dimanche 30 juin 2013

Hadopi : les chiffres

Le journal du geek relate les données publiées par Hadopi, bilan de leur activité depuis sa conception en 2007 à sa mise en oeuvre effective fin 2009.

L'article du journal du Geek :

http://www.journaldugeek.com/2013/06/26/hadopi-chiffres-streaming-direct-dl/

L'enquête de Hadopi au format PDF :

http://hadopi.fr/sites/default/files/page/pdf/HADOPI-OPINION-WAY-26062013-Carnet_de_consommation.pdf
  • Dans ce rapport, les médias sont pour 49% consommés après téléchargement malgré une offre (Youtube) favorisant amplement le streaming.
  • 1 consommateur sur 4 possède un abonnement à un agrégateur d'oeuvres culturelles (Deezer, Canalplay, Spotify...). Les offres éditorialisées fonctionnent donc très bien face à la jungle du Web 2.0.
  • Près de 2/3 des utilisateurs sont prêts à payer pour une oeuvre si elle en vaut la peine et 42% d'entre eux ont déjà acheté une oeuvre dématérialisée.
  • Le paiement à la carte est préféré pour les téléchargements mais l'offre actuelle ne semble pas encore répondre à cette demande. D'où le succès indirect des offres par abonnement et de streaming.
  • Parmi les oeuvres payantes, ce sont les livres, puis la musique, qui s'en tirent le mieux. Les films et la vidéo sont consommés gratuitement, illégalement et en streaming, pour la plupart, faute probablement à l'indisponibilité d'une offre légale et de qualité convaincante.
  • Les oeuvres consommées en numérique par les français sont majoritairement internationales, sauf pour les livres et les bandes-dessinées, françaises à 50%. Les livres et les BD sont principalement acquises depuis Amazon, La fnac et iTunes.
  • Les séries attirent une grande partie du public. La chronologie imposée par les diffuseurs traditionnels impose un rythme et une distance entre les épisodes insupportables pour les fans qui cherchent à poursuivre plus rapidement leur expérience sur le digital.
Les chiffres mentionnent une consommation cependant encore très ancrée sur les contenus réels. Mais rappelons que seulement 12% des foyers sont actuellement équipés de tablettes alors qu'ils seront plus de 45% en 2015. La tendance devrait donc rapidement s'inverser, au bénéfice des oeuvres de qualité et à la carte, selon ces mêmes statistiques.


mercredi 26 juin 2013

RWD : Le Responsive Web Design


L'agence Shiva communication vient de publier un slide traitant des préjugés concernant le responsive web design. Outre la technique employée, assez sympa pour du HTML (beaucoup de Javascript et un peu de CSS), l'agence nous rappelle qu'une bonne écriture responsive est d'abord une réflexion sur l'objectif d'un projet et l'idée que le Responsive ne fait pas tout.


Pour accéder directement à la présentation, consultez l'URL suivante :
http://slid.es/shivacom/rwd/embed

mardi 25 juin 2013

Formation : Adobe DPS

Voxpedago, que nous venons de citer dans le précédent article, possède également un site dédié à l'apprentissage de la solution de publication digitale Adobe DPS. Vous y trouverez même une palette d'aide à installer dans InDesign pour vous accompagner en production.


Pour accéder à ce site, utilisez l'adresse suivante :

http://www.voxpedago.com/

Formation : les certificats Apple

Voxpedago est un nouvel éditeur de supports de formation, lequel vous propose des plugins assistants pour vos logiciels graphiques et des livrApps pour apprendre, pas à pas, depuis la tablette qui accompagne votre écran d'ordinateur. C'est un service initié par mon ami David Tardiveau, de l'école des Gobelins. C'est donc du bon, mangez-en !

Le premier numéro digital traite de la génération des différents certificats requis pour publier une application sur l'App store. Nous avions déjà détaillé ces procédures complexes sur notre blog. Vous trouverez dans cette parution l'ensemble des étapes clairement décrites et proprement mises en page, à l'adresse suivante :

https://itunes.apple.com/fr/app/cle-p12/id659285980?mt=8

Voici quelques écrans de ce nouveau format pédagogique incontournable. Et en plus, ce numéro est gratuit. Partagez !






