mardi 26 juin 2012

Animation HTML5 : Flash ou Edge ?

L'animation HTML5, c'est-à-dire une animation calculée en temps réel et capable de digérer des données connectées, même si elle reste encore à éprouver, commence à voir apparaître des outils pour graphistes permettant d'animer sans coder, enfin ! Parmi les logiciels que l'on rencontre à ce jour, comptons Sencha, Hype, MotionComposer, Radi mais bien sûr Adobe Flash PRO CS6 et Adobe Edge.

Voici une petite liste récapitulative des fonctionnalités spécifiques de chaque solution :
  • Sencha : animation CSS3 sophistiquée difficile à personnaliser. Interface en anglais.
  • Hype : logiciel basique pour animer en Javascript. Facile et pas cher, mais limité.
  • MotionComposer : logiciel simple et facile à utiliser, exporte en SWF et en HTML5. Pas cher et convertie tout seul les actions en AS3 ou en Javascript.
  • Radi : le plus intéressant des moins connus. Il permet d'animer en Canvas (comme Flash) mais aussi de gérer l'interactivité vidéo en HTML5 pour les Web docs notamment.
  • Flash Pro : Anime en SWF, exporte pour iOS et Android, et en HTML5 Canvas. Certainement le plus polyvalent et le plus facilement disponible dans n'importe quel studio graphique. Une valeur sûre.
  • Edge : anime en respectant l'accessibilité et l'organisation sémantique des données, mais uniquement en SVG, ce qui en réduit considérablement l'intérêt. Surtout si l'on considère que les systèmes mobiles digèrent assez mal l'animation vectorielle trop gourmande en calculs (animer les points d'ancrage et d'inflexion d'une forme vectorielle est très gourmand en ressources processeur et apparaît saccadé si l'on ne dispose pas d'une carte graphique adaptée). Edge est par conséquent utilisable surtout pour du Web, comme le SWF finalement !

Si l'on considère qu'en dehors de Flash et Edge, les autres logiciels ont peu de chance d'être disponibles dans les agences et les studio de création en configuration standard sur les postes de travail, nous pouvons alors retenir l'idée que Flash Pro, même pour du HTML5, reste pour le moment la solution la plus appropriée, suivie, pour les plus téméraires, de Radi qui semble offrir une bonne solution de complément pour la vidéo, et en dernier recours, de Edge, dans le cas d'une animation exclusivement vectorielle, sémantique et pour le Web.

Lire aussi :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/06/comparatif-logiciels-de-creation-html5.html

et :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/04/les-outils-de-communication-digitale-en.html

lundi 25 juin 2012

MacBook Pro classique ou Retina ?

Apple vient de présenter sa nouvelle génération d'ordinateurs portables professionnels. L'un adopte une architecture classique et conservatrice (connectiques nombreuses, graveur DVD, batterie amovible), l'autre favorise les images de grande résolution (5 millions de pixels), la mobilité (ultra plat et peu de connectiques, pas de lecteur DVD, batterie changeable uniquement via Apple) et un disque dur puissant et rapide. Lequel choisir ?

Le MacBook Pro Retina est évidemment le plus puissant mais accessoirement le plus cher. Le MacBook Pro classique reste le plus accessible et polyvalent en configuration de base.

La résolution généreuse du Retina implique l'utilisation d'un meilleur processeur, d'une meilleure carte graphique, d'un disque plus rapide. C'est le cas dès la première configuration de la version Retina. C'est aussi ce qui en fait légèrement gonfler le prix. Mais, qu'implique réellement une résolution d'écran de type Retina ? Est-ce un vrai bénéfice ? La configuration est-elle réellement plus performante eut égard à la consommation d'un écran Retina ?

- La version Retina



Un écran Retina signifie des risques de surchauffe, des risques d'image rémanente sur l'écran HD une fois celui-ci éteint, des risques d'usure prématurée de la plupart des composants (processeur, carte graphique, disque dur, batterie, pixels de la dalle qui constituent l'écran, etc). Et donc, un coût d'entretien et une vétusté programmée plus élevés à terme, surtout pour une machine qui vous oblige à passer par Apple à chaque intervention. Les composants y sont pour la plupart soudés ! AppleCare requis !

Par ailleurs, une telle résolution engendre que les sites Web (conçus pour une fenêtre presque 4 fois moins grande) n'apparaîtront pas dans leur définition réelle, mais interpolés* (*corrigé selon les commentaires ajoutés en bas de cet article) et donc moins nets (surtout vrai au niveau des textes, des libellés des liens dans vos applications et votre navigateur). Si vous travaillez souvent à partir de captures d'écran, vous serez désagréablement surpris de voir que vos captures sont interpolées et crénelées là où dans un système classique elles restituent fidèlement l'écran.

