mardi 26 novembre 2013

Gobelins : une f.i. digital publishing !


L'école des Gobelins, qu'on ne présente plus, ouvre cette année la première grande formation initiale certifiante du secteur de la publication digitale, signée David Tardiveau, qu'on ne présente également plus ; )

Une formation qui arrive dans un marché jeune, ouvert, et qui impose déjà ses standards (ergonomie, formats, outils, économie). Par le soutien de la Chambre de commerce et d'industrie, c'est une nouvelle branche professionnelle qui apparaît également homologuée ! Et vraisemblablement, de nombreux nouveaux emplois à la clef.

Pour ma part, j'aurai le plaisir de vous y retrouver afin de vous transmettre mes connaissances. Première session de cette belle aventure : septembre 2014.

http://www.gobelins.fr/fc2014/multimedia/DI01.htm

Programme de la formation sur 191j (126j + stage en entreprise) :

Module 1 - Les fondamentaux des interfaces interactives tactiles | 8 jours

  • Pour se mettre à niveau sur les techniques relatives aux règles fondamentales de mise en page et de typographie. Découvrir les environnements mobiles dans lesquels vous développerez et conduirez des projets de publication.
  • Les techniques de publication sur supports mobiles tactiles
  • Les devices et OS
  • Le périmètre du digital publishing
  • Les formats de fichiers spécifiques
  • Règles de typographie et de mise en page adaptées

Module 2 - Architecture de l'information et design d'interfaces interactives | 11 jours

  • Organiser, préparer et maîtriser l'architecture et l'information d'un projet
  • Le design d'interface pour supports tangibles
  • Le design interactif
  • L'affordance et l'iconographie
  • L'architecture de l'information et le wireframe
  • La dataviz : comprendre la datavisualisation
  • La synthèse de l'ensemble de ces techniques sera approfondie à travers :
  • Une séance de « reverse engineering »
  • Un workshop (architecture de l'information + design d'interface + design d'interactivité)

Module 3 - Acteurs, économie et gestion de production du digital publishing | 11 jours

  • Le digital publishing s'inscrit dans des environnements variés et met en œuvre des processus de fabrication complexes. Il est donc nécessaire d'identifier les métiers et les acteurs impliqués, de comprendre les étapes et les workflows de publication, et de maitriser la dimension économique de la gestion de production. Il est tout aussi utile de se familiariser avec les modèles économiques émergeants du digital publishing .
  • Marchés, acteurs, métiers
  • La gestion de production en digital publishing : plannification, ressources, budget
  • Les différents modèles économiques du Digital publishing
  • Les processus de publication sur les stores et kiosques (Google Play, AppStore, etc)
  • Des séances régulières de veille collaborative sur l'actualité des usages, des marchés et des acteurs seront régulièrement organisées dans le cadre de ce module.

Module 4 - Les outils du digital publishing | 30 jours

  • Après une mise à niveau sur les logiciels de mise en page et de traitement graphique, vous apprendrez à réaliser et produire des publications à l'aide d'outils et formats standards du Digital publishing.
  • Mise en Page (InDesign, Photoshop, Illustrator)
  • Mise en pratique de mise en page
  • Les outils de production du Digital Publishing (Adobe DPS, Aquafadas, ePub, PDF interactif)
  • La synthèse de l'ensemble de ces techniques sera approfondie à travers :
  • Une mise en pratique de productions au fur et à mesure de la progression d'apprentissage des outils
  • Un workshop (réalisation d'une première publication)

Module 5 - Les overlays du digital pusblishing | 19 jours

  • Les publications réalisées à l'aide des différents outils nécessitent l'intégration de médias, vous apprendrez donc à produire des contenus statiques et interactifs.
  • HTML 5
  • Responsive Design
  • Javascript
  • After Effects
  • Premiere
  • Edge
  • Mise en pratique du HTML 5

Module 6 - Outils de développement intégré | 8 jours

  • Pour enrichir vos compétences en publication numérique, vous serez initié aux méthodes de publication numérique majeures : Titanium, Muse, PhoneGap

Module 7 - Projet | 30 jours

  • Pratique : En binôme, vous devrez concevoir et réaliser un projet de publication numérique dans lequel vous intègrerez les contenus que vous devrez vous-même produire. Cette production devra être publiée sur un store.
  • Théorie : Rédaction d'un mémoire

Module 8 - Stage en entreprise | 65 jours

  • Mai/Juin/Juillet 2015.
  • Aide à la recherche de stage en entreprise.

mardi 19 novembre 2013

SATIS 2013

Le salon des techniques de l'image et du son, cru 2013, a ouvert ses portes cette semaine. Une halle Freyssinet presque vide pour quelques nouveautés sans surprise.

