mardi 27 novembre 2012

Devenir spécialiste du serious game


Pour les ex-flasheurs qui cherchent une reconversion utile, et qui hésitent à se mettre au HTML5 dont ils pressentent à juste titre les limites et les maigres possibilités, voici le must du moment, proposé par Etienne-Armand Amato, responsable du Master spécialisé Interactive Digital Experiences, de l'école des Gobelins. C'est un master de spécialiste du serious game, à la croisée du Web, des applis, des jeux, de la 3D et des réseaux sociaux. De la pure bombe atomique !

http://www.gobelins.fr/fi/video/Mastere-Specialise-Interactive-digital-experiences

Le Master des Gobelins en jeu vidéo dure d'octobre à octobre et on y entre sur concours. C'est une formation nouvelle qui démarre ce mois-ci sa seulement deuxième session. Et c'est certainement la formation la plus incontournable pour tous les passionnés d'interfaces riches, connectées, innovantes, et multi-plateformes.

On y apprend la réalité augmentée, les interfaces de jeu, on code en natif, avec les réseaux sociaux, de la vidéo, des databases, des sessions poussées, du streaming, etc. Bref, la crème de la crème. Je vous la recommande vivement. Elle est en plus éligible au Fongecif, accessible donc aux adultes en formation continue.

A tous ceux qui se reconvertissent donc, et qui cherchent à créer des immersions spectaculaires comme jadis en Flash SWF, ne vous embarrassez pas d'un stage HTML5 déjà désuet. Foncez plutôt vers l'indispensable et vers ce qui vous mettra au rang des leaders de la nouvelle économie du transmédia pour au moins une génération, et ce, que vous soyez développeur ou designer.

L'innovation est au grand ouest !



L'Express entreprise, à son tour, met en avant cette semaine l'innovation technologique des régions du grand ouest. Nous y retrouvons des projets de modélisation des villes en 3D, de cabines d'essayage virtuelles pour le textile, de services de santé connectés, d'écrans vidéos HDR (à haute profondeur colorimétrique), entre autres, et qui pourraient bien s'investir dans nos foyers dans les prochaines décennies.

Après l'agriculture, la pêche et l'armée, l'ouest qui a vécu toutes les transformations économiques, semble s'être trouvé un nouvel horizon : l'industrie de services hi-techs.

http://lentreprise.lexpress.fr/recherche-et-developpement/nouvelles-images-nouveaux-reseaux-7-innovations-du-grand-ouest_36974.html?p=6#content

vendredi 23 novembre 2012

Statistiques sur les réseaux sociaux


Emailvision.fr vient de publier quelques chiffres sur les réseaux sociaux. On y découvre non sans surprise que Facebook et Twitter sont les deux principaux axes de communication des entreprises. Et que ces canaux de communication servent avant tout à placer leur notoriété. Les utilisateurs, de leur côté, privilégient les offres promotionnelles ou les événements marquant (humour, insolites, qui valent le détour !).

En résumé, aujourd'hui, pour exister sur les réseaux, rien ne sert d'être présent si l'on n'a objectivement rien d'intéressant à dire ; )

Lire aussi l'article suivat de contactLab :
Article de contactLab sur l'impact des réseaux sociaux.


Thanksgiving : promo sur le software


Corne d'abondance et poularde, c'est le traditionnel thanksgiving aux USA qui arrive avec son lot de promotions. Profitez ces jours-ci des offres attractives et des remises importantes des éditeurs de logiciels :
  • Apple, offre un chèque cadeau ;
  • Adobe, offre des remises jusque 40% ;
  • Aquafadas, offre des remises jusqu'à 50% sur les logiciels et les extensions DPS (jeux) ;



Il n'y a pas d'obsolescence en vue, non non, c'est juste thanksgiving, c'est cadeau ! Ca ne dure que quelques jours. Profitez-en !

lundi 19 novembre 2012

Classes AS3 mobiles et 3D


Voici un article intéressant qui recense quelques classes ActionScript 3 incontournables pour vos développements d'applications à destination des plateformes mobiles :

http://www.scopart.fr/2012/02/10-outils-flashas3-indispensables/

On y retrouve une liste de classes et un descriptif détaillé de leur utilisation :

Si vous utilisez également des classes pour vos développements mobiles, n'hésitez pas à indiquer en commentaire de cet article celles que vous préférez pour que je les inclue également dans cette liste. Merci pour votre participation.

Lire également cet article sur le kit special gaming de Adobe, sorti fin novembre :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/12/adobe-game-developer-tools.html
 

MovieCreation : la vidéo pour le Web



Le hors-série numéro 13 du magazine MotionVideo, paru ce mois-ci, traite de "La vidéo pour le Web". Y figure un article détaillé sur la publication de votre vidéo à destination des plateformes mobiles, à partir de Flash Pro, rédigé une nouvelle fois par votre serviteur ; ) Cet article complète le précédent numéro de MotionDesign, paru le mois dernier, dans lequel j'avais parlé de l'export Canvas de Flash Pro CS6.

Dans ce numéro de plus de 120 pages, vous trouverez des interviews de réalisateurs de Web série, des techniques d'exportation vidéo pour le Web et les réseaux sociaux, la création d'une WebTV en direct pour Facebook, entre autres.

Pour découvrir un extrait du magazine, et accessoirement y lire un de mes articles offert en démonstration, cliquez sur le lien suivant :

http://www.calameo.com/read/00097360943b9c310796d?authid=ElFwioqh5nmE

vendredi 16 novembre 2012

Réaliser un livre interactif SWF/iOS/Android


Voici comment réaliser un livre interactif connecté à des données XML, animé, et déclinable pour le Web, iOS et Android !

Indesign, le logiciel standard de la mise en page, dispose d'un export permettant de réaliser un livre interactif avec l'effet "page qui tourne" au format Flash SWF. Flash permet d'exporter en SWF mais aussi pour iOS et Android. Beaucoup me demandent comment créer un tel livre, et le rendre totalement dynamique, sans avoir à rééditer le fichier natif InDesign pour le mettre à jour. On me demande aussi dans quelle mesure ce type de parution peut être compatible avec les plateformes mobiles. Voici la réponse :

> Télécharger le fichier zip.