Un ralentissement de l'affichage des pages Web et du framerate des animations semble également apparaître du fait de cette interpolation. Elle est déjà perceptible au simple redimensionnement d'une fenêtre de logiciel comme iPhoto, pourtant optimisé pour le Retina. Certes, la définition de l'écran peut être modifiée, afin de gagner en souplesse dans votre espace de travail jusqu'à 6 différentes résolutions en-deçà de ce que permet le Retina. Mais quelle que soit la résolution adoptée, le moteur Retina tourne perpétuellement et ne peut être désactivé. Il redimensionne dynamiquement les contenus pour les adapter à l'affichage, car même en faible définition, il faut bien gérer la trame fine des pixels que constitue l'écran physique de Retina, ce qui entraîne une perte significative des performances. Il n'est en réalité pas possible de s'abstraire de la résolution physique et fixe de l'écran Retina calé sur 2880 x 1800 pixels. Lorsque vous changez la définition de l'écran, le système simule les résolutions inférieures par mise à l'échelle du contenu de votre système, mais ne change en réalité aucunement votre résolution. Ainsi, lorsqu'un périphérique externe est connecté (vidéo projecteur, écran connexe), le système peut lui transmettre une image calquée sur celle du Retina et en l'adaptant à la résolution de l'écran connexe, mais tout cela induit de nombreux calculs et une grande perte de performances sur les animations et les redimensionnements de fenêtre. L'image projettée s'en résulte généralement très affectée (floue important, image extrêmement crénelée, typos absolument illisibles... en mode copie d'écran) pour des sorties inférieures au full HD (1920 x 1080px). Le Retina ne supporte que le mode "prolongement d'écran". Configuration de base, s'abstenir ! Pour des captures d'écran sans interpolation, il faut opter pour une résolution pleine où un écran 15" peut pour le coup devenir limite.



Enfin, le Retina ne possède pas de port Firewire, pas de prise réseau et un seul et unique Jack à partager entre entrée et sortie audio.

La minceur de l'appareil induit des craquements à chaque changement de position. Même en le maintenant des deux mains et en le gardant bien à plat. La structure semble sous tension tant elle est optimisée. Le volume est pour le coup très appréciable, mais la coque résistera-t-elle au temps ?

Sur les points positifs, relevons qu'il est en revanche gonflable à 16Go de RAM, intéressant pour le montage vidéo HD ou l'ouverture de plusieurs gros logiciels en simultané, ce qui est un peu plus limité sur le portable classique, plafonné à 8Go.

Le Retina dispose également d'une sortie HDMI utile pour un affichage sans perte sur un écran HD connexe, de bureau ou de salon où le modèle classique requiert un adaptateur et induit donc une légère perte de qualité.

L'option Retina offre un véritable confort de lecture et de consultation des médias. Mais, si c'est uniquement pour de la lecture de médias, autant rester sur un iPad 3 ! Cet avantage m'apparaît le plus accessoire bien que ce soit celui qui fasse l'objet du plan de com de Apple, pour cacher l'absence de connectiques probablement ; )

Autre aspect, Apple a lancé l'idée que les futures générations d'ordinateurs seraient clairement axées sur le modèle construit pour le Retina, à partir de 2013 probablement. En d'autres termes, les ordinateurs classiques risquent, prochainement, de ne pas être éligibles pour des évolutions futures de MacOS et des fonctionnalités particulières ne seront disponibles que pour cette nouvelle génération d'écran (voir aussi l'article "Ecran Retina : vers un Mac 3D en relief").

La structure plus fine de l'appareil est sensée le rendre plus vulnérable aux éventuelles torsions (d'où l'absence de modèle 17"). Mais l'appareil semble résister. Il apparaît alors réellement plus malléable et plus léger dans les transports : 6 mm et 500 grammes de moins, tout de même !

Parmi les avantages du Retina, rappelons que la faible épaisseur de l'appareil en fait un outil adapté pour les personnes sensibles des articulations. Ne pas lever systématiquement le poignet, à la saisie au clavier, peut en effet éviter des problèmes de tendinites, de frottement du bras et d’arthrose des phalanges ! Cela peut ne pas être négligeable non plus.