Le 4K
Sony est la star cette année avec son stand dédié au 4K. Suite à quelques échanges, voici ce que j'ai pu obtenir. Ils espèrent en faire un produit de masse, à moyen terme. Si si, ils y croient dur. La 3D est, selon leur propres mots, "un gadget qu'on nous ressort tous les 10 ans et qui ne tiendra pas, que ça ne présente aucun intérêt. On ne peut pas partager une émotion avec des lunettes ! Mais le 4K, ça, c'est du sérieux ! Regardez..."
Il n'est pas exclu que le 4K prenne en effet. Si l'on considère que les directs et les productions numériques seront rapidement disponibles dans ce format, les anciennes productions de qualité pourront être adaptées assez rapidement comme elles le furent au passage du SD vers la HD. Les prix des téléviseurs vont fondre comme ceux des premiers postes HD. Et à la question sur l'intérêt d'une telle résolution alors que le commun des utilisateurs se satisfait aujourd'hui d'une vidéo Youtube ultra compressée, ils ajoutent que c'est là que Sony sortira son arme absolue : "le lecteur de 4K propriétaire Sony qui remplacera votre bon vieux Bluray..." et vos films VOD iTunes trop compressé !


Les accessoires pour Reflex numérique
Quelques stands apportent aussi quelques produits séduisants, comme ces bras flexibles pour Reflex numériques ou volant à hélices. Les belles images sont enfin à la portée de toutes les productions. Mais un goût de déjà vu bien que toujours assez surprenant à voir.

La formation, les logiciels
Puis, un bon quart des exposants se concentre sur la formation, entre écoles spécialisées (Gobelins, INA, Elephorm) et éditeurs de logiciels (Adobe, Avid...). Incontournables pour découvrir les dernières nouveautés en vidéo.

Mais rien de révolutionnaire. A suivre.

mercredi 13 novembre 2013

Adobe Muse décole

Comme Edge Animate, Muse aura mis quelques temps pour s'imposer, mais la mise à jour sortie ce 13 novembre en dit long.

Muse que l'on voyait comme une solution temporaire en vue de combler un trou, et développé en Air, est devenu, en quelques mois, l'outil de prédilection de la plupart des graphistes, codeurs ou non, tant son ergonomie a séduit et ses fonctionnalités élémentaires suffisent pour la plupart des sites vitrines. Les centres de formation misent de plus en plus sur Muse pour accompagner les graphistes vers le Web, autant que sur Edge Animate. Le retour des entreprises est positif. Elles apprécient que leurs maquettistes puissent enfin exporter des pages Web en bonne et due forme, sans leur changer d'habitudes. Pour ma part, j'apprécie l'interconnectivité avec Edge pour convertir les pages fixes en objets animables sans iFrames.

Rappel sur les fonctionnalités du soft :
  • Création de pages statiques sans coder.
  • Ergonomie proche de celle de InDesign avec importation multiple d'images, alignement intelligent, raccourcis claviers.
  • Disponibilité de nombreux modèles de sites téléchargeables depuis Adobe Exchange depuis ce jour.
  • Création d'objets de bibliothèque et de gabarits réexploitables.
  • Disponibilité de composants Javascript pour automatiser la création de galerie d'images, de dispositifs parallaxes.
  • Insertion de liens et modules pointant vers les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Youtube, Google maps, Google+, Paypal, Priterest, Vimeo).
  • Liaisons avec Edge Animate pour y ajouter des animations HTML5.
  • Bonne intégration de formulaires.
A la question sur la nature du code généré, il s'agit de modules JQuery, de CSS, de balises div (malgré une structure HTML neutre sans doctype étendu façon HTML5). Selon les composants ajoutés, quelques appels de scripts peuvent apparaître directement dans le corps de la page, mais rien de bien gênant pour des sites Web à vocation de vitrines ou événementiels. Plutôt un bon outil donc, sur lequel on peut désormais compter. La liste des nouvelles fonctionnalités engage Adobe sur une vision absolument durable du logiciel. On peut donc compter sur lui.