1) Dans Flash, réalisez chaque page selon le même gabarit. Et prévoyez que chaque page mesure la moitié de la largeur du livre ouvert. Par exemple, si votre livre doit mesurer 800x600px une fois ouvert, créez autant de fichiers de format 400x600px que de pages dans votre livre. Dans Flash, Chaque page doit utiliser un masque afin d'éviter que les contenus éventuellement placés hors champ n'apparaissent sur les autres pages du même livre, une fois la composition effectuée dans InDesign.


2) Exportez les pages Flash au format SWF dans un dossier de travail, où vous enregistrerez également plus tard le fichier InDesign.

3) Créez un document InDesign pour le Web (unités en pixels) composé de plusieurs pages en vis-à-vis. Le format de page doit être identique au format du fichier Flash si vous souhaitez que le Flash couvre intégralement votre mise en forme (dans notre exemple : 400x300px). Enregistrez le fichier InDesign natif (.indd) dans votre répertoire de travail, près des pages en Flash préalablement créées.

4) Dans chaque page, vous importez ensuite les fichiers SWF un à un ou en lot (Fichier>Importer ou Cmd+D pour Mac, Ctrl+D pour Windows) comme si vous importiez une simple image.

5) Une fois importés, par défaut, les blocs affichent un simple icône Flash sans aperçu de votre mise en forme ; et lors de l'export, le Flash ne sera joué que si l'utilisateur clique sur la page. Pour activer un aperçu de la page et activer la lecture automatique de l'animation de votre page en Flash, faites Fenêtres > Objet interactif > Multimédia. Puis, pour chaque page importée, cochez "Lire au démarrage de la page" et dans le menu "Affiche", sélectionnez "de l'image en cours" pour capturer la première image du SWF en guise d'aperçu, ou bien, importez votre propre image d'aperçu en sélectionnant la dernière option. Dans votre composition, vous pouvez alterner des pages en Flash et des pages classiques InDesign et mixer, dans une même page, des objets interactifs en Flash et des objets graphiques traditionnels (textes et images). Notez toutefois que seuls les éléments en Flash externalisés pourront être mis à jour dynamiquement.


4) Exportez le livre au format Flash SWF (Fichier > Exporter ou Cms+E pour Mac et Ctrl+E pour Windows) dans le répertoire de travail. Et assurez-vous que l'option "Coin de pages interactifs" soit cochée lors de la confirmation de l'export. Dans votre dossier de travail, apparaît désormais le fichier SWF de Indesign (ici : livre.swf) ainsi qu'un répertoire "Ressources" dans lequel InDesign a copié les SWF importés.


5) Il vous reste à lancer la page HTML générée par InDesign, dans votre navigateur, ou bien, à importer le livre.swf dans un autre document Flash si vous souhaitez l'associer à un site réalisé au format Flash SWF. Attention à ne pas modifier l'organisation des fichiers car les éléments sont tous liés entre eux.

6) Pour mettre à jour dynamiquement votre parution, inutile de réouvrir InDesign. Il suffit de rééditer chaque page au format Flash FLA et de l'exporter au format SWF en lieu et place des pages à présent localisées dans le répertoire Ressources. Seul l'aperçu généré en dur dans InDesign et les éventuels éléments mis en forme au sein de InDesign en complément de vos fichiers Flash persisteront. Mais les fichiers SWF externes, demeurant extérieurs au livre, seront instantanément mis à jour.

7) Pour rendre le livre encore plus dynamique (au sens du traitement dynamique des données), vous pouvez associer chaque page en Flash à des médias externes aux fichiers SWF eux-mêmes (images, vidéos, xml), par exemple, et permettre ainsi le développement d'un livre interactif connecté à une base de données. Le format Flash utilisé à l'export de InDesign est compatible avec les animations et les composants tels que FLVPlayBack. Les pages peuvent donc être confortablement enrichies.

Attention, cet export est au format Flash SWF et ne sera pas disponible sur bon nombre de périphériques mobiles ni encapsulable dans une application Air. Il sera compatible uniquement pour des parutions au sein de sites en Flash. Néanmoins, les mises en forme réalisées au sein des pages Flash pourront être réutilisées dans un export Air et proposer une version mobile de la parution, sous la forme d'une application pour iOS ou Android spécifique.

8) Pour un export mobile, vous devrez créer une application spécifique pour iOS et Android, via Flash Pro, Builder ou Flex, à partir des données insérées dans chacune de vos pages Flash. Vous ne disposerez pas de l'effet "page qui tourne" mais vous pourrez, mieux, déployer une interactivité adaptée aux mobiles (gesture multipoint, localisation, accélération, etc). En utilisant des données externes (images externes, vidéos externes, xml), vous pourrez alors centraliser la gestion des mises à jour de votre parution InDesign SWF et des versions mobiles de votre projet.

Si vous souhaitez obtenir une formation détaillée sur ce mécanisme, n'hésitez pas à me contacter. Je vous mettrai en relation avec les centres de formation agréés pour lesquels j'interviens.

Qu'apporte un magazine réalisé via Flash et InDesign par rapport à un magazine réalisé à l'aide des exports Adobe DPS ou Aquafadas ? Le livre via Flash ne requiert pas de licence de parution, et chaque page peut être dessinée sur mesure et intégrer des développements sophistiqués, des jeux, des quizz, des données connectées, des vidéos, etc. Mais aucun système d'arborescence et de navigation de page à page est disponible par défaut dans Flash, contrairement aux dispositifs DPS et Aquafadas. L'avantage des parutions digitales DPS et Aquafadas réside donc dans la gestion simplifiée et désormais conventionnelle des articles et du système ergonomique de lecture des pages. Cette ergonomie, dans le cadre d'un projet Flash, devra être développée manuellement. L'option Flash convient donc pour des périodiques connectés et ludiques, mais peu volumineux et où chaque page reste isolée par rapport aux autres.

jeudi 15 novembre 2012

SATIS 2012 : focus sur Canon


Le SATIS 2012 qui s'est déroulé dans la halle Freyssinet (Paris XIII) du 13 au 15 novembre, a étayé l'offre audiovisuelle de Canon sur sa nouvelle gamme de boîtiers, et dévoilé quelques informations en avant-première sur les produits 2013 et notamment la prochaine mise à jour du 5D Makiii ! Nous revenons également sur la sortie du tout nouveau 6D, pour le loisir.