- La version classique


Le Macbook Pro classique apparaît le plus adapté cela dit pour un usage traditionnel, impliquant la gravure de DVD, la connexion à un réseau via prise LAN, l'accès à des périphériques firewire, l'installation de logiciels à partir de DVD, et la possibilité d'écouter au casque tout en enregistrant au micro. Si vous n'utilisez plus ces connectiques, inutile de vous focaliser sur ce modèle. Le modèle classique apparaîtra désormais plus utile comme solution hybride au carrefour des métiers et des besoins : dans une salle de réunion, dans une médiathèque ou en famille.

Le modèle classique offre toutefois un gros avantage sur le modèle Retina. Il peut embarquer un deuxième disque SSD en lieu et place du graveur DVD (une manoeuvre qui vous coûtera cher chez Apple ou que vous pouvez déléguer à un artisan de l'informatique au prix de la perte de toute garantie Apple sur votre produit). Un confort qui vous permet de réserver un disque SSD de 512Go pour le système et un second, physique, pour vos fichiers.

Attention enfin, si le modèle classique bénéficie d'une meilleure performance d'affichage du fait de sa résolution limitée, elle conserve une résolution maximale de 1440 x 900 pixels, peu idéale donc pour de la production audiovisuelle HD qui requiert 1920 x 1080 px minimum de définition.

- Conclusion


La vraie question qui se pose est la connectique et l'encombrement : puis-je me passer des connectiques traditionnelles ? Ai-je besoin d'une prise HDMI ? Dois-je réduire l'encombrement ? Si oui, prenez le modèle Retina qui offrira un moindre encombrement et, accessoirement pour vos présentations, une plus belle image. Si non, restez sur le modèle classique, plus lourd, mais plus flexible et familial.

1) Si vous êtes photographe, vidéaste, graphiste print ou gamer. L'écran Retina apporte un confort d'utilisation qui convertie immédiatement votre poste mobile en plateforme de production audio-visuelle nomade. Un usage pro supporte implicitement le coût que peut éventuellement engendrer une vétusté programmée ou des accessoires plus gourmands. L'encombrement gagné sur l'épaisseur de l'ordinateur compensera cela dit l'obligation de se déplacer avec des accessoires (adaptateurs et connectiques notamment). Des accessoires eux-mêmes très consommateurs de ressources et qui contribuent à une surchauffe inutile de la périphérie de l'ordinateur et indirectement de son coeur. Attention notamment à ceux qui projettent par exemple de travailler en réseau via un adaptateur Ethernet ! Ca chauffe dur !

2) Si vous réalisez des présentations bureautiques, Web ou digitales HD (1920 x 1080 pixels), sans nécessiter l'option Retina mais d'un environnement ultra compacte, prenez le Retina et désactivez l'affichage haute définition. Les présentations que vous réalisez à destination des écrans classiques (Web grand public, tablettes mobiles, Slides PowerPoint, PDF pour écran) requièrent une définition HD, et le modèle classique apparaît insuffisant, limité à 1440 x 900 pixels. Ici, vous réduirez simplement la résolution de l'écran Retina dans les préférences du système. L'ultra légèrté de l'appareil en fera un outil vraiment idéal pour de la production courte (c-à-d pas de gros stockage de fichiers) et nomade.

3) Si vous réalisez des présentations bureautiques, Web ou digitales HD (1920 x 1080 pixels), sans nécessiter d'un environnement ultra compacte, prenez le classique et connectez un écran HD calibré. Votre environnement de travail sera scindé en deux écrans : l'écran du modèle classique pour l'interface logiciel et les outils, l'écran connexe HD calibré pour vos créations. Les photographes, graphistes et vidéastes utiliseront l'adaptateur HDMI du modèle classique qui offrira une restitution correcte de l'image sur un écran tiers, calibré et supérieur à 15" ! Vous remplacerez éventuellement le graveur de DVD par un second disque SSD pour une plus grande productivité et une meilleure organisation de vos fichiers. Vous pouvez aussi choisir un iMac pour une configuration moins nomade, ou un MacBook Air pour une configuration plus légère encore que le modèle Retina, attention cela dit aux performances du Air.

4) Si enfin vous nécessitez une grande connectivité et une bonne interopérabilité avec d'autres utilisateurs (en bibliothèque, en salle de réunion, à l'accueil d'une entreprise), sans pour autant produire en HD, restez sur un modèle classique isolé. L'absence de connectique firewire, de graveur DVD, de prise réseau, sur le modèle Retina, risque de bloquer certains utilisateurs. En famille également, l'option classique rend l'appareil plus facilement utilisable par toute le monde, pour les loisirs et les études.