TV connectée : Netflix


Netflix est un service de VOD disponible quasi uniquement dans les pays anglo-saxons. Initialement un simple loueur de films DVD, il est en train de devenir le canal de diffusion préféré des américains, au point que les institutionnels français cherchent à développer le leur.

Le CNC en effet attribue une enveloppe significative à qui saura proposer un tel service. L'intérêt ? Eviter que la dérégulation annoncée par Bruxelles, sur notre spécificité culturelle française, ne se fasse littéralement absorbée lorsque Netflix aura le feu vert de Bruxelles pour déferler sur nos côtes.

Actuellement, rappelons que notre spécificité culturelle impose une chronologie de la diffusion des oeuvres à travers tous les médias et, accessoirement, une taxe sur les ventes, utilisée pour financer  la diversité des oeuvres. Avec un nouveau diffuseur, autorisé, au nom du libre échange et de la concurrence, à vendre du film et des shows TV sans respecter la chronologie des médias ni notre système localisé de cofinancement des productions audiovisuelles, c'est tout notre système qui implosera laissant place uniquement à des oeuvres dont le modèle économique rivalisera avec celui des américains.

En attendant que nos institutions parviennent, donc, à développer leur propre Netflix, nous concevons déjà l'évolution programmée de notre modèle de télévision. Bientôt, nous regarderons nos programmes en effet à la demande, partageant avec nos proches nos émissions favorites, les commentant en temps réel sur nos tablettes. La grille linéaire de papi ne servira plus qu'à placer des liens vers les services de VOD, entre une ou deux pages commerciales.

lundi 24 juin 2013

Réseaux sociaux : 32 millions d'accrocs


Mediametrie vient de publier le baromètre d'utilisation des réseaux sociaux en France. Ce sont 32 millions de français (environ 50% de la population) qui utilisent presque quotidiennement ces agrégateurs :

http://www.mediametrie.fr/comportements/communiques/barometre-annuel-des-reseaux-sociaux-3eme-vague.php?id=886#.Uch-8j699Rd

Selon l'étude, les utilisateurs suivent volontiers les marques (20%), ce qui renforce directement la fidélisation marque-consommateur. Pour ce faire, les marques ne lésinent plus sur la production d'oeuvres afin de renforcer cette relation privilégiée. Un pas de plus vers la création sponsorisée est donc franchi.

Chaque réseau est utilisé spécifiquement : Facebook, avec famille et amis. C'est le nouveau Powerpoint ! LinkedIn et Viadeo, pour les relations professionnelles. Et Twitter, pour suivre les influenceurs, ceux qui font la tendance, les célébrités.

Sans grande surprise, le Web, maintenant, c'est dans les réseaux sociaux que ça se passe, ce n'est vraisemblablement plus dans les sites ! La preuve en est que si vous lisez cet article, vous l'avez probablement vu depuis un de ces réseaux.

La nouvelle stratégie de communication des marques et des institutionnels, mais aussi des créateurs, des producteurs et de toute entité communicante, serait donc, selon ces chiffres, de produire des contenus pour les réseaux, qui soient impactants et partageables : des vidéos, des astuces, des analyses, des jeux, des animations, des infographies, des applis pour mobiles ! Et de limiter de facto le site Web père à une simple pagination institutionnelle de la même façon que l'imprimé, vers la fin des années 90, avait déjà été délaissé pour le Web.

Pour quelles raisons ? Nous l'avons déjà soulevé sur ce blog. Le Web traditionnel pullule de pages qu'il faut bien organiser et Google ne suffit plus. Les réseaux sociaux semblent prendre à leur charge une partie de cette vocation éditoriale, bien qu'encore très insuffisante eut égard au positionnement des marques elles-mêmes ou des diffuseurs (TV, presse, éditeurs) et compte tenu du besoin des utilisateurs d'accéder rapidement à un contenu efficace. L'autre motif est que le Web en HTML5, faut-il le rappeler, paraît bien fade face à celui qu'un public friand d'événementiel a connu au beau milieu des années 2000. Mais, comme le dit si bien l'adage : rien ne se perd, tout se transforme. Si les sites deviennent peu bavards, les plateformes de consultation et de partage (tablettes, smartPhones, youtube, pluzz), elles, prospèrent !

