion designer et du web designer ? Pour commencer, comprenez que le terme UX designer désigne littéralement Designer d'expérience utilisateur. Et cette notion est la couche ultime de plusieurs niveaux de création imbriqués. Il convient donc de resituer chaque métier au sein d'une chaîne de production digitale pour comprendre le véritable rôle de l'UX. Détails :

Le MOA
C'est celui qui rapporte et met en forme la demande du client. Le porteur du brief général. Il élabore pour cela le cahier des charges en lien direct avec le client commanditaire. Il maîtrise les outils bureautiques et connaît les limites des langages. C'est lui qui élabore l'audit.

Le chef de projet
Il est celui qui oriente la ligne globale du projet à partir d'une stratégie commerciale et fonctionnelle, eut égard au cahier des charges élaboré par le MOA. Il met au point une recommandation stratégique (dite reco) mettant en avant les axes à prioriser et élaguant ceux qui n'apportent rien. Il alimente son avis de brenchmark, de statistiques et de diverses données factuelles. Aucune décision ne doit être empirique. Il établit un planning et devis prévisionnels.

Le directeur de création
Il supervise l'orientation globale du projet, indique les tendances artistiques à suivre et définit les pistes créatives et graphiques à développer pour se démarquer de la concurrence. Il recrute si nécessaire les talents appropriés, forme ses équipes, motive ses troupes, pousse les designers à se surpasser et à innover tout le temps. Il est très en phase avec les tendances. Il recueille et rassemble des idées qu'il demande de réaliser ou de dépasser. Il oriente ainsi les choix du concepteur et de l'UX designer sur les types d'interface à déployer afin d'ancrer le projet dans une tendance identifiée.

Le concepteur
Il est celui qui élabore les fonctionnalités du site, sans plu-value spécifique, en respectant fidèlement les demandes soulevées par le client, à travers le cahier des charges du MOA et surtout de la reco du chef de projet. Il connaît les limites des langages et utilise les outils bureautiques et des outils de prototypage comme Axure ou Omnigraffle.

L'UX designer

Le designer d'expérience utilisateur est celui qui va concevoir des interfaces fonctionnelles innovantes, qui articulent de manière organique la forme et le fonds. Il connaît les possibilités des langages, il connaît les possibilités des logiciels graphiques. Mais il ne réalise pas le design ni ne monte les pages. Il met simplement à plat, à travers des wireframes, des schémas, voire, des prototypes de mécanique animés ou des storyboards, la conception du projet en y intégrant la définition de dispositifs interactifs innovants, sensibles, vecteurs d'émotion et au service d'une fonction, centrés sur l'émotion et l'attente des utilisateurs. C'est en somme un super concepteur de projet, qui a en plus une grande très culture artistique, et un bon sens de l'ergonomie. Il prend en charge la définition fonctionnelle et artistique de modules ébauchés par le concepteur. Il sait apporter des fonctions qui "déchirent" bien qu'absentes du cahier des charges du client et de la reco. Il en réfère d'ailleurs au chef de projet pour l'aider à valoriser le projet. Il se révèle à ce titre très combatif et fait preuve d'une grande force de proposition. Pédagogue, il lutte pour niveler toujours un projet vers le haut, contre les vieux principes acquis de ses commanditaires. Il répond à des besoins souvent non exprimés en sachant adapter, d'un seul coup d'oeil, ce qui est formalisé en texte ou en formulaires stériles, en de véritables systèmes animés et interactifs flexibles, dynamiques et sensoriels. Il conçoit le design fonctionnel d'une interface quand le designer interactif n'en mesure que l'aspect formel. Il ajoute une dimension de service, de fonction à des données brutes ou à des datavizs.

Le designer interactif
Il est celui qui conçoit et réalise le rendu graphique d'un dispositif interactif au sein d'un projet numérique. Il agence les zones d'interaction et la manière dont répond l'interface, avec animations, vélocité, amortissements, nuances, rythme, selon le contexte. Il maîtrise les logiciels d'animation et d'interactivité tels que Edge Animate ou Flash. Il sait utiliser des librairies Javascript telles que Greensock, permettant de générer des animations 2D et 3D calculées dynamiquement en fonction des interactions amorcées par l'utilisateur. Il ne gère pas la conception de fonctionnalités (UX designer) ni leur développement technique avancé (Développeur front).