En somme, l'option Retina apparaît presque accessoire puisque les vrais pros utiliseront de toutes façons un écran connexe calibré HD, qu'il soit relié en DVI ou en HDMI. La véritable évolution reste donc la réduction du nombre de connectiques et le faible encombrement de l'appareil. Ce qui influe sur son confort d'utilisation.

L'écran Retina apparaît davantage comme un pas technologique stratégique pour Apple que réellement utile pour ses utilisateurs. Apple signe une nouvelle génération d'écrans, d'outils, de standards et donc, de contenus et d'usages. Il s'agit pour Apple de couper si possible l'herbe sous le pied de ses concurrents. Les utilisateurs qui souhaiteront bénéficier d'une qualité d'affichage améliorée pour une future génération de publications exclusives, produites par des Macs et pour des Macs, finiront par consommer Apple, comme ce fut le cas pour iPod et iPad.

Pour tester les performances des deux machines, consultez les liens suivants qui affchents des animations en HTML5 :

Animations au standard HTML5 SVG
http://edge.adobe.com/showcase.html

Animations au standard HTML Canvas :
http://createjs.com/#!/EaselJS

Lire aussi :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/02/le-projet-full-cloud-des-firmes.html

Le concept du Google Chrome Pixel, un MacBook Pro Retina tactile :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=d2dhMKSKGBg

mercredi 20 juin 2012

Comparatif logiciels de création HTML5 et mobiles

Voici un tableau comparatif des outils courants de création numérique, pour la publication de contenus aux formats HTML5 et/ou mobiles :

Dans ce tableau, on relève que les éditeurs de code restent les solutions les plus pointues pour de l'abattage HTML5, mais aussi que Flash Pro CS6 n'a rien à envier aux nouveaux outils (Edge, Muse) bien plus restrictifs. En développant un jeu interactif à partir de Flash Pro CS6, vous pouvez en effet assurer sa publication à la fois en HTML5 Canvas, en SWF, en IPA et en APK !

De même, des outils comme InDesign se révèlent multi-canaux et permettent de publier à la fois en PDF pour l'impression, en PDF pour le Web, en IPA et en APK pour une publication digitale sous la forme d'une application mobile iOS ou Android (via l'extension Adobe DPS ou Aquafadas DPS), loin devant Dreamweaver ou Edge, bien plus limités.

Edge n'a en effet vocation qu'à animer du vectoriel, tandis que Flash, qui publie désormais en Canvas, permet d'introduire tout l'éventail d'interactivité de Javascript sur des médias enrichis et prochainement, inclura toutes les évolutions de WebGL permettant l'animation 3D sans plug-in dans tous les navigateurs.

Nous remarquons enfin que de nombreux logiciels présentent des fonctionnalités à priori identiques : Javascript notamment. Lequel choisir et pour que faire ?
  • Les éditeurs de code conviendront aux purs intégrateurs chargés de réaliser des sites Web accessibles et sur mesure et pour lesquels les cahiers des charges privilégient la syntaxe et les données textes au contenu graphique.
  • Dreamweaver conviendra aux webdesigners touche à tout, qui cherchent avant tout à simplifier la structure de leurs sites tout en s'offrant la possibilité de personnaliser leur code si besoin.
  • Edge conviendra aux groupes de presse en charge de l'animation d'infographies basées sur des données chiffrées, des organigrammes ou des systèmes graphiques de navigation (CV graphique, PowerPoint pour le Web).
  • Flash conviendra aux designers en charge de réaliser des interfaces de jeu, des bannières, des systèmes multiplan, 3D, des animations parallaxes au format HTML5/Flash SWF mais aussi de convertir à moindre coût des sites Flash existant en IPA ou en APK en y retirant toutefois ses velléités d'animateur.
  • Muse propose des sites HTML simples sans coder, à partir de modèles prédéfinis ou de maquettes InDesign. Il conviendra aux utilisateurs qui ne souhaitent pas exploiter l'interactivité ni les animations et qui maîtrisent déjà InDesign.
  • Sencha, MotionComposer, Radi et Hype sont des outils d'animation HTML5 complémentaires à Edge et Flash. Ils intéresseront ceux qui ne disposent pas déjà de Edge et de Flash dans la suite creative. Leurs fonctionnalités sont moindres mais leur prix très attractif en font des solutions pertinentes pour les petits budgets, les freelances et les associations.
  • JQuery rassemble une flopée de librairies Javascript prêtes à l'emploi et permettant d'ajouter des fonctionnalités avancées dans vos sites Web et vos applications mobiles. Cette technologie permet de gagner un temps considérable pour intégrer des fonctionnalités devenues incontournables (ex : galeries de photos). Une connaissance de Javascript reste cependant un pré-requis indispensable pour dompter ces outils.
  • Fireworks est à la fois un logiciel graphique et de création de pages Web, mais ne permet pas de personnaliser le code. Avec la disparition du logiciel Catalyst, Fireworks se voit recentré sur une vocation plus orientée sur du prototypage, des maquettes animées, du design d'interface.
  • Les logiciels d'édition InDesign et Xpress conviendront aux maquetteurs traditionnels du print, mais aussi pour ceux qui s'orientent vers les publications digitales natives : IPA, APK, e-pub, et le tout, sans programmer.