vendredi 21 juin 2013

Flash Pro CC : fonctions abandonnées


Si vous installez les mise à jour de la creative cloud, vous noterez que Flash a connu un grand nettoyage. Voici la liste des fonctionnalités abandonnées. Quelles dispositions prendre ?
  • support des langages AS1 et AS2 (Support for ActionScript 1 and 2)
  • textes TLF (TLF Text: If your FLA, created with an older version of Flash Professional, contains TLF Text, then HellCat converts it to Classic text automatically on opening the FLA)
  • éditeur de mouvement (Motion Editor: Motion paths will be retained)
  • fenêtre Projet (Project Panel)
  • édition via Photoshop (Launch & Edit, L&E Photoshop works)
  • impression (Printing)
  • outils Segment et Liaison (Inverse Kinematics/Bone Tool)
  • fenêtre d’accessibilité, car déplacée dans la fenêtre de propriétés (Strings Panel)
  • fenêtre de comportements AS2 (Behaviors Panel)
  • outil Déco Valérie Damidot (DECO Tool)
  • annulation au niveau objet (Object-level undo)
  • correcteur orthographique (Spelling Panel)
  • fenêtre d'exploration d'animation (Movie Explorer)
  • simulateur de chargement à la publication (Bandwidth profiler)
  • Import/export Flex FXG (FXG Import/Export)
  • volet d'exploration ActionScript de la fenêtre Actions (Actions Toolbox)
  • librairies partagées au format SWC (CSXS)
  • éditeur de couleur Quick Time (Kuler Panel)
  • partage d'écran (Share My Screen)
  • scripts d'automatisation des taches au sein de Flash Pro en Javascript : JSFL (Code Hinting for JSFL)
  • points de repère sur les vidéos FLV (Video Cue Points)
  • sous-titrage vidéo FLV de description des scènes (Close Captioning)
  • lecture de la vidéo dans l'interface de Flash Pro (Video Playback onstage)
  • Device Central, ancien simulateur de périphériques et de navigateurs, désormais remplacé par Simulator (Device Central)
  • Option de personnalisation du panneau Outils (Customizable Tools panel)
  • glisser-déposer depuis la scène ou depuis une application tierce, vers la bibliothèque, pour convertir un objet en symbole (Drag-and-drop from stage to Library or another application)
  • importation SWF dans le scénario (Importing SWFs)
  • importation des formats d'image BMP, Tiff, Autocad (Importing some bitmap formats (BMP, TIFF, AutoCad))
  • importation des formats audio Aiff, sound designer, around AU, Adobe sounds documents (Importing some sound formats (AIFF, Sound Designer, Around AU, Adobe Sounds Document))
  • métadonnées XMP (File Info (XMP Metadata))
  • projecteurs Mac et Windows, désormais exportés via Air (Projectors)
  • format d'importation PNG de Fireworks (Fireworks PNG Import)
  • fonctionnalité d'enregistrement Mpg-4 F4V liée à Media server (Post Processors)
  • données xml liées par ID commun permettant la saisie automatique d'un champ de formulaire (Data Binding)
  • lecture dynamique des métadonnées des fichiers liés par xml (Data Source)
  • assistant de code (Script Assist)
  • importateur Freehand (FreeHand Importer)
  • outil pinceau pulvérisateur (PicWhip)
  • sauvegarde automatique (Auto-Save)
  • option de compilation contextualisée (Conditional Compilation user interface)
  • publication Air pour TV connectées et matériel électronique domestique (AIRN Adobe AIR for Digital Home)
Comme vous pouvez le lire, ce qui pouvait retenir les usagers de Flash sur de la pure animation a été retiré (éditeur de mouvement, outil segment, cuepoints vidéo). Pour animer avec vélocité, on préférera sans doute After Effects. Et pour l'interactivité, soit After Effects couplé à un outil tel que Klynt, soit Edge tools, qui génère des animations pures CSS, donc par nature moins universelles.

Pour comprendre cette orientation, nous devons rappeler que l'animation sur le Web va de plus en plus être réservée aux nouveaux standards HTML5 pour lesquels Edge et After Effects répondent. Et qu'il était nécessaire, afin de repositionner Flash comme un outil réellement utile, de faire table rase avec des fonctionnalités jugées désuètes par Adobe et qui rendait le produit réellement instable. Recodé en 64 bits, Flash tient enfin vraiment la route. Mais alors, sans les fonctionnalités avancées d'animation, à quoi sert Flash désormais ?