Le MOE
Il répond des recommandations techniques et artistiques fixées par l'UX designer en élaborant de manière précise les spécifications techniques pour le développement du projet. Il détermine le choix des langages, des outils système, des enjeux technologiques et organise l'ingénierie nécessaire pour la bonne conduite technique du projet, les postes requis. Il est ingénieur et en plus de connaître les langages objet et serveur, il sait sécuriser et administrer les systèmes et les réseaux.

L'architecte de l'information
Il organise les données selon une hiérarchie sémantique (titre, sous-titre, sous-sou-titre, entête, pied, article, section, libellés des hyperliens, etc), mais aussi dans une articulation favorable aux règles d'accessibilité et de référençabilité. Il possède de solides connaissances en rédaction, en référencement, en normes d'accessibilité et en HTML.

Le D.A. (ou graphiste)
Le directeur artistique (D.A.) est celui qui définit les tendances, les couleurs, les types de formes, le style, les échantillons graphiques qu'il faudra décliner à partir des recommandations du directeur de création. Il constitue pour cela une charte. Il maîtrise les logiciels graphiques et possède une solide culture graphique.

L'infographiste
Il est celui qui réalise des visuels isolés de tout environnement interactif en vu d'illustrer simplement : un article de presse, une page d'un livre, un contenu. Il maîtrise les logiciels graphiques.

Le maquettiste PAO
Il met en page les documents imprimables en respectant les contraintes de l'industrie graphique traditionnelle (calibrage colorimétrique, règles typographiques). Il maîtrise Photoshop, Illustrator, Indesign, Acrobat, voire XPress.

Le maquettiste digital
Il adapte une mise en forme initialement conçue pour le papier, pour le numérique ou créer des documents numériques de toute pièce. Il utilise Indesign et les plugins numériques que sont DPS, Aquafadas, Twixl, Origami, Studio Pro, iBooks Author. Il exporte au format natif ou en ePub pour les tablettes et smartphones vers les stores virtuels. Il a des notions de langages Web et de montage vidéo, afin d'enrichir sporadiquement ses mises en forme interactives à l'aide d'animations et de pages HTML.

Le UI designer
C'est le designer d'interface utilisateur. Il adapte la charte du D.A. pour créer le design des principaux gabarits de pages Web et des écrans d'applications. Il connaît les logiciels graphiques, les limitations des langages et l'architecture de l'information, pour savoir ce qui doit être géré comme texte éditable, en tant qu'image de fond, ou image de flux, etc. Il ne monte pas les pages Web.

Le Web designer
Le webdesigner a en charge de monter les pages Web en HTML5/CSS à partir des modèles graphiques élaborés par le UI ou le DA. Il connaît les logiciels graphiques et les langages HTML5/CSS. Il sait réaliser des prototypes de pages web responsives sans toutefois réaliser d'interfaces sophistiquées et sait personnaliser une feuille de styles ou installer un site Wordpress.

L'intégrateur
Il est celui qui décline mécaniquement toutes les pages du projet à partir des pages modèles élaborées par le webdesigner. Il optimise le code. Il maîtrise à la perfection les langages Web, HTML5, CSS, CSS2, CSS3, un peu de Javascript. Il connaît les caprices des navigateurs. Il sait gérer une mise en forme responsive à l'aide de MediaQuery. Il mange du code toute la journée et ne travaille que dans des logiciels libres. Il n'aime pas les logiciels Adobe. Il est donc très très vilain.

Le développeur front
Il est celui qui ajoute de l'intéractivité aux pages Web et développe des fonctionnalités Web à partir des pages HTML mises en forme par le Web designer. Il maîtrise HTML5, CSS, Javascript. Il utilise, pour mâcher le travail de développement d'animations interactives, des logiciels tels que Edge Animate, mais, par rapport au designer interactif, il se concentre surtout sur le développement technique de l'interactivité, tel que définit par l'UX designer.

Le développeur back-office
Il est celui qui rend dynamique une page Web pour la relier à une base de données ou pour ajuster dynamiquement sa mise en forme en fonction des requêtes utilisateur et de données enregistrées dans les cookies du navigateur. Il maîtrise PHP/MySQL/XML, le HTML et Javascript, Ajax.