Lire aussi :

http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/08/comparatif-des-outils-de-publication.html

http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/04/les-standards-du-web-en-2012.html

http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/04/les-outils-de-communication-digitale-en.html

mardi 19 juin 2012

L'après Google et l'après Facebook !

La toute puissance de Google l'amène a concentrer l'essentiel de l'information et l'intégralité des recherches effectuées par ses utilisateurs. Ses outils de tracking puissants en font un allié incontournable des entreprises marchandes, des recruteurs, des service secrets et des gouvernements. Facebook, de son côté s'est révélé rassembler la plus grande communauté du Web. Ce blog-même n'est-il pas géré par Google.

Par le passé, nous savons que Google a souvent cédé devant les caprices des autorités dès lors que les lois locales interdisent simplement de diffuser une information contrariante pour le politique. Google ne veut pas compromettre un marché et reste toujours prêt à faire des concessions, dans une attitude initialement exceptionnelle et non répétable. Mais les autres gouvernements et entreprises poussent Google à s'adapter davantage aux exigences locales des politiques et des marchés. Pourquoi seuls certains pays, fussent-ils non démocratiques, bénéficieraient d'un traitement de faveur et pas les autres ? La glas de Google et Facebook a-t-il sonné ?

Comme en témoigne cet article du monde informatique, des pays démocratiques souhaitent et parviennent à présent à contrôler une partie des informations présentées par Google dans leur territoire. La censure de l'information n'est plus l'apanage des dictatures officielles. Nous la pratiquons aussi !

De la même manière, l'entrée en bourse de Facebook introduit une gestion de l'information dont l'intérêt n'est plus axé sur l'utilisateur ni de simples espaces publicitaires connexes et inoffensifs, mais dans une stratégie commerciale qui ne devra plus jamais contrarier les territoires où elle doit s'émanciper, et qui amènera les utilisateurs à négliger l'information au profit d'actions voulues plus marchandes par les marques, avec l'idée que vous ne pourrez rendre votre post visible que si vous avez cliqué ici, et que vous ne pourrez cliquer ici que si vous acceptez d'être observé par une marque, et que tout ce qui irait contre la marque ne saurait vous laisser libre de vos clics et de vos vindications. L'autocensure sonnera le glas de Facebook. Une interrogation qui ne manque pas d'affecter le groupe de Zuckerberg lui-même et les marques associées à sa mise en bourse, en témoigne également cet article de Capital.

Si les deux plus grands canaux de diffusion de l'information perdent leur vocation de réseau libre d'échange, et les faits nous en témoignent, il est évident que leur statut de canal universel n'a plus pour longtemps à vivre. Mais les canaux alternatifs ne font pas encore légion. L'après Google et l'après Facebook peut en effet avoir sonné. Reste à trouver où se déroulera cet après dont il est à présent question et qui endossera ce nouveau rôle.

Si vous pouvez lire cet article, cela témoigne que nous sommes encore un peu libres dans notre expression, encore juste un peu. Mais cela saurait-il durer ?

lundi 11 juin 2012

Les chiffres du t-commerce

En ce printemps 2012, Fashiomag reprend les chiffres clés du t-commerce actuel (par t-commerce, entendez le commerce des tablettes tactiles, par opposition au m-commerce qui concerne les mobiles et du e-commerce qui traite du Web classique).

http://fr.fashionmag.com/news-255212-Tablettes-tactiles-quelle-est-la-realite-du-T-commerce-

