mercredi 27 mars 2013

Behance et Prosite : portfolio PRO par Adobe


Etant entouré de quelques parents et collègues photographes, je sais combien il est important pour ces artistes de pouvoir présenter leurs travaux en ligne proprement. Mais je sais aussi combien ils ont bien d'autres préoccupations plus passionnantes que de monter des pages HTML à la main, fussent-elles avec Wordpress. Voici la réponse tant attendue. Adobe lance dès aujourd'hui Behance et Prosite, une solution clé en main à destination de tous les graphistes, vidéastes, photographes et illustrateurs.

  • Behance est un portail de mise en relation professionnelle entre graphistes et employeurs.
  • Prosite est un template de galeries de photos.

Si vous disposez d'un abonnement Creative cloud, vous pouvez accéder à ce service, personnalisable à souhait, à partir d'un abonnement complémentaire de 100$/an. Le prix en euros n'a pas encore été communiqué.

Adobe s'est engagé à proposer des solutions de plus en plus adaptées aux attentes de chacun sous la forme de produits spécifiques destinés à des utilisateurs occasionnels mais exigeants. Behance et Prosite en sont l'illustration.

Pour consulter les modèles de sites disponibles à partir de ce nouveau CMS Adobe, visitez le lien suivant :

http://prosite.com/

Tumblr aspire Facebook

Le public jeune déserte de plus en plus Facebook parce que tout le monde y est, y compris... leurs parents ! Quel autre réseau social a su les rassembler ? Après Skyrock, c'est Tumblr bien sûr. En voici les raisons :

1) Isolé
Tumblr est un lieu peu connu des anciens car son nom est imprononçable. Comme quoi, les études de marketing par lequelles tout doit être lisse ont du plomb dans l'aile.

2) Stylé
Ce réseau social enlève tout ce qui est superflu, les liens, les pubs, les bruits visuels que constituent les filets, les bannières, très marquées Web 2. Tumblr apporte un style qui valorise l'information et le visuel. Son approche est très éditoriale. On se croirait dans un magazine. Même si le site ne permet pas l'intégration de Flash, de Word, de fichiers Excel, de PDF, sa sobriété accueille respectueusement les belles images. C'est ce qu'avait déjà compris Vimeo avec les vidéos peu compressées. C'est ce que reprend Tumblr avec les images fixes.
3) Facebook c'est ringard
L'approche de Tumblr est concentrée sur le visuel donc. Tout est dans l'image. Et les images sont souvent très graphiques. Là où les autres réseaux affichent des images bas de gamme type PowerPoint des années 90, bricolées par tonton André. Si on se met à la place du public, Facebook, c'est un peu le nouveau PowerPoint ! Or, PowerPoint, c'est ringard. Facebook qui ne comprend pas les créatifs est donc effectivement devenu très ringard.

Ainsi, le public jeune migre de plus en plus vers Tumblr. Facebook, qui a déjà commencé à remplacer nos amis par des intrusions publicitaires immersives de plus en plus abondantes et à faire payer ceux qui veulent être vus en priorité, va très vite lasser les utilisateurs qui trouveront mieux ailleurs. Le public jeune plus mobile a déjà fait le pas.

Moralité, diversifiez.

Voici quelques statistiques diffusées par Comscore le 28 mars 2013, sur la réapartition d'utilisation des différents réseaux sociaux, par tranche d'âge :


lundi 25 mars 2013

Salon du livre et ePub3


Le salon du livre a accueilli le premier forum international de l'édition numérique (Internation Digital Publishing Edition : IDPF). Cette édition était consacrée au standard ePub3. Bilan mitigé.

Si vous suivez régulièrement ce blog, vous n'auriez rien appris en suivant cette conférence vendue 315€ ! Je suis donc ravis de vous informer que vous venez d'économiser une belle somme.