Le data designer (ou designer de dataviz)
Il est celui qui convertie les données brutes, qu'ils soient mots ou chiffres, en idéogrammes, en pictogrammes, afin de rendre plus universel et plus graphique la lecture de données. Il possède une très grande culture du signe et de la typographie. Il maîtrise les logiciels graphiques.

Le motion designer
Il est celui qui anime les images et les formes telles que définies par le data designer ou le D.A. mais sans interactivité. Il utilise un logiciel de compositing tel qu'After Effects et/ou d'animation 3D tel que Cinema 4D. Il peut également réaliser des interfaces animées au sein de l'environnement de Edge Animate (qui succède désormais Flash) pour obtenir des animations interactives.

Conclusion

En conclusion, l'UX designer est un concepteur qui transforme un projet banal en projet novateur porteur d'émotion et de sens, doté d'interfaces sensitives et animées. Il se place dans le pôle stratégique d'une entreprise, et intervient très en amont du projet, dès la prise de brief, jusqu'au test final des fonctionnalités.

Bien souvent, le structure d'un studio de création ou d'un département communication chez l'annonceur ne permettent pas de tayloriser ni de spécialiser autant la chaîne de production. Et bien souvent, un individu incarne plusieurs de ces postes ci-dessus référencés à la fois. Un UX designer devient aussi un designer interactif. Un D.A. devient aussi webdesigner. Un développeur front devient aussi développeur back et intégrateur. Un motion designer devient aussi infographiste et concepteur de datavizs. Un maquettiste PAO devient maquettiste digital.

Si certaines compétences, comme ces dernières, matchent bien ensemble, il vous revient, lors des entretiens d'embauche, de cadrer la définition du poste de sorte qu'on ne vous impose pas l'impossible. Un développeur back-office n'a ainsi rien à faire en tant que motion designer. Et un graphiste n'a pas à monter une base de données. Rappelez toujours que plus on vous en demande, moins vous serez performant à chaque tâche. Et que c'est une fausse économie de croire qu'une personne peut tout faire, puisqu'au lieu de produire, elle sera contrainte de se former perpétuellement pour maintenir une expertise opérationnelle et de produire peu.

Pour les postes cadres, en revanche, il est nécessaire de disposer d'une vision globale du secteur. Mais l'objectif n'est alors plus de produire soi-même, mais de rester en veille afin d'accompagner une stratégie d'ensemble pour le compte d'agences, d'éditeurs, de producteurs ou d'annonceurs. On retrouvera alors la distinction de postes titres tels que Webmaster, pour toutes les spécificités afférentes au Web, online, ou le superviseur d'effets spéciaux qui dirige, lui, un pôle audiovisuel hi-tech. Concernant le digital, un nouveau métier reste à créer, tel que celui délivré à l'issue de la toute nouvelle formation d.i.i.t de 9 mois dispensée aux Gobelins et dans laquelle j'ai l'honneur de proposer mon expertise par ailleurs dispensée aussi au titre de mon activité libérale (Swipe & Swipe). Le spécialiste du digital et des interfaces tangibles pourra alors s'appeler Digitalmaster, Chef digital, Concepteur réalisateur digital, CDO opérationnel (Chief Digital Officer) ... Tout reste à définir. Le métier est neuf et le débat reste ouvert.

mercredi 8 octobre 2014

Adobe Max 2014


Adobe MAX, traditionnel rendez-vous de Adobe sur les évolutions technologiques, dispose d'un site Web à travers lequel quelques séquences vidéos sont disponibles en replay. Retrouvez ainsi les nouveautés du moment en suivant le lien ci-après :

http://max.adobe.com/sessions/max-online/


Le futur par Adobe et Microsoft


C'est à l'occasion de l'événement Adobe MAX 2014 que Microsoft et Adobe ont annoncé un partenariat fructueux destiné à bouleverser le mode de production créatif, ramenant les produits concurrents à de simples gadgets complètement dépassés. Regardez plutôt cette vidéo, c'est Minority Report, en mieux.



Un grand écran tactile devient l'interface de création intuitif et responsive pour tous les pôles de création numérique : audio, vidéo, dessin, PAO. Le système inclue la reconnaissance du mouvement en réalité augmentée. C'est simplement révolutionnaire !