Dans cet article, nous relevons que le chiffre d'affaire du t-commerce plafonne encore en-dessous de 10% du chiffre d'affaire global des vendeurs (global = Boutiques/Web/Mobile et Tablettes confondus). Une évolution qui double chaque année et qui entre seulement dans sa deuxième année de création ! Si la percée peut encore avoir l'air timide, elle est bien réelle et va continuer à progresser car les utilisateurs de tablettes effectuent des achats plus importants sur tablette que sur les mobiles, et y restent plus longtemps pour consulter les contenus, avec un panier moyen à 67 euros, contre seulement 33 euros pour le mobile. Le t-commerce flambe par opposition au e-commerce qui stagne et devrait même diminuer dans les prochaines années, en témoigne cet autre article de L'express :

http://lentreprise.lexpress.fr/internet-canal-pour-vendre/e-commerce-le-taux-de-croissance-est-passe-de-53-en-2005-a-22-en-2011-selon-xerfi_32577.html

Autre information intéressante, si les tablaunotes généralement CSP+ (cadres sup et urbains) sont à 67% des hommes, ce sont les femmes qui affichent un meilleur taux de conversion vers l'acte d'achat, sur des appareils le plus souvent de type iPads qui représentent 2/3 du trafic mais tout de même 80% du chiffre généré.

Pour une lecture plus orientée design d'interface de ces chiffres, consultez également l'article suivant :

http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/06/2-tablettes-sur-3-sont-des-ipad.html 

Quelques chiffres sur le m-commerce :
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lmi/lire-le-m-commerce-promis-a-un-bel-avenir-en-europe-selon-forrester-49747.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

jeudi 7 juin 2012

Les 25 ans de la Maison du film court


A l'occasion des 25 ans de la Maison du film court, située au 10 passage de Flandre à Paris dans le XIXè, de nombreuses actions sont organisées pour vous accompagner encore et toujours dans vos projets de cinéma.

Cette association apporte une véritable aide artistique, technique, logistique et financière à tous les apprentis cinéastes et comédiens : de bons conseils d'écriture par Richard Sidi, des cours de direction d'acteur par Alain Prioul, entre autres, valent le détour et vous formeront y compris pour des productions multimédia ou de long métrage.

N'hésitez pas à soutenir l'association en devenant adhérant :

http://www.maisonfc.org/

mercredi 6 juin 2012

Aquafadas DPS 2.0 est arrivé !

Fort du succès de la première version de la Digital Publishing Suite de Aquafadas, l'extension InDesign et XPress spécialisée dans la création de magazines interactifs pour tablettes et smartPhones propose, depuis ce jour, 40 nouvelles fonctionnalités !

Voici le lien donnant accès à la liste des fonctionnalités :
http://www.aquafadas.com/fr/publication-numerique/features

Présentation vidéo des nouveautés (durée 53') :
http://player.vimeo.com/video/43816889?title=0&byline=0&portrait=0

Parmi elles, comptons essentiellement :
  • L'export pour smartPhones ;
  • Une compatibilité avec les écrans Retina ;
  • De nouveaux jeux interactifs ludo-éducatifs ;
  • Du contenu dynamique géré à partir d'un fil RSS/XML ;
  • De nouveaux templates.
  • Une compatibilité e-pub 3 pour le format iBooks de Apple

2 tablettes sur 3 sont des iPad

Selon Le Monde informatique, 2 tablettes sur 3 sont des iPad :


http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-ventes-de-tablettes-11-8-millions-pour-apple-1-1-million-pour-samsung-49185.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Cette information révèle bien sûr que la conception d'un magazine interactif doit se caler sur les exigences de l'iPad en priorité. Mais sans omettre non plus les autres équipements

Plus précisément, l'iPad propose un ratio 4/3, qu'il soit standard (1024x768px) ou Retina (2048x1536px). Les autres tablettes répondent plus généralement au ratio 16/9. La surface utile (partie visible sans faire défiler le contenu) d'un magazine pour tablette s'articule donc de préférence sur le ratio Apple.

Autre donnée importante, le temps passé sur un iPad est plus long, pour chaque contenu, que sur un appareil mobile smartPhone. L'ergonomie, l'appréhension des contenus diffère donc. L'urgence et la simplicité prévalent sur le mobile, tandis que la finesse, l’exhaustivité, la qualité des visuels dominent sur les tablettes.

C'est sans compter en outre sur la double orientation possible de chaque plateforme, à la fois horizontale et verticale. Mais le ratio, même dans cette considération, demeure identique.

Quelques astuces de conception graphique peuvent cela dit être déployées afin de limiter la fragmentation de votre projet en plusieurs types de résolution. Nous savons, par exemple, que Apple impose une page d'aide permanente et que les boutons de retour écran ne sont pas physiques sur les périphériques iOS. Profitez en conséquence de la marge supplémentaire induite par le ratio 4/3 pour y insérer des éléments de navigation spécifiques à iOS et concentrer les contenus sur une zone 16/9 incluse dans la zone 4/3 iOS. Ainsi, il vous sera facile de décliner votre projet en 16/9 pour Android sans avoir à tout redessiner.