Résumé, pour les néophytes (désolé pour la forme, c'est un résumé !) :
  • XML s'avère être le standard le plus universel et le plus transversal pour structurer la gestion de contenus destinés à une diffusion multi-canale ;
  • HTML5 est un standard bientôt viable bien qu'incomplet. Mais tout le monde l'utilisera dans quelques années car, bien que ne favorisant pas la créativité, il demeure la solution la plus rentable dans un worflow 100% automatisé sans intervention de l'humain qui coûte trop cher en production ni de solutions propriétaires trop coûteuses (je me permets de préciser que c'est sans compter sur le coup technologique qu'implique un développement basé sur 100 spécifications différentes et en perpétuelle évolution) ;
  • ePub est un Zip qui enferme du HTML5 avec quelques balises supplémentaires permettant d'indexer les oeuvres littéraires dans les librairies virtuelles ;
  • Pour une immersion avancée et vraiment efficace, il faut sortir du HTML5 et des solutions propriétaires basées sur ce standard. On peut alors préférer la vidéo, les applications natives, voire Flash (même ici on en parle encore, dans cette conférence soutenue par la colonne vertébrale du W3C !). Personnellement, je mise sur la vidéo avec After Effects ou sur les applications natives, plus pérennes.
La véritable annonce vient de Bill McCoy (IDPF) qui lance la création d'une plateforme open source communautaire pour le ePub, baptisée Readium (readium.org). Inspirée du modèle de plateforme Apache qui existe déjà pour le Web. Celle-ci a vocation à offrir une solution standard, open source, et un outil de développement (SDK) pour favoriser l'émancipation difficile du HTML5. Readium est annoncé comme la seule issue encore viable pour sauver le format ePub (dont je me doutais de ses limites mais ignorais qu'il était à ce point menacé) et permettra, indirectement, d'éviter que des standards propriétaires s'imposent (tous les ePubs adopteraient sinon le standard de Amazon au format .kf8 dans moins de 10 ans, selon Bill McCoy, ce qui menacerait la diversité culturelle). Avis aux bons développeurs donc. Pour les graphistes, il faudra attendre encore un peu. Pour éviter qu'un standard propriétaire ne s'impose, l'idée de McCoy est donc d'évangéliser un standard libre bien que nécessairement moins stable. L'égémonie des marques a toujours été plus efficiente en terme de productivité. Il restera à convaincre les industriels d'adopter un standard public compliqué à valider.

Citons également quelques start-ups présentes à cette conférence, et qui exploitent le format ePub3 dans leurs solutions propriétaires d'édition numérique. Tous exploitent des fichiers XML, Indesign, Word (.docx) :
  • 4D-Concept (Thomas Rauer) : apprécié pour son workflow basé à 100% sur XML/XSLT ;
  • Actialuna (Samuel Petit) : apprécié pour la gestion multi-lingue des parutions ;
  • Aquafadas (Allison Reber) : apprécié pour la sophistication des enrichissements et la notoriété des marques qui exploitent déjà la solution ;
  • Archicol (Serge Morisseau) : apprécié pour avoir mis en place une solution entièrement automatisée ;
  • Gutenberg technology (Raphaël Taïeb) : apprécié pour l'adaptation de leur solution pour les livres scolaires (ergonomie, quizz) et leur export 100% natif compatible iOS/Android et aussi vers Amazon et Windows 8* (*une première !) ;
  •  IGS-CP / Neolibris : entreprise d'Angoulème, fief de la BD, appréciée pour les animations SVG fluides, la gestion dynamique des données (tri, quizz) et leur orientation HTML5 très marquée ;
  • Publiwide (Maurizio Zigamonte) : apprécié pour leur solution logicielle wysiwyg avec aperçu de l'export ePub intégré. Enrichissements limités cela dit ;
  • Blue griffon (David Glazman) : apprécié pour le prix abordable d'un logiciel de mise en page HTML5 qui exporte en ePub3 mais dont il affirme lui-même qu'il faut être développeur web pour le maîtriser pleinement.