Si tout le monde admire en arrivant les prouesses médiatiques de la caméra désormais célèbre GoPro nouvelle génération qui filme en 4K à 12 images par seconde, sans qu'aucune image n'ait cependant été dévoilée, la véritable innovation du salon vient de Canon.


Canon nous dévoile sa nouvelle gamme de caméras vidéos HD, parées pour le 4K et la vidéo non compressée ! On y a retrouvé les boîtiers suivants (prix boîtiers nus).

1) Canon C100

6 000€ HT / Full HD / 4.2.0 AVCHD / monture EF
Modèle compacte, il permet de filmer qualitativement en Full HD pour la vidéo sans post-production sophistiquée du fait d'un taux de compression assez important de l'image. Idéal pour reportages Internet, événements sociaux, institutionnels avec connectique audio intégrée (par rapport à un boîtier Reflex tel que le 5D, plus bruyant, sans connectique, avec limites de captation dans les mouvements panoramiques et une plus faible autonomie).

2) Canon C300
13 000€ HT / Full HD / 4.2.2 / monture EF et PL
Compression moins forte que le C100, le signal permet ici un traitement en post-production pour trucages et effets spéciaux colorimétriques. Sa monture est plus polyvalente. Idéal pour la pub et le broadcast (reportages, séries).

3) Canon C500
22 000€ HT / 4K en 4.2.2 ou 2K en 4.4.4 RAW / compatible optiques ciné à fréquence 4K
Le must ! Une caméra ciné à un prix "canon" ! Image 4K, 2K, Ultra HD (Quad HD), full HD. Toutes les résolutions et tous les ratios y passent. La captation 2K non compressée ouvre un champ incroyable de post traitement de l'image pour des incrustations de décor à partir de captations sur fond vert au cheveu près, des retouches colorimétriques d'une finesse que seule égale la photographie. Le boîtier est également adapté à de nouvelles séries d'optiques de fréquences propres à la captation en 4K (evite les effets de moirage et les aberrations chromatiques des autres types de capteur 4K qui existent sur le marché).

4) Canon EOS-1D
6 000€ HT / 4K en 4.2.0 / Full Frame (vrai 24x36)
Un Reflex Full frame, de capteur presque 2 fois plus grand que les caméras vidéos C100, C300 et C500 basées elles sur un capteur dit Super35 (proche d'un APS-C en réalité). Il donne un piqué photo inatteignable en vidéo. Ce Reflex offre une image 4K que ne permet pas encore d'atteindre son petit frère le 5D Markiii (attendre avril 2013), également full frame.

5) Canon 5D Markiii, collection 2013 !
Prix : 3300€ HT / Full HD / 4.2.0 / full frame (vrai 24x36)
Pour répondre aux prouesses du Nikon D800E annoncées au printemps dernier qui permet d'exporter en 4.2.2 (voir notre article à ce sujet), quelques mois à peine après l'arrivée du 5D Markiii, Canon remet le couvert et devrait mettre à jour sa collection de Reflex full frame d'entrée de gamme dès le mois d'avril 2013. L'appareil offrira une compression vidéo moins forte, de type 4.2.2, identique à celle proposée par Nikon, mais dans un boîtier pour le coup bien plus polyvalent. C'est ma sélection !

6) Canon EOS 6D
Prix : 1760€ HT / Full HD / 4.2.0 / full frame à 97% (vrai 24x36 à 97%)
Le dernier né de Canon n'était pas présent au SATIS, et pour cause, il est sorti un mois après le salon. Mais il entre dans la gamme des Canon full HD. Nous l'ajoutons donc à notre palmarès.
Il est plus compact, plus léger et moins cher que son grand frère le 5D Markiii, mais attention, son autofocus digne des anciens argentiques ne vous permettra pas de réaliser d'aussi belles images fixes ou animées en faibles lumières. Il est automatique pour la captation vidéo, ce qui n'est pas sans causer de problème sur la stabilité de l'enregistrement et les parasites sonores qui accompagnent cette contrainte. L'absence de Flash intégré confirme l'orientation très "uniquement en bonne exposition" du boîtier. Pas de contre jour, pas de pénombre au programme. Quelques accessoires en moins justifient également son prix plus accessible (pas de sortie audio, pas de deuxième slot SD). Quelques gadgets viennent valoriser l'offre mais seront d'une maigre utilité : Wifi, GPS. Le 6D se révèle donc un boîtier plutôt réservé à de la bonne photo de loisirs, en vacances au soleil, en mariage au soleil, entre amis au soleil. Il n'est pas adapaté à de l'enregistrement vidéo sauf pour les sujets immobiles et bien exposés. Pour les pros et pour plus de souplesse, on restera sur le 5D Markiii, plus souple et polyvalent et dont la mise à jour software d'avril 2013 s'annonce prometteuse.

Pour résumer, Canon reste dans la course et devance même ses concurrents. Les nouveautés boîtiers Canon du SATIS 2012 vont incontestablement ouvrir l'audiovisuel vers de nouvelles images nettes et profondes, à des niveaux de luminosité incroyablement faibles, le tout, avec une grande mobilité !

Pour en savoir plus sur la captation vidéo à partir d'un reflex numérique, lisez aussi l'article comparatif sur Canon 5D Markii, Canon 5D Markiii et nikon D800E :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/05/5d-mark-2-mark-3-ou-d800e-que-choisir.html

mardi 13 novembre 2012

Une taxe sur les FAI pour sauver l'audiovisuel


Jean-Ludovic Silicani, président de l'ARCEP, a annoncé ce lundi aux membres de la SACD, la nécessité de fusionner le CSA et l'ARCEP et de créer une taxe européenne sur les FAI. Une révolution culturelle !

Les oeuvres audiovisuelles circulent désormais de plus en plus sur les réseaux telecoms (gérés par l'ARCEP) et bien moins sur les réseaux hertziens (gérés par le CSA). La fin de la domination du réseau herztien, programmé pour les prochaines années, annonce de fait la fin du système actuel de répartition des droits de diffusion, spécifique à l'audiovisuel hertzien français et à la chronologie maîtrisée des médias spécifique à ce circuit de diffusion. Cet événement amorce une révolution culturelle à deux issues possibles, nous a signalé le président :

1) Soit aucune mesure n'est prise et c'est la mort du système actuel de protection des oeuvres sur le territoire qui se confirmera en moins de 5 ans, suivie de l'écrasante hégémonie des diffuseurs globaux venus de l'Internet (Google, pour ne pas le citer) sur nos diffuseurs traditionnels (France television, TF1, Canal+...).