A suivre :
http://bloc-notes-arzhur.blogspot.fr/2012/06/les-chiffres-du-t-commerce.html

L'audio-visuel interactif et HD des télé connectées


Les marques se positionnent tour à tour sur le nouveau marché des télés connectées :

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-selon-panasonic-les-tv-doivent-devenir-interactives-pour-survivre-49184.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Les télévisions vont de plus en plus prendre en compte la disponibilité d'une télécommande high-tech (smartPhone, tablette, télécommande sur mesure pour le modèle de télévision) afin de faciliter l'interaction entre le spectateur et le contenu.

Dans ce contexte, une nouvelle forme d'écriture est à proposer aux diffuseurs, c'est le format audio-visuel interactif en HD. Pour le créer, des outils relativement simples et accessibles sont disponibles au regard des investissements habituels dans le secteur :
  • Un bon Reflex numérique (Canon 5D, Nikon D800E) ;
  • Un bon logiciel de montage (Premiere Pro) ;
  • Un bon outil de développement natif de l'interactivité pour les plateformes mobiles (Aquafadas et inDesign) ;
  • Des animations graphiques en vidéo ou en HTML5 (Flash CS6, After Effects) ;
  • Une bonne équipe sonore ;
  • Et.... Beaucoup de talent d'écriture ; )
De ce fait, nous devrions voir déferler une nouvelle grille de programmes très innovants et diversifiés, avec un piqué extraordinaire, et à faible coût, en concurrence directe avec des productions à grand budget et le cinéma. Une petite révolution dans le PAF (Paysage Audiovisuel Français), en perspective !

mardi 5 juin 2012

Les 10 erreurs des dévelopements mobiles

Le Monde informatique reprend une étude de Gartner où sont recensées les dix erreurs fréquentes et à éviter, dans le développement des applications mobiles :

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-developpement-d-apps-les-10-erreurs-les-plus-frequentes-49157.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

Ces erreurs sont :
  1. Le service oublie d'exploiter la connectivité du smartphone ;
  2. Le service mobile oublie d'exploiter la géolocalisation ;
  3. Oublier d'adapter le contenu d'un site, spécifiquement, pour le support mobile ;
  4. Oublier de simplifier le contenu texte ;
  5. Complexifier trop l'interface de l'application en introduisant plus de 3 fonctions ;
  6. Oublier d'y associer un dispositif de sécurité (encryptage) lors des connexions par login ;
  7. Oublier de clarifier l'ergonomie en créant des boutons peu visibles ;
  8. Les liens textes demeurent souvent invisibles en cas d'affichage en plein soleil, ne pas omettre de les passer en caractère gras ;
  9. Ne pas masquer les options de correction de texte pendant la saisie ;
  10. Ne pas oublier une fonction start/stop qui permet de reprendre la saisie si elle a été interrompue, sans avoir à tout reprendre.

lundi 4 juin 2012

Formation Manager de projet multi-canal

Dans le cadre de mon activité de conseil, j'ai participé, en qualité d'ingénieur pédagogique pour les Gobelins, à la création d'un diplôme nouveau de management de projet multi-canal, en partenariat avec l'Association des Agences de Conseil en communication (AACC), et Gutemberg Networks. La formation a été lancée l'année dernière et s'est révélée un franc succès puisque les candidats étaient recrutées par les entreprises dès l'entretien d'entrée en formation !

La formation est naturellement reconduite. Pour en savoir plus sur les modalités d'inscription et si vous connaissez des jeunes commerciaux intéressés par les nouvelles technologies, présentez-leur les liens suivants :

http://www.gobelins.fr/actualites/Manager-de-projets-graphiques-multi-canal-un-metier-d-avenir-

http://www.formation-prod-crossmedia.com/

Cette formation cible les jeunes candidats disposant déjà d'un bagage en marketing et bilingues, et souhaitant gérer des projets de communication multi-canaux (Web, print, PLV, Vidéo, pub TV, pub radio, événementiel, tablettes, réalité augmentée) dans les plus grandes agences de communication du pays et pour le compte de grandes marques. Une porte d'entrée vers les plus grandes agences où vous serez à même de choisir, une fois que vous y serez entrés, de poursuivre dans la gestion de projet ou de bifurquer vers des actions plus créatives ; )

Les API Java non couvertes par le droit d'auteur

Comme en témoigne cet article du monde informatique, une jurisprudence vient de limiter le droit d'auteurs aux applications caractérisées et originales (au sens juridique).