Flash doit à présent être pensé comme une solution qui permet de décliner un projet interactif original en application de bureau et en application mobile via l'exportateur Air. Il est complexe de développer une application avancée en AS3 pour Air, c'est vrai, mais pas plus qu'en langage natif et au moins, vous ne codez qu'une fois. Cela reste accessible, en revanche, de travailler sur des présentations simples incluant peu d'interactivité, pour tous les devices.

Une nouveauté essentielle de Flash CC, c'est aussi l'export vidéo à partir de Media Encoder. L'ancien moteur Quick Time qui ternissait vos animations a été abandonné au profit de la richesse des codecs de Media Encoder. Pour animer vers la vidéo, vers un standard HTML5 donc, avec Flash CC, c'est désormais open bar.

Reste que nous continuerons d'apprécier l'animation des propriétés 3D à partir des interpolations de mouvement. On regrettera sans doute le plus l'absence, espérons-le provisoire, de l'éditeur de mouvement, qui permettait d'introduire des points d'inflexion sur les trajectoires d'animation des propriétés, afin de produire des effets véloces de rebond, d'amortissement, d'accélération.

La prise en charge des cuepoints n'existe plus non plus. Pour synchroniser des actions avec la vidéo, sans coder et en HTML5, je vous invite à lorgner du côté de Klynt.

Pour résumer, Flash servira désormais à animer et exporter en vidéo ou en application fixe ou mobile. Seules quelques bannières Web persisteront à utiliser le format SWF, le seul format encore assez compressé pour déployer rapidement et efficacement de belles animations 3D.

Si vous avez effectué la mise à jour vers Flash CC et souhaitez poursuivre avec d'anciennes fonctionnalités, effectuez également la mise à jour de Flash CS6 autorisée à partir de votre abonnement, et conservez les deux versions sur votre poste de travail, tant que la nouvelle mouture n'inclura pas toutes les fonctionnalités attendues pour parfaire ses animations.

mercredi 19 juin 2013

Adobe ou Aquafadas ?


Malgré les posts réguliers que je publie sur ce blog au sujet des complémentarités entre les outils Adobe et Aquafadas, de nombreux responsables impliqués dans les systèmes de publication digitale et utilisateurs continuent de me questionner sur la pertinence de telle ou telle solution. Laquelle convient le mieux ? Laquelle choisir ? Petit rappel donc : Les deux, mon capitaine ! Les deux sont incontournables.

1) Adobe Creative Cloud
La solution Adobe Creative Cloud offre une suite connue de tous les graphistes et disponible dans la plupart des studios et des agences. Elle donne par conséquent une grande promesse d'employabilité pour tous les utilisateurs abonnés au fameux cloud puisque si vous maîtrisez Adobe, vous avez de bonne chances de correspondre aux profils attendus par les employeurs.

La solution Adobe DPS bénéficie en outre d'une bonne intégration avec Indesign et Acrobat.com qui rassure les maquettistes et simplifie la gestion des publications. Le déploiement d'une publication est élémentaire chez Adobe. Une bonne connaissance de InDesign reste cependant nécessaire car les fonctionnalités interactives sont réparties au travers de nombreuses fenêtres natives du logiciel.

Les tarifs Adobe permettent enfin de publier gratuitement ses premières parutions sur la plateforme d'Apple iOS, à condition de disposer de l'abonnement cloud. Abonnement que nous aurons tous acquis sous peu, devant le fait véritable des avantages que le cloud introduit pour ses utilisateurs surtout en multimédia. Adobe offre par ailleurs une solution qui gère intrinsèquement les gros téléchargements puisqu'ils hébergent eux-mêmes les projets (d'où le coût relatif plus élevé et progressif par numéro), ainsi qu'un système de tracking d'audience éprouvé, incontournable pour les gros diffuseurs. Le ticket d'entrée pour Android reste cependant élevé (4700€/an).