2) Soit Une action est prise au niveau européen visant à réguler la diffusion des oeuvres sur tout le continent (paradis fiscaux compris), et taxant télévisions, opérateurs, FAI et tout ce qui diffuse des oeuvres, et l'on pourra alors répartir de nouveau les bénéfices de cette taxe aux producteurs des oeuvres, et à qui de droit.

L'ARCEP se donne 5 ans pour agir et confirme ainsi l'analyse soulevée avant-hier dans ce précédent billet sur la nécessité pour les producteurs et les diffuseurs de s'intéresser de plus en plus à ce qui se passe du côté des nouveaux supports de diffusion que sont le Web, les tablettes et les mobiles afin de préparer leurs activités à cette révolution culturelle et pérenniser, par ce biais aussi, leurs droits et leur influence.
 

dimanche 11 novembre 2012

Le transmédia et la production audiovisuelle

Les producteurs audiovisuels français sont au pied du mur. Depuis la convergence du numérique, les spectateurs sont progressivement passés du cinéma et de la télévision aux médias connectés (L'ARCEP annonce 43% des oeuvres visionnées en dehors du réseau hertzien et échappant au droit d'auteur). Comment le transmédias peut-il sauver la production audiovisuelle française et préserver la culture française ?

Le modèle économique de la production audiovisuelle française est globalement fondé sur de l'argent public (régions, institutionnels du cinéma, taxes, redevances) et sur les revenus publicitaires des télévisions. Lorsque l'état qui n'a plus d'argent ferme le robinet des subventions et que les marques qui alimentent les espaces publicitaires des diffuseurs se déplacent vers les nouveaux médias, le modèle de financement classique et la chronologie actuelle des médias apparaissent désuets.

L'absence de revenus par les circuits traditionnels menace ainsi très sérieusement toute la création audiovisuelle hexagonale si celle-ci ne se remet pas rapidement en question. A défaut de financement, en effet, les productions les plus fragiles vont d'abord disparaître, puis les plus gros se feront racheter progressivement par les nouveaux géants de la communication connectée, généralement américains. Et là, même la publicité française ne pourra plus aider la création française. Il en sera fait de la production audiovisuelle et de la spécificité culturelle à la française.

Analyse :

Si l'on observe du côté des nouveaux médias, quelles créations marchent bien ? Par quoi les spectateurs des anciens circuits sont-ils attirés ? Quel est le mécanisme de financement de ce secteur ? Comment les productions audiovisuelles peuvent-elles participer à la profitable envolée économique liée à ces nouveaux usages ? Comment réussir à se faire une place devant des agences de communication qui ont les dents longues et engrangent les milliards de profit de la publicité autrefois réservée aux circuits traditionnels (télévision, production, presse) ? C'est la question que se pose notre gouvernement en proposant maladroitement de taxer Google. Les mesures du CNC, des télévisions et des régions sur la création incluant les nouveaux médias suffisent-elles, par ailleurs, à combler les attentes des producteurs ?

L'audience des nouveaux médias se fonde sur des contenus libres, gratuits, partageables, qui font le buzz, voire, qui se monétisent si le contenu le justifie avec seulement 30% de cession de droit au diffuseur. Le mécanisme s'est progressivement mis en place sans les marques et sans financeur dans un premier temps. Le succès d'initiatives personnelles a seulement plus tard interpellé les marques. Puis, très vite, les marques dont le portefeuille publicitaire est géré par les agences de communication, qui par ailleurs maîtrisent les techniques de création liées aux nouveaux supports, ont pris le train en marche. Et ça marche ! Un plan de com induit désormais tous les médias en valorisant chaque support pour ce qu'il apporte : papier, réseaux sociaux, jeux interactifs, web séries, applications mobiles, et bientôt, des fictions pour les télévisions connectées. Le mécanisme est si puissant que même les télévisions ne coproduisent quasiment plus que des programmes déjà fédérateurs sur les réseaux sociaux.

Le grand succès des contenus diffusés sur les nouveaux médias tient en grande partie de leur résonance avec l'actualité, leur spontanéité, leur éphémèrité, leur improbabilité. Et c'est cette insolence juvénile qui dérange. Or, ce type de narration apparaît bien différent des longues séries, des longs métrages, conçus dans la durée et pour durer, dans un circuit économique lent et lourd, fusse-t-il qualitatif et bien huilé.

En quelques années, la lente mais grande créativité des productions classiques s'est ainsi vue absorbée par l'efficace et rapide créativité des agences de com. Le secteur de la production audiovisuel traditionnel est passé, lui, à l'agonie.

Quelle est la solution ?

En tant qu'ingénieur pédagogique pour des formations initiales commandées par les agences de communication (AACC), pour le compte de l'école des Gobelins, nous avons constaté une demande importante de la part des agences de com pour recruter et former les métiers du transmédias et du multi-canal afin de répondre aux budgets colossaux des marques vers ces nouvelles pratiques. La demande a été telle que les stagiaires candidats à ce diplôme étaient déjà embauchés dès l'entretien d'entrée pour la formation !

Or, comment ces agences vont-elles réaliser les contenus commandités par les marques ? Elles recrutent les spécialistes de ces nouveaux médias. Elles font travailler leurs équipes de motion designers en interne, leurs graphistes, leurs programmeurs, leurs vidéastes, des photographes, des auteurs-rédacteurs-scénaristes débauchés des circuits traditionnels, tous formés dans les plus grandes écoles de communication et de design. Lorsque les finances sont plus dures, en ce moment par exemple, beaucoup sous-traitent la production à de nouvelles jeunes équipes de production audiovisuelles "hors circuit" ou d'animation, conduites par d'anciens graphistes et webdesigners salariés devenus freelances, voire de plus en plus par des studios localisés dans des pays en développement.