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-proces-google-oracle-les-api-java-ne-sont-pas-couvertes-par-le-droit-d-auteur-49138.html?utm_source=mail&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

1) Tout d'abord, il s'agit du droit américain. En quoi les applications développées ailleurs peuvent-elles être concernées ? Et bien toutes, dans la mesure où pour les rendre disponibles au téléchargement, elles doivent préalablement être stockées sur le serveur de Google localisé sur ce continent. Le droit, sur les technologies en ligne, est subordonné à la localisation physique des données.

2) Le droit américain exclu du droit d'auteur tout développement qui ne peut être manifesté que par une seule et unique forme d'expression, selon la formule du juge : "lorsqu'il n'y a qu'une façon d'exprimer une idée ou une fonction, tout le monde peut le faire et personne ne peut monopoliser cette expression". Il en résulte que l'acte de création doit apparaître manifeste et originale.

Mais comment distingue-t-on l'originalité du développement ? Est-ce sur l'organisation des briques de codes (imperceptible pour l'utilisateur) ou est-ce sur la forme visuelle de l'application (qui n'empêche pas le recours à un programme copié) ? Si vous êtes attentif au droit de vos développements à destination des plateformes Android, et si vous souhaitez conserver des arguments en cas de litige pour disposer de droits d'auteurs, soyez donc avertis. Créez à la fois une forme visuelle spécifique, d'une part, et un code dont l'organisation demeure caractérisé, d'autre part. Vous serez protégés.

Cette problématique ne s'applique pas pour les publications Aquafadas dont le contenu est hébergé par vos soins, et reste subordonné donc, au droit français (si votre hébergement se fait en France naturellement). Chez Aquafadas, seule la coque applicative extérieure est localisée sur les serveurs Apple et Google.

dimanche 3 juin 2012

Appels à candidature de livres audio-visuels (BZH)

A l'occasion de la biennale du livre qui se déroule fin septembre 2012 à Bécherel, la région Bretagne et le grand ouest appellent à candidature pour la réalisation de contenus audio-visuels et interactifs (livres iOS, film Reflex numérique, animations HTML5, tout ce qui nous rassemble en somme sur ce blog !).

Voici un article pour en savoir plus sur les modalités de participation à ce festival :
http://www.animenbretagne.com/News-1514-449-0-1.html

vendredi 1 juin 2012

Gestion d'une publication digitale Aquafadas

La mise en forme d'un magazine audio-visuel interactif est enfantine, à partir de InDesign, que l'on utilise l'interactivité native de Adobe DPS ou de Aquafadas. Celle de Aquafadas reste la plus économique mais la procédure de publication d'un fichier IPA peut paraître quelque peu déroutante pour un non initié.

Voici le schéma détaillé de la procédure de publication Aquafadas, que j'ai mise à plat dans une vidéo et un PDF avec l'appui des équipes de développement de Aquafadas (merci à Thomas, Manuel, Salwa) et l'équipe commerciale (merci à Allison). Vous y trouverez également de nombreux liens de ressources utiles à votre projet de publication pour tablettes et smartphones.

1) Introduction générale :
Cette vidéo retrace tout le cheminement de la publication d'un magazine depuis l'installation des logiciels à la validation par Apple et la diffusion de l'application sur App store.


Voici le schéma synthétisé en une image :


Le cheminement est détaillé ici au format PDF. Il reprend les textes de la vidéo et y ajoute de nombreux liens vers des tutoriels ou de la documentation complémentaire :
http://www.arzhurcaouissin.com/_partage/Presentation-generale-de-la-procedure-de-diffusion-aquafadas.pdf

2) Exporter depuis ComicComposer vers Indesign :
Cette vidéo montre comment importer une BD interactive et animée réalisée dans ComicComposer à l'intérieur d'un projet InDesign.



3) Exporter depuis MotionComposer vers InDesign :
Même principe depuis MotionComposer, dédié à l'animation et à l'interactivité (Le "Flash" de Aquafadas). Comment importer un fichier MotionComposer dans une mise en page InDesign ?



4) Exporter un projet inDesign en Zave :
Découvrez ici la procédure d'exportation de votre magazine préalable à l'obtention des licences et des certificats.


5) Obtenir les certificats Apple :
Voici enfin comment créer un compte sur iOSDevCenter et obtenir les certificats Apple requis pour toute publication sur l'App store.


6) Autres étapes de la procédure :
D'autres ressources sont disponibles dans le PDF d'introduction (reportez-vous au point 1).