Petit bémol néanmoins, mais provisoire, nous aurons toujours besoin d'une grande précision dans la manipulation des éléments graphiques. Il faudra certainement un peu de temps avant que les outils tactiles n'autorisent autant de finesse et de contrôles qu'une souris et un clavier. L'utilisation d'un dispositif tactile tel que conçu par Adobe et Microsoft se conçoit ainsi plus efficient à travers une approche peut-être plus hybride, qui mixerait une plateforme traditionnelle et un écran polysensoriel. Mais gageons que ce type de déploiement prendra en compte les besoins des utilisateurs professionnels. Nous ne sommes qu'à l'aube de cette nouvelle ère numérique.

Ci-dessous la vidéos de la keynote de Microsoft et Adobe à la presse, que je vous invite à regarder jusqu'au bout. Une belle surprise attend le public.

Apple n'a plus qu'à bien se tenir.

mardi 7 octobre 2014

Edge Animate CC (oct 2014)


Edge Animate vient de recevoir une mise à jour dans laquelle on ne relèvera pas de nouvelle fonctionnalité, mais un moteur Javascript optimisé de 55% de son poids initial. Le code JQuery initialement utilisé est en effet réécrit et comprimé en un seul et unique fichier, limitant aussi les appels de fichiers côté serveur. Du fait de la non correspondance entre les librairies de scripts, entre projets Edge, avant octobre 2014 et à partir de cette version, si vous rééditez un ancien projet, Edge en créer une copie dans un nouveau répertoire pour ne pas risquer de corrompre l'ancien, si toutefois vous souhaitiez revenir en arrière.

Mais attention ! En retirant le JQuery natif initialement utilisé pour Edge, la nouvelle version de Edge Animate rend de facto incompatibles certaines commandes exclusives à JQuery, comme la method animate(), par exemple. Pour continuer de pouvoir utiliser certaines méthodes, vous devez ajouter manuellement le JQuery natif dans le répertoire de travail, comme suit :
  • Téléchargez le script JQuery à l'adresse http://code.jquery.com/jquery-1.11.2.min.js
  • Placez le script dans le répertoire edge_includes/ de votre projet.
  • Depuis la fenêtre de Bibliothèques de Edge Animate, importez ce script.
  • Si vous publiez le projet en faisant Fichier > Publier, pensez à y recopier manuellement le fichier JQuery placé dans la première version de votre projet.
Voici la liste des méthodes JQuery conservées et ne requérant pas la réinstallation de JQuery :
  • addClass
  • append
  • attr
  • bind
  • css
  • each
  • empty
  • eq
  • get
  • hasClass
  • height
  • hide
  • html
  • is
  • offset (Seulement acquéreur, pas d'encadreur)
  • parent
  • parents
  • remove
  • removeClass
  • show
  • text
  • trigger
  • unbind
  • width

  • Autre nouveauté plus productive, celle de pouvoir enfin choisir les répertoires de stockage des différents médias. Une option incontournable si, comme moi, vous aimez jongler entre la fonctionnalité d'exportation Generator de Photoshop et l'animation de vos assets dans Edge. Jusqu'à lors, il fallait placer le PSD dans le projet Edge, ce qui obligeait à le sortir avant publication pour alléger le poids de votre projet, avec les erreurs et les oublis que ce genre de manipulation peut induire. Une nouveau appréciable donc.

    Lors de cette mise à jour. Edge supprime les anciennes versions du logiciel et aucun retour ne semble possible à une version antérieure. La stabilité de cette nouvelle version n'étant pas encore fixée, il peut être préférable de laisser venir les premiers correctifs avant d'effectuer la mise à jour. Dans le cas où vous chercheriez à installer une version antérieure à CC 2014.1, utilisez l'URL suivante :


    Pour en savoir plus sur Edge Animate, je vous invite à vous immerger dans ce site que j'ai conçu pour découvrir Edge :
    www.blenoir.fr

    Pour toute demande de formation sur Edge Animate, consultez directement ma structure :
    www.swipe-et-swipe.fr

    Adobe renforce la mobilité


    Ce lundi 06 octobre, Adobe vient d'activer la mise à jour de la Creative Cloud en y intégrant, en plus des mises à jour de logiciels habituelles, de nouveaux outils mobiles pour vos tablettes et smartphones. Ils transforment la tablette passive en véritable accessoire créatif.


    Color CC est une palette de génération de gamme colorimétrique à partir d'une photographie.