Bill Kasdorf (Hachette) et Mark Bide (EDItEUR)

La conférence, soutenue par des membres influents du W3C (David Glazman, Bill McCoy, Robin Berjon, Daniel Weck, Bill Kasdorf, Mark Bide) s'est gardée de traiter des solutions propriétaires de Apple, Microsoft, Adobe, qui pourront aussi compléter la liste.

La conclusion de la journée, donnée par Bill McCoy, reprend les termes de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook : "la plus grande erreur que nous ayons faite est d'avoir investi trop tôt dans le HTML5". Bill rappelle combien HTML5 a lancé des promesses et crée de nombreuses frustrations. Mais il ajoute que ce standard reste le plus viable économiquement, parce qu'il est facile à déployer à partir des solutions open source et gratuites, dans des workflows déjà existant. Et, même si ce standard, qui compte pas moins de 100 spécifications en perpétuelles évolutions, reste et restera limité, il va devenir dans peu de temps le socle de tous les développements informatiques, pour sa meilleure rentabilité.

Ma conclusion sur cette conclusion, c'est que pour créer des oeuvres immersives créatives permettant de s'affranchir des limitations du HTML5 et de celles des éditeurs propriétaires, est qu'il est préférable de reposer ses oeuvres sur un workflow effectivement basé sur du XML et les exporter tantôt en HTML5, tantôt en PDF, tantôt en ePub, tantôt en application native (si le projet est ambitieux et multi-canal) plus que de tout miser sur un standard instable qu'est seulement le HTML5.

Mais surtout, d'y intégrer des oeuvres de fond réalisées à partir de données stables telles que : la vidéo, le sound design, le graphisme en haute définition et les textes bien écrits et structurés sémantiquement. Toute la valeur de votre publication se joue bien là ! Le reste, c'est et ça restera du vent.

Et enfin, pour bénéficier d'un worflow efficace, de temps en temps, surtout en début d'expérience, l'utilisation de solutions propriétaires évite les désagréments rencontrés par Mark Zuckerberg comme celui d'investir lourdement, trop hâtivement, dans du développement HTML5 maison. L'avantage de certaines solutions propriétaires reste malgré tout la gestion intégrée des évolutions de ces standards, en perpétuel mouvement, et le fait de ne pas avoir à gérer des équipes de développement spécialisées à former continuellement...

Maintenant, c'est vous qui voyez !

jeudi 21 mars 2013

Le cinéma français : réformes et enjeux

Les syndicats du cinéma français et le gouvernement, avec l'aide des institutionnels du secteur, préparent d'importantes réformes visant à restructurer, cadrer et à sauver certaines professions de la branche. Mais les contraintes que vont imposer ces nouvelles règles, en terme de coût de production, ouvrent un débat. Et si cela rendait la filière encore plus rigide qu'elle ne l'est ? Au lieu de sauver le cinéma, ces réformes ne l'anéantiraient-il pas davantage ?

Les producteurs tirent l'alarme sur ces réformes car, en voulant améliorer les conditions de travail des techniciens du cinéma, elles augmenteraient le coût de la production cinématographique. Il n'est plus question de salaire des comédiens (voir le coup de gueule de Vincent Maraval dans Le Monde du 28 décembre), ni de taxer les FAI pour sauver le droit d'auteur (voir notre article sur la fin du droit d'auteur), mais bien d'améliorer les salaires de certaines professions souvent mal considérées.

L'idée est noble mais pourrait bien avoir des effets dramatiques dans un contexte sans frontières économiques. Augmenter le coût de production d'un côté, c'est mécaniquement délocaliser la production, affirment les producteurs. C'est l'avis des producteurs. Et si cela renforçait plutôt un autre segment de la création ?

L'audiovisuel n'est plus réservé aux cinéastes du grand écran. Il est désormais possible, vous le savez, de produire directement pour les nouveaux supports que sont le Web et les mobiles en HD, smartphones et tablettes confondues, et surtout pour les tablettes qui ont le vent en poupe. Si le coût de production augmente dans la création tranditionnelle encadrée par les chaînes et les institutions, c'est donc au contraire un coup de pouce supplémentaire pour les productions dites pure player engagées par des équipes de jeunes cinéastes numériques issus de la Web sphere et du graphisme (Gondri ?), pour qui les conventions ne comptent pas, seule la créativité, l'énergie et l'audace valent.

