mercredi 19 juin 2013

Adobe ou Aquafadas ?


Malgré les posts réguliers que je publie sur ce blog au sujet des complémentarités entre les outils Adobe et Aquafadas, de nombreux responsables impliqués dans les systèmes de publication digitale et utilisateurs continuent de me questionner sur la pertinence de telle ou telle solution. Laquelle convient le mieux ? Laquelle choisir ? Petit rappel donc : Les deux, mon capitaine ! Les deux sont incontournables.

1) Adobe Creative Cloud
La solution Adobe Creative Cloud offre une suite connue de tous les graphistes et disponible dans la plupart des studios et des agences. Elle donne par conséquent une grande promesse d'employabilité pour tous les utilisateurs abonnés au fameux cloud puisque si vous maîtrisez Adobe, vous avez de bonne chances de correspondre aux profils attendus par les employeurs.

La solution Adobe DPS bénéficie en outre d'une bonne intégration avec Indesign et Acrobat.com qui rassure les maquettistes et simplifie la gestion des publications. Le déploiement d'une publication est élémentaire chez Adobe. Une bonne connaissance de InDesign reste cependant nécessaire car les fonctionnalités interactives sont réparties au travers de nombreuses fenêtres natives du logiciel.

Les tarifs Adobe permettent enfin de publier gratuitement ses premières parutions sur la plateforme d'Apple iOS, à condition de disposer de l'abonnement cloud. Abonnement que nous aurons tous acquis sous peu, devant le fait véritable des avantages que le cloud introduit pour ses utilisateurs surtout en multimédia. Adobe offre par ailleurs une solution qui gère intrinsèquement les gros téléchargements puisqu'ils hébergent eux-mêmes les projets (d'où le coût relatif plus élevé et progressif par numéro), ainsi qu'un système de tracking d'audience éprouvé, incontournable pour les gros diffuseurs. Le ticket d'entrée pour Android reste cependant élevé (4700€/an).

2) Aquafadas
L'offre d'Aquafadas permet, en plus des options classiques d'interactivité identiques à celles de Adobe DPS, d'ajouter des fonctionnalités développées sur mesure qui séduisent les petits et les grands comptes, à condition de participer économiquement au développement du plugin. Une opportunité intéressante pour les éditeurs qui veulent se démarquer sans déployer en interne une équipe de programmeurs, onéreuse. De fait, les utilisateurs qui maîtrisent aussi Aquafadas élargiront leur éventail d'employabilité, particulièrement sur le territoire français ou de grands groupes de presse font confiance à la société montpellierenne devenue internationale et donc, fiable, depuis le rachat par Kobo, premier diffuseur numérique du monde.

Si le modèle économique de Adobe est proportionnel au nombre de chargements, celui d'Aquafadas demeure quasiment fixe. Il peut ainsi apparaître plus onéreux pour les utilisateurs qui ne diffusent, en quantité limitée, que sur iOS et qui préféreront la solution Adobe. Mais il devient plus accessible si on souhaite démarrer aussi avec un export vers Android et dès qu'un nombre important de chargements est effectué. 500 euros sont requis par an, en effet, pour un kiosque chez Aquafadas, et par store, et rien de plus.Un tarif fixe à relativiser si l'on ajoute le coût de la maintenance d'un serveur Web dédié assurant la diffusion des magazines, non géré initialement par Aquafadas sauf sur demande et avec un coût supplémentaire.

D'un point de vue ergonomique, Aquafadas a fait de nombreux efforts et le plugin est à présent stable et demeure facile à prendre en main. Le fait qu'il soit une extension non native de InDesign oblige naturellement l'éditeur à rassembler toutes les fonctionnalités dans une seule fenêtre, ce qui aide complètement les néophytes de InDesign à prendre en main le logiciel et le plugin. Toutes les options interactives sont en effet rassemblées. On ne peut pas se perdre.

Dans les deux cas, Adobe intègre parfaitement les animations réalisées avec MotionComposer, autre solution HTML5 de Aquafadas. Et Aquafadas intègre également les animations Edge ou After Effects de Adobe. Une solution n'enferme donc pas forcément son utilisateur. En revanche, une publication Adobe ne peut être mélangée à une publication Aquafadas et inversement.

Pour résumer, Adobe pour une sortie 100% iOS ou pour de gros tirages avec un tracking d'audience intégré, surtout vers les éditeurs anglo-saxons, et Aquafadas pour un ticket d'entrée plus accessible vers toutes les plateformes et une plus grande personnalisation de l'interactivité, surtout vers les éditeurs français.

Etant donné l'utile complémentarité des produits, et étant donnée la probable impartialité nécessaire de chaque maquettiste du fait de sa nécessaire employabilité, je ne saurais donc que trop conseiller aux maquettistes et designers de s'approprier les deux solutions afin de palier, selon le contexte de production, aux usages de leurs commanditaires. Les formations sur ces solutions ne sont pas longues. Et les stages en centres agréés sont en plus pris en charge par tous les OPCA. Alors, pourquoi s'en priver ?

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