    Draw est un outil de dessin vectoriel sensible à la pression.


    Lightrrom mobile est un utilitaire d'organisation de vos images.


    Line récupère un dessin au trait et en noir et blanc à partir d'une image aux contours marqués. Idéal pour générer du motif, des tampons, des pictos, avant de les retraiter ensuite dans Illustrator.


    Photoshop mix permet d'appliquer des traitements lourds, non supportés par le périphérique mobile, à vos images disponibles sur votre périphérique. Le traitement se fait en cloud sur le serveur d'Adobe avant de remonter dans votre session utilisateur.


    Premiere clip permet de monter rapidement les roughs capturés depuis le périphérique.


    Sketch est un outil de dessin, de type Painter, au format bitmap. Il complète bien Draw.


    Voice est un outil de génération de podcast, adapté au journalisme mobile.


    Pour en savoir plus sur ces nouveautés, découvrez les vidéos de présentation s'y référant, sur Adobe.com :


    lundi 6 octobre 2014

    La Presse et Wordpress


    Publier vers les nouveaux périphérique est onéreux (coûts des licences, création des contenus enrichis, mise en page spécifique). La tentation de recourir à des formats plus ouverts, sans licence, tels que le HTML5, et à un kit standard de publication HTML tel que Wordpress, est-il une si bonne affaire ?

    A l'heure où la Presse peut révéler des difficultés à développer de nouveaux projets, compte tenu du contexte économique actuel, et à l'heure où les éditeurs peuvent être attirés par une expérience pure HTML, il me paraît important de resituer les enjeux. Wordpress c'est bien pour monter des sites Web conventionnels pour pas cher, mais n'a pas vocation à remplacer une appli. Détails :
    • Le HTML est un format ouvert, qui favorise le référencement et l'accessibilité. C'est donc un format surtout adapté pour faire connaître vos créations, les commenter, les hiérarchiser, y faire le buzz pour vendre votre application.
    • Le HTML est un format ouvert et, par conséquent, facile à copier, à contrefaire, à extraire, à s'approprier. Il ne convient pas à la diffusion de contenus protégés.
    • Le HTML est un standard qui peut être lu depuis un navigateur ou intégré au sein d'une application native sécurisée. Si vous utilisez du HTML pour développer des fonctionnalités indisponibles dans vos plugins propriétaires, utilisez vos développements en les intégrant dans les exports natifs et protégés de ces plugins plutôt que sur votre site. En les laissant sur votre site, même verrouillés par mot de passe, vous donnez au lecteur une copie exploitable de votre dispositif de présentation, de la forme et du contenu.
    • Les sites Web ne bénéficient pas de la fluidité ni des performances qu'autorise une application native. Certains contenus animés peuvent apparaître saccadés, instables, lorsqu'ils sont joués depuis un navigateur sur un périphérique mobile.
    • Un site Web dispose d'une limitation en terme de capacité de mise en cache de l'information. Une page chargée peut ainsi se voir chargée plusieurs fois si l'utilisateur va et vient d'un bout à l'autre de la parution avec une latence insupportable pour le lecteur lors de l'affichage des contenus.
    • Un site Web se lit connecté. Des mécanismes autorisent un affichage en off. Mais vous ne parviendrez jamais à reproduire l'intégralité d'un magazine en haute définition incluant des contenus audiovisuels à l'aide de sqlite.
    • Les sites Web ne bénéficient pas d'accès aux achats par les stores ni aux dispositifs d'abonnement proposés par les stores, qui facilitent considérablement l'acte d'achat pour les lecteurs et concourent à amortir plus rapidement votre investissement.
    • L'immersion est moins forte dans votre publication au format Web que via un format natif, du fait de l'imposante lourdeur induite par l'interface du navigateur et de la posture moins attentive qu'un utilisateur peut avoir sur un ordinateur plutôt que sur un périphérique mobile. Le temps de lecture est au moins 4 fois plus court sur l'ordinateur (*comscore), ce qui ne séduit pas les annonceurs généralement engagés à près de 80% du coût de production de votre titre.
    • Une mise en page responsive peut également être utilisée au sein d'une publication digitale native. Le problème se pose dans les mêmes termes que sur un site Web. La priorité est-elle à la forme ou au contenu ?
    Ainsi, votre modèle économique est-il d'offrir du contenu pour renforcer votre visibilité et votre audience (financement par la pub) ? Si oui, publiez sur le Web, les smartphones et les tablettes. Mais pas sur le Web seul, qui naturellement ne suffit pas à canaliser des mobinautes réfractaires à la non ergonomie d'un navigateur mobile.