Les agences ont besoin de contenus de qualité créés par des experts de l'audiovisuel. Et les producteurs audiovisuels experts dans la création audiovisuelle ont besoin de se diversifier pour compléter l'activité ralentie des circuits traditionnels.

Les producteurs qui n'ont pas encore franchi le cap doivent par conséquent prendre une décision. Ils doivent choisir entre :
  1. continuer à dépendre uniquement d'un circuit de financement lent bien que qualitatif ;
  2. innover en investissant dans le transmédias, la production de web séries sponsorisée, recruter des chefs de projets et scénaristes issus de la communication digitale, concevoir films avec le mécénat des marques, souvent ouvertes à l'absence de placement de produit plus que les télévisions elles-mêmes.
Si l'ouverture vers le mécénat pose un vrai problème d'éthique aux productions traditionnelles, rappelons que : une oeuvre obéit toujours à des compromis. Dans les circuits classiques, les financeurs orientent l'oeuvre, les chaînes qui les diffusent la réécrivent. Pire encore, elles la coupent d'espaces publicitaires qui décident de la conformité de l'oeuvre. Où est l'autonomie de l'oeuvre ? A l'inverse, admettre dès le départ un mécénat avec une marque ou une fondation, permet bien souvent de rendre l'oeuvre autonome si elle s'inscrit, par hasard, dans la même ligne éditoriale que la marque, et sans nécessairement représenter la marque physiquement dans l'oeuvre. Sans aller jusqu'à un virage radical vers une production uniquement sponsorisée, on peut en revanche imaginer un pôle transmédias, au sein d'une production classique, qui se chargera de produire pour les marques avec la possibilité de dégager les profits générés par les marques à destination d'oeuvres plus "pures" d'un point de vue éditorial.

Les formations sur le transmédias, les aides à l'écriture transmédias, les discussions sur le transmédias, ne sont pas vaines. Pour sauver l'audiovisuel français, le transmédias répond aux recommandations du CNC, des institutionnels et des télévisions. Il vous prépare à une future mutation des médias.

vendredi 9 novembre 2012

Video interactive en Javascript


Grand utilisateur de Flash Pro pour la création de sites d'immersion en vidéo et d'interactivité liée à la vidéo, j'ai longtemps attendu avant d'utiliser le Javascript pour piloter la vidéo d'un site, parce que je ne trouvais pas de classes équivalentes en HTML5 pour gérer l'interactivité liée à la vidéo aussi bien que dans Flash. Mais voilà qui est résolu !

Voici cuepoint.js, le successeur de Flash pour la vidéo. Vous pouvez télécharger la classe Javascript directement à l'adresse suivante.

http://www.cuepoint.org/

Le principe des cuepoints en vidéo est de synchroniser des actions pendant le déroulement de la vidéo, et uniquement si la vidéo avance. Cela garantit la synchronisation des actions avec la vidéo et permet de créer, par exemple : des sous-titres ou des animations.

Inversement, la classe cuepoint.js permet aussi de piloter la vidéo à partir d'un dispositif de chapitrage, un menu composé de liens, en somme.

Le Javascript, plus que HTML5, permet de réaliser des sites véritablement transversaux. A bons entendeurs... ; )

Actionnaires Apple (AAPL) : vendez !


Avis aux investisseurs, Apple aurait mangé son pain blanc.

En 2006, je me souviens avoir recommandé à un ami avocat et à mon banquier qui m'a remercié depuis, l'achat d'actions Apple alors qu'elles ne valaient que 100 dollars. Aujourd'hui, elle en vaut plus de 550. Je conseillerai à ces mêmes personnes, aujourd'hui, désormais le cap. Explications :

Il se vend désormais plus de Samsung Galaxy III que d'iPhones.
Microsoft vient de sortir un OS qui rivalise avec MacOS et iOS.
L'action Apple est à son plus haut niveau et, sans innovation majeure, ne peut maintenant que baisser.
Apple, enfin, a peu à peu bloqué tous les services concurrents sur ses périphériques et condamne ses utilisateurs à migrer vers d'autres marques :
  • Google Plan : lien impossible entre Mail et GoogleMaps, Plan est moins complet que Maps sur certaines zones géographiques.
  • Google Youtube : L'application est retirée de l'iPad. Seule la version iPhone subsiste et propose des vidéos de qualité médiocre.
  • Flash player : débat clos. Première victime colatérale de la volonté égémonique de Apple voulant imposer ses Apps à la place des sites en Flash.
  • Instapaper : application qui stocke les sites de textes, les images et les vidéos pour les lire en différé sur un ordinateur, sans pub et sans passer par le circuit fermé et contrôlé de Apple, qui vient de reprendre ces fonctionnlités dans Safari et un iCloud (payant).
  • Une connectique pour chargeur qui impose le renouvellement de tous vos périphériques autrefois compatibles avec iPhones et iPads.
  • L'absence de ports USB et de lecteurs de disques et de cartes pour éviter d'accéder à des médias autrement que via iTunes ou App store.
  • Le bouton de navigation principal, physique, ne marche plus au bout de quelques mois d'utilisation et fait regretter, pour ceux qui ont testé les systèmes concurrents, le bouton virtuel embarqué dans le système et les applications.
  • L'arrivée d'un système de paiement par iPhone qui va bientôt permettre d'imposer aux commerçants de reverser une marge contre chaque achat effectué avec le périphérique.
  • Même des contenus HTML5 dits ouverts, publiés sur le site de Apple, ne fonctionne que avec Safari. Bravo l'ouverture et la leçon d'accessibilité !
  • Il nous est désormais interdit de dessiner avec des coins arrondits (Apple en a acquis le brevet).
Comme le rapporte également ce blog anglosaxon d'un acien fan de la marque Apple, il n'y a finalement pas d'équivalent, dans les services Apple, qui justifieraient que l'on reste encore chez Apple. Ainsi :
  • Dropbox vaut mieux que iCloud,
  • Skype vaut mieux que Facetime,
  • Chrome ou Firefox et désormais IE10, valent mieux que Safari,
  • Instapaper vaut mieux que Safari's reader,
  • Google Plan vaut mieux que Apple Plans,
  • les services de VOD et les TV connectées valent l'AppleTV,
  • Siri ne reconnaît pas grand chose et manque évidemment de discretion, ce qui le rend inutile.
Si à cela on ajoute que les produits Apple sont souvent volés dans les lieux publics, et que le nouveau brevet que Apple vient de déposer et qui l'autorise à neutraliser tout périphérique non conforme à une utilisation qui respecterait l'éthique de la marque (blocage déjà maintes fois controversé dans la manière dont Apple gère l'éditorial de ses applications distribuées sur App store), il ne restera pas grand chose en effet aux utilisateurs de plus en plus frustrés pour franchir le pas de nouveautés plus tendances, plus alléchantes, plus ouvertes, ...vers d'autres marques. Suivez le mouvement.