2) Aquafadas
L'offre d'Aquafadas permet, en plus des options classiques d'interactivité identiques à celles de Adobe DPS, d'ajouter des fonctionnalités développées sur mesure qui séduisent les petits et les grands comptes, à condition de participer économiquement au développement du plugin. Une opportunité intéressante pour les éditeurs qui veulent se démarquer sans déployer en interne une équipe de programmeurs, onéreuse. De fait, les utilisateurs qui maîtrisent aussi Aquafadas élargiront leur éventail d'employabilité, particulièrement sur le territoire français ou de grands groupes de presse font confiance à la société montpellierenne devenue internationale et donc, fiable, depuis le rachat par Kobo, premier diffuseur numérique du monde.

Si le modèle économique de Adobe est proportionnel au nombre de chargements, celui d'Aquafadas demeure quasiment fixe. Il peut ainsi apparaître plus onéreux pour les utilisateurs qui ne diffusent, en quantité limitée, que sur iOS et qui préféreront la solution Adobe. Mais il devient plus accessible si on souhaite démarrer aussi avec un export vers Android et dès qu'un nombre important de chargements est effectué. 500 euros sont requis par an, en effet, pour un kiosque chez Aquafadas, et par store, et rien de plus.Un tarif fixe à relativiser si l'on ajoute le coût de la maintenance d'un serveur Web dédié assurant la diffusion des magazines, non géré initialement par Aquafadas sauf sur demande et avec un coût supplémentaire.

D'un point de vue ergonomique, Aquafadas a fait de nombreux efforts et le plugin est à présent stable et demeure facile à prendre en main. Le fait qu'il soit une extension non native de InDesign oblige naturellement l'éditeur à rassembler toutes les fonctionnalités dans une seule fenêtre, ce qui aide complètement les néophytes de InDesign à prendre en main le logiciel et le plugin. Toutes les options interactives sont en effet rassemblées. On ne peut pas se perdre.

Dans les deux cas, Adobe intègre parfaitement les animations réalisées avec MotionComposer, autre solution HTML5 de Aquafadas. Et Aquafadas intègre également les animations Edge ou After Effects de Adobe. Une solution n'enferme donc pas forcément son utilisateur. En revanche, une publication Adobe ne peut être mélangée à une publication Aquafadas et inversement.

Pour résumer, Adobe pour une sortie 100% iOS ou pour de gros tirages avec un tracking d'audience intégré, surtout vers les éditeurs anglo-saxons, et Aquafadas pour un ticket d'entrée plus accessible vers toutes les plateformes et une plus grande personnalisation de l'interactivité, surtout vers les éditeurs français.

Etant donné l'utile complémentarité des produits, et étant donnée la probable impartialité nécessaire de chaque maquettiste du fait de sa nécessaire employabilité, je ne saurais donc que trop conseiller aux maquettistes et designers de s'approprier les deux solutions afin de palier, selon le contexte de production, aux usages de leurs commanditaires. Les formations sur ces solutions ne sont pas longues. Et les stages en centres agréés sont en plus pris en charge par tous les OPCA. Alors, pourquoi s'en priver ?

mardi 18 juin 2013

Coca-cola : le mensonge marketté

La nouvelle trouvaille du géant du soda ne vous a pas échappée. Il est désormais possible de personnaliser sa canette de soda avec son prénom. Mais qu'on s'entende bien. Le caractère vernaculaire vu par l'industrie agro-alimentaire n'a en réalité rien de vernaculaire. Ce n'est qu'un leur. Le produit reste le même.

Même avec un joli prénom, votre soda ne reste en effet jamais qu'un soda, offrant uniformément le même goût et le même contenu d'un bout à l'autre de la planète.

La véritable trouvaille eut été peut-être de permettre à chacun d'y introduire sa propre saveur et ses propres ingrédients. Nous sommes loin du compte !

Le design qui usuellement révèle un produit est loin de nous informer, ici, sur les goûts personnels de chaque nom ayant signé la bouteille. Le design, pour ainsi dire, ne révèle dans cette logique pseudo vernaculaire, en rien, le contenu. C'est donc par définition un mauvais design.

Si, malgré tout, cette campagne relance un temps soit peu les ventes de canettes, elle peut effectivement apparaître comme une bonne campagne commerciale, mais n'en demeure pas moins une mauvaise campagne artistique. L'un n'empêche pas l'autre. Cela n'est bien sûr pas dramatique. Mais il me démangeait de le souligner.