    Votre objectif est-il de monétiser vos parutions en les vendant ou en vendant des extraits au compte goutte ou par abonnement ? Si oui, privilégiez absolument le format compatible pour les stores, proposé par vos plugins propriétaires. C'est le seul moyen, à moins de programmer en C, de paraître dans les systèmes les plus "bancables".

    Votre enjeu est-il d'offrir un pendant numérique à un projet disponible également au format papier ? De même, utilisez le format natif pour valoriser les expériences mobiles et évitez surtout les réplicats PDF stériles ou les livrets à coins de pages interactifs qui appauvrissant l'expérience numérique en offrant un contenu contracté, pingre, avare, méprisant presque ceux qui ont payé pour y accéder.

    Il n'est bien sûr pas évident de financer de tels déploiements. Mais au-delà de la technique, c'est aussi le positionnement éditorial de votre titre qui doit avant tout séduire votre audience. La technique permet le succès. Mais si le contenu n'est pas mûr, s'il n'est pas identifié et si, bien que qualitatif, il n'est pas valorisé, ce n'est pas une page HTML qui fera tourner votre boutique !

    Voilà. C'était mon message du soir pour les bourriques.

    Formation Réalisateur de Webdoc HTML5


    Swipe & Swipe présente sa nouvelle formation Réalisateur de Web document. Apprenez à créer des présentations audiovisuelles interactives au format HTML5, sans coder, compatibles Web et éditions digitales : http://www.swipe-et-swipe.fr/?c7

    Les formations sur mesure et intra-entreprise de Swipe & Swipe sont éligibles au financement par vos OPCA habituels.

    iPad, iPhone et iWatch sont-il désuets ?


    L'ère du smartPhone et de la tablette est-elle derrière nous ?

    Remarquez l'évolution rapide des usages à chaque mutation technologique. Et inversement, l'évolution technologique induite par la demande d'usages. L'émergence des services sur mobiles aux écrans larges face au succès mitigé de l'iPad cette année, soulève d'intéressantes questions. L'ipad est-il mort ?

    Le téléphone cellulaire des années 90, pauvre en définition et en couleurs, préservait encore notre considération pour les gros ordinateurs. Le smartPhone des années 2008 avait alors absorbé, lui, une partie de nos usages jusque là réservés aux ordinateurs, y compris portables. Le développement de services, vers le début des années 10, induits par des appareils de plus en plus connectés, a développé à son tour le cloud et la miniaturisation des périphériques tels que nous les connaissons à ce jour. L'iPad de 2010 et toutes les tablettes qui lui ont succédées en sont probablement la meilleure illustration. Si de nouveaux produits autorisent des usages, ce sont bien, en revanche, nos usages qui conditionnent le devenir des produits de masse.

    Voici que le smartphone à présent se dote de fonctionnalités de plus en plus aiguisées (applications à maturité, nombreux services connectés, augmentation des performances, extension de la résolution), et devient un appareil productif, bien au-delà de la simple consommation de flux compactes. C'est la phablette, un smartPhone qui, s'il n'est pas trop petit, permet de gérer des annotations, consulter un agenda, lire des informations enrichies et illustrées, consulter un réseau social, un programme télé, piloter son téléviseur, jouer, lire un roman au format epub, etc. C'est la véritable tendance actuelle, annoncée par les premiers smartPhones productifs mais les avions-nous vus (BlackBerry, puis Galaxy Note) ? Cet ancrage productif du périphérique qui s'émancipe avec la miniaturisation des composants et la professionnalisation des services perpétue la loi de Moore mais, nouveauté, place les modèles de smartPhones classiques en porte-à-faux.

    Poursuivons notre investigation. Si le smartPhone tend en effet à absorber désormais les fonctionnalités que l'on venait de réserver aux tablettes (consommation de flux illustrés, interactions bureautiques élémentaires...), que reste-t-il aux tablettes de tailles modestes ? Pourquoi acquérir une tablette si une phablette peut faire l'affaire, en plus nomade et avec téléphonie intégrée ? Là est la question que tout éditeur doit se poser désormais devant l'évolution en cours de nos usages. La tablette, telle que nous la connaissons à ce jour, est-elle pérenne ?