Rappelons que Muse est un logiciel qui s'exécute sur votre ordinateur comme tout autre logiciel de la suite CC. Il n'est pas nécessaire d'être connecté en permanence pour l'utiliser. Il est disponible seul ou dans l'abonnement complet de la suite créative.

Pour télécharger un exemple de site généré par Muse, consultez la page didacticielle suivante :
https://helpx.adobe.com/fr/creative-cloud/learn/start/muse.html

dimanche 10 novembre 2013

Les Dataviz


Un dataviz, ou data visualisation, est une animation qui reprend des données sous une forme didactique et plus graphique qu'un tableur ou qu'un affreux slide Power Point. Voici un brillant exemple de dataviz belge intitulé "Sans lendemain", sur l'enjeu énergétique et économique de notre civilisation (durée 30'), par le réalisateur Dermot O'Connor.



Les dataviz sont généralement réalisés grâce au concours de bons auteurs journalistiques et de bons motion designers, lesquels utilisent principalement After Effects et Flash pour ce faire. Le format est vidéo et demeure, de ce fait, compatible avec tous les canaux de diffusion (Web, application mobile, magazine interactif, réseaux sociaux, TV, cinéma, mobilier urbain). Lorsqu'il se résume à une image fixe, Photoshop ou Illustrator suffisent à le mettre en forme. Si on souhaite rendre le projet interactif, Edge Animate conviendra désormais (en lieu et place de Flash Pro jusqu'ici pressenti).

Les dataviz peuvent ainsi arborer des formes plus élémentaires ou sophistiquées.

On les découvre dans des images fixes faciles à partager.
http://dataviz.tumblr.com/

On les découvre dans des infographies interactives :
http://dataviz.rennesmetropole.fr/quisommesnous/index-fr.php


samedi 9 novembre 2013

Ouest-France mise sur les tablettes


Cette semaine, le premier quotidien de France vient de proposer un journal pour tablette, de forme et de contenu différents du quotidien numérique initialement diffusé au format PDF. Une révolution dans la presse, qui conçoit enfin que le support tablette offre des perspectives nouvelles d'écriture et de mise en forme, par rapport aux supports traditionnels, papier et même Web.

L'application se nomme L'édition du soir et est disponible à l'adresse suivante :
https://itunes.apple.com/fr/app/ledition-du-soir/id728307840

Même si je ne suis pas l'initiateur de ce projet, je suis heureux d'avoir participé aux échanges qui ont précédé cet événement, lors d'interventions répétées en formation, effectuées il y a plus de 2 ans. Mais c'est bien la rédaction et la direction du journal qui ont initié ce projet.

La problématique était d'exister plus efficacement sur le Web. La meilleure stratégie était de déployer un contenu exclusif vers les plateformes mobiles et les tablettes.

Ouest-France a choisi de travailler à partir de 2 technologies, un moteur de publication belge lequel permet de générer le quotidien à la volée et Aquafadas, pour les périodiques et les éditions les plus enrichies.




jeudi 7 novembre 2013

Quand la CCi promeut l'évasion fiscale

Cela ne s'invente pas.

Mercredi 6 novembre 2013 a eu lieu, 27 avenue de Friedland, en face du jardin du prestigieux hôtel Salomon de Rotschild à Paris, dans les locaux même de la CCi (Chambre de commerce et d'industrie dont les missions sont financées par les impôts des sociétés localisées en France), la grande journée Google pour les Pros, société qui planque ses bénéfices justement dans les paradis fiscaux. Cherchez l'erreur.

Une autre étrangeté, ce jour-là. On pouvait s'interroger sur le fait que Google a présenté toutes ses actions sur des ordinateurs Macintosh, solution concurrente s'il en est des solutions de Google. Mais, on se remémore alors bien vite que Apple, comme son homologue Google, place aussi ses bénéfices dans les mêmes paradis fiscaux que ce premier. Tout va bien donc !

Pour couronner ce spectacle affligeant des évadés du fisc, pour les petits contribuables invités à cette réunion que nous étions, si par chance vous aviez pu obtenir un contact sérieux auprès d'un Google influenceur, vous releviez sur sa carte de visite (voir ci-dessus) une adresse qui en dit long.

Payez, mes frères, payez pour nous ! R. Devos

mercredi 6 novembre 2013

Comparatif logiciels HTML5 Adobe


Quel est le point commun entre Adobe Muse, Adobe Dreamweaver, Adobe Edge Animate et Adobe Flash ? Outre la marque de l'éditeur, ils exportent bien tous les quatre au format HTML5. Mais alors, comme on me le demande souvent (d'où ce post), lequel choisir et pour quel usage ? Un seul ne suffirait-il pas ?