Vendez !

>>>>>> Mis à jour le 22 novembre :


 Voici un article du journal du net qui, 2 semaines après le mien ; ) confirme mon analyse :

http://www.journaldunet.com/patrimoine/finances-personnelles/action-apple.shtml?utm_source=benchmail&utm_medium=mail&utm_campaign=ML158_E10234733&f_u=14183370 

>>>>>>> Mise à jour le 23 novembre :

Capital confirme la tendance :

http://www.capital.fr/bourse/interviews/wall-street-finira-par-flancher-et-apple-pourrait-perdre-50-790104#xtor=EPR-225

>>>>>>>> Mise à jour le 06 décembre :

La baisse se confirme avec une dépression de -23% depuis le 19 septembre, sortie officielle de l'iPhone 5. Une petite remontée devrait se dessiner à proximité de la traditionnelle keynote de fin janvier. Mais la tendance générale est donnée.

>>>>>>>> Mise à jour le 24 janvier 2013 :

L'action est descendue de 700$ en septembre à 460$ ce jour, soit -45% :
http://www.ouest-france.fr/actu/multimedia_detail_-Apple.-Malgre-des-ventes-records-la-Pomme-gagne-moins-d-argent_3725-2156916_actu.Htm

Enquête SOFIA/OpinionWay sur le livre numérique


La SOFIA (société française des intérêts de l'auteur de l'écrit) a publié une enquête à destination de ses adhérents, en partenariat avec le SNE (Le syndicat national de l'édition) et la SGDL (la société des gens de lettres). Elle révèle le type de contenu recherché par ceux qui possèdent un périphérique mobile (smartphone, liseuse, tablette).



Dans cette enquête, menée par OpinionWay sur un échantillon de 1994 personnes, en septembre 2012, nous apprenons que :
  • Les téléchargements ciblent d'abord des livres sans valeur ajoutée technique spécifique au support ! Ils contiennent peu d'interactivité. Leurs contenus se focalisent plutôt sur des textes, des visuels, des images HD, des vidéos HD, des animations. Pour plus de 2/3 des acquisitions !Il est à préciser que la plupart des parutions étant des copies de livres papier, il est donc logique qu'ils n'intègrent encore que très peu les possibilités techniques pourtant disponibles dans ce nouveau format.
  • Les téléchargements sont légaux car les utilisateurs ont pris conscience de l'intérêt de respecter de plus en plus le droit des auteurs. 58% des acquisitions sont des achats payants. Les autres sont soit gratuites soit illégales.
  • La compacité de la plateforme et sa mobilité motivent principalement les achats de livres numériques.
  • Les acheteurs de livres numériques ont pour 73% déjà acheté un livre numérique et sont déjà de grands lecteurs de livres papiers.
  • Le livre papier est préféré cela dit pour son confort, sa facilité de partage et la variété du choix.
  • Le prix plus attractif motive également l'achat du format numérique.
  • 14% de progression des achats de livres numériques en 6 mois seulement !
  • Une cible qui passe 1h/j à lire, en moyenne.
On relèvera également une enquête du Figaro qui réconforte les auteurs et les libraires sur le choix privilégié des français pour leurs cadeaux de Noël avec en 1er rang : le livre papier. Le high-tech trop onéreux semble ne plus être en vogue dans ce contexte économique incertain. Le livre reste, selon le groupe de presse pourtant présent sur ces périphériques mobiles, une valeur sûre.

Ainsi, les caractéristiques des contenus numériques commencent à se révéler. On distingue :
  1. D'une part, les applications mobiles et connectées, téléchargées depuis les stores des éditeurs d'OS (Apple, Microsoft, Google).
  2. Les livres numériques sans grande technicité mais concentrés sur le contenu (images, textes, voire vidéos et animations). Les livres techniques sont en devenir !
  3. Et le livre papier traditionnel qui met en avant l'objet en tant que support.
Pour améliorer la production de contenus vers les différents périphériques, il convient donc de mieux marquer le territoire occupé par chaque type de parution. Il est préférable d'augmenter la technicité (3D interactive, immersion, calcul, partage) pour les applications mobiles afin de les distinguer davantage des parutions à lire (magazines, livres), mais d'augmenter paradoxalement la valorisation des contenus embarqués dans les magazines et les livres numériques pour les distinguer aussi des livres papier. Le livre numérique, le magazine, doivent privilégier l'immersion fantastique ou ludo-éducative, là où l'application va privilégier le service et la connectivité. Le livre papier mettra l'accent sur le toucher.

Concernant le livre papier, tout n'est pas perdu ! Le support séduit encore et augmente dans l'appréciation des consommateurs. Pensez par conséquent à le valoriser pour les propriétés qui lui sont propres (texture, parfum, partage, possession de l'objet, manipulation des pages pour la jeunesse, couleurs plus subtiles de la quadrichromie et des Pantones que sur l'écran pour les visuels).

Voici le PDF de l'analyse de la SOFIA sur l'enquête de OpinionWay (avec l'aimable autorisation de la SOFIA) :

http://www.arzhurcaouissin.com/_partage/sofia/barometre-sofia-sne-sgdl.pdf

Voici l'enquête de OpinionWay (avec l'aimable autorisation de la SOFIA) :

http://www.arzhurcaouissin.com/_partage/sofia/barometre-livre-numerique-opinionway.pdf

Voici l'enquête sur les achats de Noël, révélée par le Figaro :

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/le-livre-cadeau-phare-de-noel-2012-786130#xtor=EPR-226

WebDesign et HTML5 : hors-série N°17


Le hors-série numéro 17 du magazine Webdesign, paru ce mois-ci, traite de "Réussir son site Web HTML5/CSS3/JQuery". Y figure un excellent article sur la publication HTML5 à partir de Flash Pro, rédigé par votre serviteur ; )



Au programme, quelques fondamentaux sur le HTML5 peu exploitables à ce jour du fait du report perpétuel de la finalisation de la norme par le W3C et de la non prolifération de HTML5 dans les grands sites Web (lire aussi http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/10/html5-etat-des-lieux-fin-2012.html), mais, plus intéressants, des tutoriels sur l'exploitation possible de plugins tels que JQuery pour concevoir de véritables mises en formes dignes d'un site en Flash SWF.