La culture des vérités arrangées semble intrinsèque à la marque aux cannettes rouges. Après qu'on nous fasse avaler que boire un soda dans une bouteille en aluminium est bon pour la santé, que le produit classique ou avec édulcorant garde le même goût, nous faire entendre que changer d'étiquette c'est personnaliser le produit, chacun finira par se faire son opinion. 

Personnaliser son coca, ce n'est pas simplement personnaliser son étiquette ! Moi, je le personnalise avec un quart de Pulco ou un tiers de Perrier ou un jus de citron vert fraîchement pressé ! Ca, c'est de la créa ! Et comme au passage je me flingue mon estomac, en plus, c'est Rock-n-roll ! Yeah !

lundi 17 juin 2013

Annecy 2013 : MIFA

Le festival international du film d'animation d'Annecy vient de s'achever. Conjointement au festival, le MIFA offre une vitrine pour les producteurs d'animation. Petit bilan de ces rencontres professionnelles à 400 euros le ticket d'entrée, complémentaire des interventions également rondement menées en amont du MIFA par Jérôme Chouraqui de The Media Faculty.

1) L'expérience transmédia diffère selon les productions
La crise qui touche le monde de la production audiovisuelle n'épargne pas le dessin-animé. Mais c'est peut-être elle qui innove le plus, selon le profil des producteurs, plus ou moins dépendants des chaînes de télévision qui payent ces mêmes productions pour diffuser de la série.

Les producteurs qui ont su diversifier leurs projets en évitant de rester pieds et poings liés à la difusabilité de leurs créations sur les grandes chaînes de télévision sont en effet, par nécessité, les plus avancés sur les nouveaux médias. La création à destination des tablettes (BD animée, gaming, replay) ou la production sponsorisée (mécénat de marques rognant sur la clientèle des diffuseurs, placement de produit, films institutionnels époustouflants pour agences de com), semble être en mesure de pouvoir sauver une industrie dont le principal financeur (la télévision) ne parvient plus à tenir ses engagements. Dans cette configuration, ce sont les producteurs les plus indépendants qui parviennent à offrir l'expérience la plus originale et finalement lucrative.

Inversement, les productions les plus attachées à la vente de séries sur les chaînes déploient un arsenal d'innovations sur les nouveaux canaux uniquement sous pression de ces chaînes, afin, d'abord, de ramener l'audience vers celles-ci. Ainsi, les producteurs classiques de séries animées privilégient les expériences qui ne fonctionneront que si l'on regarde aussi la série diffusée sur la télévision (un jeu dans lequel on ne trouve la réponse que dans un épisode télédiffusé, par exemple). L'expérience transmédia s'arrête ici à la frontière de la télédiffusion.

Comme de coutume, l'innovation ne vient jamais de ceux qui sont en place. Comme dans l'industrie du livre, ce sont les indépendants qui risquent de bouleverser le plus les habitudes.

2) Dreamworks vs Pixar
Chaque année, les studios hollywoodiens attirent les regards. Alors que Dreamworks additionnait les interventions mêlant scénario, storyboarding, storytelling, créativité, Pixar s'en tenait à des considérations purement techniques de rendu d'image 3D. Le nouveau film court de Pixar (The blue umbrella) révèle l'impressionnante faculté de rendu réaliste du moteur Raytracing de Pixar. Mais bien qu'elle propose des images époustouflantes de réalisme (pluie battante et reflets de carrosseries dans des flaques d'eau), elle laisse pantois le spectateur quand à leur conception de ce qu'est l'essence de l'animation. Les parapluies animés ne sont en effet que des objets inertes qui suivent des trajectoires, customisés par des lypsinchs 2D collés sur une forme figée. Même avec un beau rendu, on perçoit encore l'esbroufe chère au studio.