    De même, considérant que la phablette chasse la tablette, la tablette absorbera mécaniquement de plus en plus des fonctionnalités d'ordinateur, de plateforme de travail ou de téléviseur, pour devenir une super console domotique mobile (contrôler l'électronique domestique, suivre un programme à tout endroit de la maison, tachter en visio en famille, virtualiser la hi-fi et les livres de cuisine, et ajouter un clavier dockable ou virtuel pour produire du contenu). Sa fusion avec l'ordinateur central apparaît inévitable. N'est-ce pas déjà la vocation des périphériques hybrides lancés par Microsoft avec la Surface ? Un PC-tablette ? L'avenir de la tablette ne serait-il pas de devenir un des écrans mobiles dockables et domestiques de l'ordinateur/serveur géré en mode cloud, alors noyau central de l'activité au bureau ou à la maison ?

    Revenons au smartPhone. De l'autre côté des usages, si le smartPhone, devenu Phablette, s'étoffe en fonctionnalités, la lecture de flux concis, d'alertes, l'accès à des actions simples de pilotage domotique du quotidien, cherchera inévitablement son support miniature, hyper nomade, plus nomade que le plus petit des smartPhones. Une sorte d'iPod super-mini connecté serait une réponse à de nouveaux usages, connexes à celui d'une phablette et d'un écran tactile géant modulaire. On le voit ici. Le smartPhone semble progressivement remplacé par plus grand ou plus petit que lui. Seul, il ne comble plus les usages.

    C'est là que l'iWatch trouve sans nul doute une place, inattendue, et pourtant tellement superflux au premier abord. Mais regardons comment nos besoins exposent encore nos usages. Si je cherche à activer/désactiver un élément de ma domotique, si je cherche juste à recevoir un flux d'information (le titre d'une dépêche, l'heure d'un rendez-vous, un message vocal, la proximité confirmée d'un taxi alors que je déambule dans la rue et sous la pluie...), un support périphérique très compact, accessible rapidement, que je n'ai pas besoin de sortir, ultra plat, à fleur de peau, montre ou autre, apporte évidement une réponse à un espace abandonné par un smartPhone devenu trop imposant. Mais, si telle est la vocation de l'iWatch, l'iWatch de Apple n'est-elle pas déjà trop imposante ? Un écran d'information pas plus épais ni large qu'un bout de scotch ferait onctueusement l'affaire. L'iWatch, s'il cible bien les usages, apparaît donc déjà désuet, surtout avec une autonomie qui ne dépasse pas 5h.

    Ainsi, fort de cette petite réflexion, constatant l'émergence des phablettes, celui probable des iWacth super mini, celui perceptible des écrans HD tactiles dockables à une station serveur fixe, je m'interroge sur le devenir des tablettes de 10 pouces, des smartPhones de première génération et des maxi montres que nous connaissons et manipulons à ce jour.

    Les tablettes sont à la fois trop compactes pour servir d'outils de production ou d'immersion audiovisuelle. Elles sont à la fois trop imposantes pour servir de périphérique nomade et multitache. Elles ne tiennent ni à la verticale sans un support, ni vraiment à l'horizontal (poids imposant pour une lecture durable). Elles ne disposent pas assez de puissance pour accomplir des tâches productives. Les montres sont trop grandes pour de simples flux d'information. Les smartPhones trop petits pour y lire confortablement et produire quoi que ce soit. Et aucun ne tiennent à la lumière du jour... Il est donc fort à parier que le format actuel de la tablette et autres supports mobiles va progressivement laisser place à de nouveaux périphériques, plus en phase avec les besoins, c'est-à-dire plus étendus ou plus compacts.

    Que cela rassure les acteurs que nous sommes. La fin de l'iPad, de l'iPhone, de l'iWatch, tels que nous les connaissons avant d'éventuelles versions mini doivent surtout nous aider à anticiper l'idée que le contenu requiert une conception flexible de sa mise en forme. Ce qui prime, c'est et ce sera toujours le fonds, pas la forme. Et quel contenu pour quel support ? Voilà une chose au moins qui ne change pas.

    Affaire à suivre.