Le chapitre sur Flash et Canvas permet de découvrir le potentiel de ce standard qui remplacera le format SWF dans quelques années, mais n'est pas encore réellement exploitable non plus, et oui, ça reste du HTML5.

Bref, un bon numéro que je recommande évidemment et qui, au-delà de quelques fantasmes sur les avancées du nouveau standard, aidera à intégrer de nouvelles fonctionnalités basées sur Javascript et garantissant la transversalité de votre projet vers tous les périphériques. Lisez les articles concernant JQuery et le responsive design ! Les fichiers sont livrés avec le magazine.

Pour obtenir le magazine, courrez chez votre marchand de journeaux ou cliquez sur ce lien pour le commander dès qu'il sera disponible dans ce format :

http://shop.oracom.fr/index.php?page=shop.browse&category_id=66&option=com_virtuemart&Itemid=2&vmcchk=1&Itemid=2

Vous pouvez déjà feuilleter quelques pages du magazine ici :

http://www.shop.oracom.fr/feuilleteuses/feuilleteuse-wdhs17.html

Des tutoriels plus spécifiques concernant Flash et HTML5 sont également disponibles sur le site Elephorm :

http://www.elephorm.com/web-multimedia/formation-flash/formation-flash-cs6.html#a_aid=AZ

Des tutoriels plus spéciques sur JQuery aussi :

http://www.elephorm.com/web-multimedia/formation-ajax-jquery.html#a_aid=AZ

jeudi 8 novembre 2012

Comparatif : Adobe Elements vs iPhoto/iMovie !


Sur un ordinateur Macintosh est installé par défaut la suite iLife, dans laquelle figurent de nombreux outils multimédias dont iPhotos pour les images et iMovie pour les vidéos. Cette suite peut être achetée séparément si votre système est un peu ancien ou ne la possède pas.

Dans le même segment commercial, Adobe propose la suite familiale Photoshop Elements et Premiere Elements, pour le traitement des images et des vidéos.

Chacune de ces suites est accessible autour de 150 euros TTC.


Que valent ces logiciels ? Et à la veille de Noël, quelle est la solution qui conviendra le mieux à un usage domestique ou semi-pro et que vous choisirez peut-être de vous offrir ?

1) Apple iPhotos et iMovie
Les logiciels Apple sont faciles à prendre en main pour traiter rapidement un petit volume d’images et de vidéos. Mais, très rapidement, iPhotos ne suffit pas à gérer un nombre grandissant d’images. Les images ne peuvent pas être déplacées facilement et l’augmentation de leur volume menace à terme la stabilité du logiciel. Les médias étant cachés dans le système dès leur importation, il ne vous est pas vraiment possible de déplacer vos images sur un disque amovible sans perdre physiquement les données, à moins de trifouiller dans le système mais les images n’apparaîtront alors plus dans le logiciel. Ingérable donc.

Concernant iMovie, le problème est similaire. Les vidéos affichent en outre un poids plus important encore que les photos, c’est donc votre disque dur qui risque de saturer avant que le logiciel ne devienne instable. Même soucis de gestion opaque des données qui rend la solution peu adaptée à un usage pérenne.

2) Adobe Photoshop et Premiere Elements

Adobe a lancé depuis quelques années une suite de logiciels inspirée des versions Pros de Photoshop et Premiere, à un tout petit prix. Cette suite utilise en fait le même moteur que les versions Pros. On retrouve toute la puissance de traitement des outils avancés mais intégrée dans une interface intelligente et ouverte, qui propose (elle n’impose pas) un affichage soit rapide (on clique et on obtient un réglage automatique), soit guidé (on obtient des réglages commentés et assistés), soit avancé (sans aide, comme dans la version Pro). Si vous êtes nul ou paresseux, vous choisissez Guidé, et Adobe mâche le travail pour vous en décrivant toutes les actions à conduire selon le résultat voulu. Si vous cherchez à obtenir des réglages aussi détaillés que dans la version complète de Photoshop Extended, vous activez l’onglet Avancé, et zou, vous êtes dans le vrai Photoshop. Idem pour Premiere, inclus dans cette suite Elements.

Mais alors, que reste-t-il aux logiciels pros, si pour 150 euros, on a le vrai Photoshop et le vrai Premiere ? Dans la version de Photoshop Elements, l’outil Plume, la quadrichromie et la 3D ne sont pas disponibles. Dans Premiere Elements, les options de compression avancées de la vidéo ne sont pas disponibles non plus et limitent la vidéo à un usage domestique et au Web jusqu'au full HD tout de même.
Mais pour une production bureautique ou pour les loisirs, la suite Elements suffit amplement et répond bien mieux aux besoins que la suite Apple, trop bridée et encore plus limitée en résolution et compression. Dans Elements, il reste en effet possible d’ouvrir et refermer n’importe quelle image ou vidéo, où qu’elle soit stockée, dans les deux logiciels Adobe, et de la traiter directement, là où Apple vous oblige à importer les médias en saturant vos disques et le système. Rien ne vous empêche, cela dit, d'organiser vos médias dans Elements, dans des dossiers virtuels (façons Bridge), sans déplacer les images stockées où vous le voulez.

En tant qu’utilisateur professionnel des logiciels Photoshop Extended et Premiere Pro, je n’hésite pas à recourir aux versions Elements, aussi complètes et souples, pour des traitements ponctuels, lorsque ces logiciels sont disponibles sur les postes de travail où je dois intervenir lors de mes sessions de formation et de production... Et en plus, c’est compatible Windows ; )

Entre Apple ilife et Adobe Elements, mon choix est donc évident, c'est Elements.A quand un iTunes version Adobe, pour en finir avec celui de Apple, aussi ingrat concernant tout ce qui est audio. Reconnaissons, cela dit, la vélocité et la facilité des interfaces Apple. Mais, si on ne peut rien en tirer au final, à quoi ça sert ?