3) La spécificité culturelle française
Aurélie Fillipetti, ministre de la culture, est enfin intervenue le 14 juin, jour de l'annonce du maintient provisoire de la spécificité culturelle française dans la négociation trans-atlantique du libre échange. Elle  a concédé l'importance de la spécificité française sans laquelle la conversion des canaux traditionnels de diffusion vers un Netflix à la française ne pourrait se faire. En somme, c'est un peu reculer pour mieux sauter. Bientôt en effet, tout sera disponible directement en VOD emportant avec, nos chaînes traditionnelles et le cinéma. Annonce qui n'est pas sans faire échos à celles lancées par Spielberg et Lucas, eux-même, la même semaine, sur la mutation incontournable de l'industrie cinématographique vers un cinéma très haut de gamme à 50 ou 100 dollars la place face à un Netflix grandissant.

mardi 4 juin 2013

Futur by Stark : écriture transmédia

Le documentaire Futur by Stark, produit par Elephant doc, Ubik, Arte France, et diffusé ce mardi 4 juin 2013 sur Arte, proposait une écriture spécifique sur différents écrans simultanément et en différé. Un beau projet très probant.

Le projet utilise intelligemment le Web comme écran secondaire. Ainsi :

Il a suffit d'accéder au site Web http://futur-par-starck.arte.tv/ pendant l'émission, sans QRCode, sans box interactive, sans smartTV. Rien de tout ce superflu ! Juste une page Web. Le site Web en question n'est ni plus ni moins qu'un site animé en HTML5, ou chaque scène succède à une autre. Mais avec néanmoins la possibilité d'y naviguer d'avant en arrière, par un simple swipe latéral ou à l'aide des flèches du clavier, à la manière d'une publication digitale.

L'originalité de la navigation de ce projet repose surtout dans la possibilité, à tout moment, d'accéder à un instant précis du documentaire animé, en insérant un numéro diffusé en direct sur l'écran de télévision, lequel représente le timecode permettant à l'animation Web d'être synchrone avec l'émission télévisée, si on le souhaite, ou d'être jouée librement si, au contraire, on préfère revenir sur une information manquée ultérieurement.

Pour revoir l'animation, consultez le site du programme à l'adresse suivante :
http://futur-par-starck.arte.tv/

Perrier secret place : le jeu


Perrier célèbre ses 150 ans. A cette occasion, un jeu a été réalisé au format Flash. Ce jeu utilise le principe de navigation à travers différents flux vidéo. L'ergonomie y est véloce. Le projet est efficace et impactant. Flash quoi !

www.perriersecretplace.com/fr

On a toutes les raisons de comprendre que des campagnes ponctuelles, courtes et impactantes continuent d'être développées au format Flash SWF, dans un contexte de campagne multi-canale ou d'autres formats et d'autres plateformes font aussi l'objet de projets spécifiques, naturellement.

Mais aurait-on pu obtenir ce type de navigation en HTML5 ? Oui.
Avec des vidéos ? Oui.
Sans coder ? Oui et oui !

Klynt, que je ne manque pas de relever sur ce blog, est l'outil que j'aurais personnellement utilisé pour décliner une version HTML5 de ce jeu très bien réalisé. Il n'aurait certes pas été aussi élégant. Les menus de la barre de navigation n'auraient pas été animés, mais nous aurions conservé le principal intérêt du projet, sa forme narrative non linéaire qui nous fait passer d'une vidéo à une autre. Et le tout aurait donc pu être lu sur les tablettes et éventuellement encapsulé dans une publication digitale.

Pour rappel, Klynt est habituellement utilisé dans le milieu du reportage et exporte seulement depuis Février dernier en HTML5.

Si Klynt vous intéresse, notez que je forme accessoirement sur ce logiciel ; ) N'hésitez pas à me contacter à ce sujet. Pour en savoir plus sur le produit lui-même :

www.klynt.net

lundi 3 juin 2013

Etes-vous un génie créatif ?