Il en a été de même avec la nouvelle vague du cinéma français dans les années 60 et 70. Il pourrait en être encore avec la déferlante du transmédia.

A suivre.

mercredi 20 mars 2013

UX Design : formation

Mon ami Antoine Visonneau, spécialiste du design et de l'ergonomie, vient de publier une formations aux éditions Elephorm, inédite, sur le UX Design.

Les formations sur le UX Design ne sont pas légion et il m'a semblé utile de lui consacrer un petit focus. Cette formation permet à tous les concepteurs et designers d'adapter leurs créations par rapport aux nouveaux usages multi-écrans maintenant incontournables dans l'élaboration d'un projet digital. A suivre impérativement si vous êtes designer.

Pour en savoir plus, suivez ce lien :

http://www.elephorm.com/web-multimedia/formation-webmaster/ux-design.html#a_aid=AZ

mardi 19 mars 2013

Statistiques : la vidéo en ligne

Comscore a publié une enquête rapportant que la vidéo en ligne bénéficie d'une fulgurante progression sur les périphériques mobiles et les tablettes, comparé aux ordinateurs traditionnels. Les PC enregistrent une progression lente de +1% en 1 an, sur la consultation des oeuvres audiovisuelles en ligne, contre +110% sur les tablettes et les smartphones !

Ces chiffres restent cela dit à relativiser, puisque le mobile et surtout les tablettes restent un marché émergent. Comme tout marché émergent, la progression est structurellement forte au début puisqu'elle part de zéro. Mais nous garderons à l'esprit que le mobile entre dans la danse. Et qu'il faudra désormais compter avec.

Plus en détail, on compte aujourd'hui 47 millions de français connectés. Dont 25 millions sur mobile. Et 4 millions sur tablettes. 2/3 des vidéos sur le Web sont consultées sur Youtube, souvent motivées par des chaînes et des labels qui organisent leurs programmes sur ces réseaux. 1/5 des vidéos sont consultées sur Dailymotion.

Concernant le panier d'un mobinaute, un utilisateur d'iPhone achète deux fois plus qu'un utilisateur Android.

Pour obtenir l'enquête détaillée, consultez l'adresse suivante :

http://www.comscore.com/fre/Insights/Presentations_and_Whitepapers/2013/2013_France_Digital_Future_in_Focus

L'étude complète au format vidéo (41') :
http://bcove.me/tfuj5205


lundi 18 mars 2013

Le cinéma français délaisse le scénario


Dans l'édition du Parisien de ce dimanche, une double page accuse les productions cinématographiques françaises de délaisser le scénario. Ce problème serait structurel au modèle économique français. Selon le journal, il est à l'origine de la baisse des fréquentations de 21% en 1 an !

Selon le parisien, les erreurs qui plombent le cinéma français sont :
- le manque de travail ;
- le mélange les genres ;
- les scénaristes mal payés ;
- un système sans sanction ;
- l'imagination en panne ;
- la frilosité des financeurs.

Il est vrai que les droits d'auteur, en France, sont répartis entre le réalisateur et le ou les scénaristes. Le budget limité consacré à l'écriture (en moyenne 1,5%) incite les réalisateurs à abandonner le partage de cette tache pourtant essentielle à la création d'une oeuvre universelle. Aux USA, le modèle économique offre un budget plus conséquent à l'écriture car une oeuvre qui ne marche pas fait réellement perdre de l'argent, là où en France, le système de pré-achat et d'aides rend cette précaution moins indispensable.

Mais il y a aussi le tabou français de croire qu'écrire une oeuvre, à plusieurs, lui confère obligatoirement un aspect trop ficelé, trop calculé, trop commercial. Les réalisateurs français rechignent à céder un peu de leur autorité artistique sur des règles académiques d'écriture, parce qu'il n'est pas de bon ton de céder à des règles commerciales. Mais ils oublient que l'intervention de scénaristes (scripts doctors) est avant tout une aide pour clarifier le propos du réalisateur et rendre l'oeuvre plus accessible et plus profonde, aussi.