Pour en savoir plus sur la suite Adobe Elements :

mercredi 7 novembre 2012

Di*/zaïn : l'événement du design interactif


La communauté des designers d'interactivité a enfin son événement professionnel : di*/zaïn.

Rassemblés à travers le site www.designersinteractifs.org, les designers interactifs de France se rassemblent autour d'une série d'événements mensuels, focus sur les travaux des plus grands designers actuels mêlant mobilier urbain, périphériques mobiles, services, culture, motion design et innovation.

On y retrouve JC Decaux, le projet culturel de réalité augmentée www.fenetre-augmentee.net, des collectifs tels que Ya+k ou Zoom, du design sonore, du design culinaire, le design des interfaces mobiles dynamiques très chartées par l'agence Octave et Octave et de l'interactivité dans le textile, entre autres.

Pour visualiser les enregistrements de cet événement, consultez les liens suivants :

http://dizain.designersinteractifs.org/

http://dizain.designersinteractifs.org/evenements/interfaces-tactile

http://dizain.designersinteractifs.org/evenements/impressions

http://magazine.designersinteractifs.org/actualite/revivez-en-video-integrale-la-soiree-dizain-2-perspectives

mardi 6 novembre 2012

Frankenweenie, oeuvre multi-canale

Frankenweenie, le film d'animation de Tim Burton produit par Disney, est non seulement une des plus belles oeuvres du réalisateur, par la qualité de l'animation, de la photographie et de son scénario, mais c'est aussi une oeuvre transversale qui exploite l'iPad comme plateforme de démonstration des possibilités techniques des livres embarqués dans iBooks et l'objet vaut le détour.

Jusqu'à lors en effet, les iBooks étaient souvent réduits à des parutions HTML pauvres contenant uniquement textes et des images. Désormais, comme en témoigne le livre Making-of de ce long métrage d'animation, un livre dans iBooks peut également intégrer des vidéos HD, du son, du HTML5 et des objets 3D interactifs.

Quand on voit la facilité de production d'un tel livre, à l'aide de solutions simples et gratuites comme Apple iBooks, on pourrait presque de demander pourquoi on s’attarde encore sur des solutions telles que Adobe ou Aquafadas, si ce n'est pour la possibilité de publier un ouvrage sans passer par le kiosque de Apple et apparaître également sous Android et bientôt Microsoft Windows 8.

Pour ceux que la plateforme Apple iOS et l'application iBooks Author suffisent, téléchargez cet ouvrage à l'adresse suivante pour découvrir toutes ces possibilités :

https://itunes.apple.com/fr/book/frankenweenie-electrifying/id557041056?mt=11





Pour en savoir plus sur Apple iBooks Author, consultez le lien suivant. De nombreux tutoriels sont disponibles directement au sein de l'application :

http://www.apple.com/fr/ibooks-author/



jeudi 1 novembre 2012

L'Ultra HD (le 4K domestique)




Les salles de cinéma proposent désormais une projection 4K, dans les salles équipées. Les fabricants d'écrans de salon proposent, eux, des résolutions Ultra HD. Quelle différence y a-t-il entre 4K et Ultra HD ? En voici la définition.

C’est en 2010 que Panasonic a lancé le premier téléviseur Ultra HD, de résolution 4 fois supérieure aux écrans full HD. Depuis, Sony a lancé son projecteur vidéo Ultra HD et un écran Ultra HD à partir de 25 000 dollars. Canon a lancé une caméra vidéo 4K (la C300 et la C500) dont le boîtier nu vaut seulement 12 000 euros, et un appareil photo Reflex 4K (le EOS 1D-C). LG propose à son tour un écran Ultra HD à partir de 20 000 dollars. Même la très compacte et mobile caméra Gopro utilisée par les sportifs de l’extrême enregistre désormais en 4K. Apple, enfin, avec ses Macbook Pro à écran Retina est également conforme 4K, à partir de 2500 dollars. Un écran Ultra HD offre une image d'une résolution telle qu'on pourrait la confondre à l'image projetée par la fenêtre de votre salon, comme en témoigne cette photo de l'écran LG :

Côté cinéma, désormais, lorsque vous réservez une place en ligne, on vous propose avec ou sans 4K, de la même manière que vous pouvez choisir un film projeté en 2D ou en 3D. Le dernier James Bond est distribué, par exemple, dans les deux standards. Le 4K, s'il est en théorie de définition proche du cinemascope, en réalité, la profondeur de couleurs, l'absence de rayures et la stabilité de l'image en font un rendu offrant un bien meilleur ressenti.


Voici un schéma récapitulatif des différentes résolutions types extraite du wikipédia :


Resituons à présent les différentes résolutions connues pour mieux comprendre ce qui distingue en réalité le 4K et l'Ultra HD. D'abord, comprenons que 1K signifie 1000 pixels/ligne environ. On distingue donc plusieurs résolutions cinématographiques sous les appellations 2K, 4K et 8K. Chaque résolution supérieure multiplie la précédente par 4 (2 fois en largeur et 2 fois en hauteur).

Mais, le nombre de pixels désigné par 1K, 2K, 4K ou 8K ne renseigne pas sur les proportions réelles de l'image. Les résolutions cinéma de ratio 1.88 ou 2.35 proposent des rapports différents en effet des écrans domestiques calés eux sur le 16/9, de ratio 1.77.

Le Consumer Electronic Association (CEA) a donc défini une nouvelle norme pour distinguer le 4K à usage domestique (3840x2160 à 1.77) du 4K à usage cinématographique (4096x2160 à 1.89), afin de prévenir toute confusion, de la même façon que full HD (1920x1080 à 1.77) avait été créé pour la distinguer de la norme cinématographique 2K (2048x1080 à 1.89).

Le 4K domestique de ratio 16/9 sera donc désormais désigné par le terme Ultra HD. Cette appellation devrait par conséquent déferler dans la plupart des nouveautés audiovisuelles en devenir : appareils photos reflex, caméras vidéo, écrans TV, ordinateurs, tablettes et projections cinéma.