Adobe Muse
Muse est un logiciel facile, ergonomique, de mise en page sans coder et de standard XHTML. Il n'anime pas. Il ne permet pas de développer des actions personnalisées. Il ne gère pas intrinsèquement les typographies avancées bien qu'il reste possible de les intégrer par du code. Mais il possède des librairies et des composants qui mâchent rudement bien le travail. Le tout en reprenant une ergonomie proche de InDesign. C'est un doux mixage entre Dreamweaver et InDesign, pour ainsi dire, en ne gardant que ce qui est utile pour créer des sites plaquettes. Il est adapté à la création de sites HTML d'aspect fixe. Idéal pour débutants ou experts fait-néants.

Adobe Edge Animate
Edge Animate permet de déployer des librairies avancées de typographie (Google font, Typekit), des animations HTML5 véloces (distorsions, rebonds, simili 3D), et de l'interactivité avec un codage très digeste pour un designer. C'est l'animation par excellence. Exit Flash SWF. Edge Animate remplace le format Flash SWF maintenant absent des périphériques mobiles. Attention si vous souhaitez intégrer des animations Edge dans Muse. C'est possible mais le standard Muse est XHTML et Edge HTML5. Pour mixer les deux, Adobe propose la solution de l'iframe, intégrée au logiciel Muse et transparente pour l'utilisateur. Pour un insert plus sémantique, optez pour une page dédiée et vide que vous complèterez dans Edge ou montez votre page HTML5 à la main dans Dream.

Adobe Dreamweaver
Dream est un outil de mise en page qui apporte, en plus de Muse, la partie code. C'est un outil adapté pour monter des pages sophistiquées basées sur des structures sémantiques complexes. Il serait idéalement utilisé pour réaliser des sites portails éditoriaux si ces derniers n'étaient pas montés plutôt avec des CMS gratuits. On peut s'interroger donc sur l'utilité de Dream dans un flux de production réel. Il demeure néanmoins un outil intéressant pour personnaliser si besoin une page dans un site dont on n'a pas la main sur une interface d'administration pour ce faire. Utilisateurs avertis.

Adobe Flash Pro
Flash exporte toujours au format SWF, de moins en moins prisé, et pour cause, son player est absent des périphériques mobiles. Mais, il exporte aussi dans des standards HTML5 et sous la forme d'applications fixes ou mobiles. Parmi les standards HTML5, nous avons outre la vidéo, les spritesheets (suite d'images animées) et le Gif animé, le standard Canvas qui permet d'animer et déployer une interactivité sur des objets graphiques de rendu bitmap, en 2D ou en simili 3D. Non codeurs s'abstenir sauf si vous travaillez en binôme. On l'utilise uniquement dans un workflow dit de gaming ou pour la création de bannières HTML5. Comparativement à Edge Animate qui publie au bas mot 200ko de scripts minimum pour une scène, Flash ne code que ce qui est utile lors de l'export HTML5 Canvas. Ainsi, une bannière, qui ne doit jamais excéder quelques dizaines de kilos, sera plus facilement gérable via Flash, comme ce fut le cas déjà en SWF.

Quid de Photoshop, Illustrator, InDesign et Edge Reflow ?
Les logiciels graphiques permettent d'exporter les images découpées voire de générer les pages HTML mais sans aucune liaison ni interactivité. Si vous devez produire un site, il ne suffiront pas. Edge Reflow, en revanche, est un outil qui permettra de rendre vos maquettes responsives (élastiques). Reflow complète allègrement Photoshop par exemple, surtout en version CC très productive avec l'export automatique des images depuis Photoshop vers Reflow. Mais, de même, pour créer les connexions et enrichir vos pages, Reflow ne suffira pas. D'où ces quatre solutions que je viens de détailler.

Ainsi, si vous souhaitez réaliser des sites comme on monte des pages en PAO dans InDesign, c'est Muse. Si vous voulez animer et rendre votre projet plus vivant et personnel, pour des vitrines sympas ou des sites plus graphiques, c'est Edge. Si vous réalisez des interfaces de jeu, c'est Flash. Et si vous souhaitez créer manuellement un site complexe à s'en arracher les cheveux alors que des CMS existent, c'est Dream ; )