La convergence du cinéma et des oeuvres réalisées spécifiquement pour le digital devrait renforcer l'intrusion d'équipes de conception et d'écriture de plus en plus pointues dans les productions classiques, et améliorer ainsi l'efficacité et l'originalité de certaines oeuvres. La baisse de fréquentation des oeuvres de cinéma n'est donc que passagère, jusqu'à ce que déferlent des récits inspirés de créatifs plus téméraires, probablement issus du Web.

Pour lire les articles du Parisien :

http://www.leparisien.fr/cinema/actualite-cinema/cinema-francais-des-faiblesses-qui-font-fuir-le-public-17-03-2013-2646643.php

http://www.leparisien.fr/cinema/actualite-cinema/le-cinema-francais-doit-se-remettre-en-question-17-03-2013-2646639.php


Dailymotion aide les web séries


La web série est une série audiovisuelle destinée initialement pour l'Internet. Le support Web permet d'offrir une grille de programmation très souple puisque le spectateur choisit son heure de visualisation. Et l'équipe de production n'obéit à aucune contrainte des diffuseurs traditionnels, autant d'un point de vue technique qu'éditorial, ce qui autorise la déferlante du pire, mais aussi, du meilleur.
L'esprit communautaire y est prépondérant. La plupart des web séries sont associées à des réactions de spectateurs sur les réseaux sociaux. Si leur succès est déjà important, ce n'est pourtant qu'un début. Le déferlement des tablettes dans nos foyers devrait accompagner en effet le développement de cette nouvelle forme narrative.

Le service de vidéo en ligne Dailymotion propose une aide aux producteurs de web séries de quelques centaines d'euros à plusieurs milliers d'euros. Elle apparaît sous la forme d'une aide financière rudimentaire (comparée aux aides des circuits traditionnels) ou sous la forme d'une aide technique plus intéressante. La compagnie met effectivement à disposition de ses futurs auteurs des studios de réalisation et de tournage.

Dailymotion, en plus de ses ambitions Web, développe aussi sa chaîne câblée. Un détail qui séduit de nombreux jeunes producteurs qui n'ont pas accès aux circuits classiques. La qualité des oeuvres ne bénéficie pour le moment que de financements non conventionnels et souvent pauvres, mais ce type de production qui fédère de plus en plus le public devrait bientôt voir des productions de plus en plus professionnelles y apparaître aussi.

Pour en savoir plus sur le programme Dailymotion, consultez cet article :

http://webzeline.wordpress.com/2013/03/15/dailymotion-un-soutien-en-developpement/

Exemple de web série à succès :

Le visiteur du futur


mercredi 13 mars 2013

Android devant iOS !



Le magazine Capital rapporte que le système Android dépassera Apple iOS, sur les tablettes, avant la fin de l'année 2013 :

http://www.capital.fr/bourse/actualites/les-tablettes-android-depasseront-l-ipad-en-2013-selon-idc-819025#xtor=EPR-226

On y apprend que Apple devrait passer de 51% de pénétration en 2012 à 46% en 2013, contre une progression pour Android de 42% à 49% des équipements, sur la même période. L’hégémonie de Apple est donc belle et bien terminée. Vive les solutions transversales !

(image : remerciement tout particulier à l'auteur du visuel de cet article).

lundi 11 mars 2013

Le CNC soutient l'innovation vidéo

Le CNC vient de lancer un appel à tout opérateur ou FAI capable de réaliser un store nationnal de gestion légal de vidéos sur les nouvelles plateformes numériques.

L'enjeu est de taille puisqu'à défaut d'un outil localisé, l'ensemble des droits audiovisuels risque de se dissoudre dans une économie délocalisée et défiscalisée (cf Apple, Google, Amazon, Microsoft...).