Le journal Les échos Business rappelle les 5 règles à suivre pour être un bon créatif. Comme tout bon créatif que vous êtes à n'en pas douter, ces règles sont faites pour être transgressées, n'est-il pas ? Mais les connaître vous aidera à vous conforter dans l'idée que vous êtes ou non un véritable inventeur. Les voici donc :
  1. L'effet Médicis : chaque information nouvelle vous oblige à analyser et relier les connaissances dont vous disposez déjà avec cette information. Vous cherchez toujours à connecter et établir des relations entre ce qui existe, pour mieux comprendre votre environnement.
  2. Le questionnement : il s'agit d'être perpétuellement surpris et de toujours tout remettre en question, sans aucun préjugé sur la pertinence de la question, comme un enfant. A quoi sert cette fourchette ? N'y aurait-il pas un meilleur outil pour manger ? Vous remarquerez que les dirigeants les plus suffisants sont souvent également les plus mauvais.
  3. L'observation : Rester à l'écoute des autres, sans préjugé sociétal, afin de se nourrir de toute spécificité exploitable à une autre échelle.
  4. Le réseautage : Varier ses relations afin de mieux comprendre les attentes de chacun et leurs complémentarités ou leurs oppositions. Mettre en relation les profils complémentaires utiles lorsque cela est nécessaire même si c'est inattendu.
  5. L'expérimentation : Chercher, tester, inventer, se tromper, rater, recommencer, adapter, corriger, reprendre, re-tester, persévérer, ne pas se compromettre, croire, avoir la foi, sacrifier, vivre d'autres vies et chercher, jusqu'à trouver.
C'est-à-dire, à peu près tout le contraire de ce que l'on apprend dans une école de commerce ou de droit, où sont respectivement privilégiés la reproduction fidèle et stérile de ce qui a marché et la persistance invraisemblable de ce qui est dans le cadre. Le créatif serait ce jet qui fuse et dont les autres ne connaissent pas la direction.

Pour le détail de cet article très captivant si vous aussi êtes en quête d'innovation, l'article des échos à ce sujet :
http://business.lesechos.fr/directions-generales/strategie/innovation-5-competences-a-exploiter-pour-trouver-une-idee-innovante-6551.php

PhoneGap : une solution anti-crise

PhoneGap est un outil intégré à creative cloud qui permet de réaliser des WepApps simplement.

Une webApp est une icône d'application qui lance une page Web dans une fenêtre de navigateur invisible. Ce n'est pas une application développée nativement dans le langage du système de sa plateforme de destination, mais ça y ressemble. Pourquoi cette solution jusqu'ici délaissée pourrait-elle revenir dans la course ?

Si les WebApps ont souvent été critiquées parce qu'elles limitent les fonctionnalités vis-à-vis des applications natives (cache limité à 5Mo, pas d'accès aux périphériques de l'OS, peu d'outils pour les développer simplement jusque là), de nouveaux avantages rendent cette solution de plus en plus viable pour des présentations classiques :
  1. Ne requiert plus Xcode ni Eclypse. La version de PhoneGap intégrée à la suite Adobe Edge tools comprend un nouveau service de compilation de votre projet sur le site de Adobe, en ligne, et épargne ainsi la gestion lourde de l'installation et la maintenance du moteur de compilation Xcode pour Apple iOS et Eclypse pour Android. Compiler son appli devient un jeu d'enfant.
  2. Facile à développer. Les logiciels HTML5 se multiplient et on peut désormais monter son appli sans coder, avec Edge tools, Dreamweaver, WordPress, etc.
  3. Indépendante des stores. Les WebApps s'installent directement sur les OS par les utilisateurs à partir d'un fichier à télécharger. Les WepApps ne requièrent pas la validation d'Apple pour être installées puisque c'est le moteur sécurisé de Safari, pour ce qui est de Apple, qui verrouille pour ainsi dire les contenus.
  4. Economique. Si on peut développer sans coder et s'il n'est pas nécessaire de passer par l'app store, alors, un profil de webdesigner à 600 euros jour peut suffire. Pas besoin d'un programmeur à 1000 euros jour. Le temps de développement sera également plus court si l'interactivité reste limitée. En temps de crise, c'est sans doute l'argument le plus probant.
  5. Compatible. Le langage HTML5 commence à être bien pris en compte dans la plupart des navigateurs mobiles. Il n'y a pas de restrictions à développer des interfaces animées.
  6. Responsive. Les interfaces HTML5 s'adaptent en fonction de la taille et de l'orientation des écrans, grâce aux spécifications Media query et CSS3. Un seul développement permet de balayer toutes les configurations.
  7. Compatible PHP/MySQL. Le gros avantage des WebApps est qu'elles peuvent utiliser l’infrastructure Web existante souvent basée sur PHP/MySQL. Inutile de réinventer la roue donc. Idem avec WordPress.
Le JDN reprend ces arguments dans un article plus étayé que vous pouvez également consulter à l'adresse suivante :
http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/54343/pourquoi-j-ai-choisi-de-me-passer-de-l-app-store-et-de-l-android-store.shtml?f_u=12431838