Pour en savoir plus sur les modalités d'obtention de cette aide qui pourrait bien bouleverser le Paysage Audiovisuel Français, consultez le lien suivant sur le site du CNC :

http://www.cnc.fr/web/fr/riam-appelvad

Consultez également l'article de l'observatoire des smart TV sur le sujet :

http://www.observatoiredessmarttv.com/actualites/le-cnc-lance-un-appel-a-projet-relatif-au-developpement-doutils-innovants-sur-le-marche-de-la-vod/

dimanche 10 mars 2013

Apple invente le digital d'occasion

En pleine crise de capital, Apple prépare de nouvelles innovations. La plus étonnante est sans nul doute celle du nouveau marché de l'occasion numérique. Cet article de Cnet France nous révèle le détail du dispositif :

http://www.cnetfrance.fr/news/la-revente-de-contenu-bientot-autorise-sur-itunes-39788076.htm


L'idée est simple. Il s'agit de permettre à quiconque qui achète un produit numérique sur le store de Apple de le céder à un tiers. Le bien étant numérique, aucune vétusté physique n'apparaît et la rétrocession apparaît pour le nouvel acquéreur comme neuve. Le coup de maître de Apple, ce n'est pas seulement d'inventer un nouveau marché, mais il 'est de toucher une nouvelle commission à la revente d'un bien pour lequel il a déjà perçu une marge à la première vente, puisque seules les produits issus des stores de Apple seront revendables sur les stores de Apple.

Ce service ouvre une belle manière de fidéliser encore plus ses utilisateurs, puisque ces derniers seront également commissionnés sur les ventes de leurs anciennes acquisitions. Si vous êtes en possession d'oeuvres numériques du réseau Apple, ou contributeur à destination du réseau Apple (développeur d'application ou de publications digitales pour iOS), cette innovation sera faite pour vous.

mercredi 6 mars 2013

Le nouveau marketing mobile

Selon Ducan Stewart, directeur du centre mondial de recherches de Deloitte, les annonceurs misent désormais sur les nouvelles plateformes mobiles. L'Internet ne répond plus que sporadiquement aux besoins des annonceurs qui privilégient désormais les expériences immersives que permettent les tablettes.

Le journal L'Express nous rapporte que ce sont surtout les vidéos interactives qui vont avoir prochainement le vent en poupe. Et cela n'est pas pour déplaire l'ex-flasheur que je suis. Des solutions comme Klynt, iBooks Author, Indesign DPS et Aquafadas ADPS accompagnent les designers dans ce sens. Le HTML5 codé à la main, c'est déjà hasbeen !

Le marché de la publicité va de plus en plus entrer dans le financement des créations audiovisuelles à destination des tablettes, sous la forme d'espace intrusifs ou de plus noble mécénat, lorsque celles-ci ne pourront pas devenir le prolongement de productions audiovisuelles classiques cofinancées par les chaînes et les acteurs de l'audiovisuel.

Les annonceurs attribuent à ce jour une enveloppe de pas moins de 3,4 milliards de dollars (budget mondial) uniquement pour les smartPhones et déjà 4,9 milliards de dollars pour les tablettes pourtant encore en marge des usages. Une bulle se dessine, certes, mais les investissements à moyen terme y sont très prometteurs.

vendredi 1 mars 2013

MAX 2013

MAX est le rendez-vous international incontournable pour les game designers et les flasheurs qui programment en objet, ainsi que pour les contributeurs graphistes qui travaillent sur la modelisation d'univers en 3D. Un lieu de foisonnement d'expériences techniques inédites et spectaculaires qui réconcilient souvent les flasheurs avec leur outil de prédilection, face aux vindications des standards ouverts que nous savons techniquement bien en-deçà des prouesses ici annoncées, à Los Angeles.

Le festival se tient cette année du 4 au 8 mai, soit juste avant la probable nouvelle version de la creative suite, telle qu'annoncée par Adobe elle-même. Des innovations devraient donc être manifestes. A suivre...

http://max.adobe.com/