mercredi 28 mars 2012

Soumettre une application à App Store


Dans un précédent article, nous avons montré comment réaliser un IPA depuis Flash Pro. D'autres solutions permettent également de publier un IPA comme Xcode, Aquafadas, PhoneGap ou Adobe DPS.

Une fois l'application créée, vous devez la soumettre à l'Apple Store pour approbation avant diffusion publique. Voici les étapes à suivre pour ce faire. Notez que si vous publiez depuis Flash Pro, vous devez régénérer les certificats comme vu dans un article précédent mais en spécifiant un export pour AppStore (Dans IOSDevCenter, dans l'onglet Provisionning, cliquez sur l'onglet Provisionning de la page centrale, puis Generate ; choisissez une diffusion non plus adhoc, mais appstore ; validez, actualisez ; téléchargez le nouveau certificat mobileprovision en lieu et place du précédent). Puis republiez le fichier IPA à partir de ces certificats. Remplacez enfin l'extension .ipa de votre application par .zip.

1) Connectez-vous à votre compte iTunes connect sur https://itunesconnect.apple.com/WebObjects/iTunesConnect.woa.


2) Ajoutez une application en cliquant sur "Add new App".


3) Inscrivez le nom de votre compagnie ou organisation dans le champ prévu à cet effet. Il apparaîtra dans iTunes.



4) A l'étape suivante, renseignez les champs de saisie identifiant l'application (langue par défaut, nom de l'application, SKU qui est un identifiant que vous pouvez inventer mais sans caractères spéciaux ni points, et l'identifiant Bundle associé à votre compte iOSDeveloper déjà activé et configuré pour un export App Store).




5) Cliquez sur le lien Prices afin de définir le prix de vente. Choisissez free si l'application doit être gratuite. La grille de prix européens imposée est la suivante :



6) Renseignez le formulaire descriptif de votre application en incluant les icônes dans les formats spécifiés en fonction de la plateforme de diffusion (iphone, ipad). Utilisez l'une des vignettes que vous aurez déjà échantillonnée pour la publication de votre fichier depuis Flash Pro. Vérifiez à la validation que les informations saisies sont bien enregistrées.



7) Poursuivez à nouveau et renseignez à présent les métadonnées de l'application (mots clés, descriptions, captures d'écran de l'application) en respectant les contraintes mentionnées de tailles d'images et de longueurs des textes. Puis, cliquez sur "View details" et "Ready to upload binary" pour importer le fichier compilé.



8) Une dernière fenêtre invite au téléchargement du fichier compilé. Pour cela, vous devez installer Application Loader en téléchargeant l'utilitaire à partir du lien indiqué en bas de page. Procédez à l'installation puis lancez l'application. Indiquez votre identifiant et mot de passe de compte Apple développeur puis validez en cliquant sur next.



9) Un écran d'accueil confirme l'ouverture de session. Poursuivez.



10) Cliquez sur le lien Deliver Your App afin d'importer le fichier zip obtenu depuis votre compilateur (Flash Pro, Aquafadas, Adobe DPS, Xcode).



11) Dans la fenêtre suivante, dans le menu "Choose...", parmi la liste des applications peut-être en cours de déploiement, sélectionnez l'application à traiter, par son nom. Puis poursuivez



12)



13) Assurez-vous que les informations affichées correspondent à l'identification de votre application. Puis poursuivez en cliquant sur "Choose", situé en bas de la fenêtre cette fois-ci.



14) Dans la nouvelle page, à droite, cliquez sur le bouton de téléchargement de pièce jointe et sélectionnez localement votre application au format zip (le fichier zip correspond au fichier .ipa pour lequel vous avez modifié tout simplement l'extension en .zip). Validez la soumission définitive de l'application à l'Apple store en cliquant sur Send.



15) Si les certificats sont valides, si les vignettes, les métadonnées de l'application sont bien encapsulées avec le fichier zip, alors, un message de confirmation indique que le chargement a bien fonctionné. En cas d'échec, assurez-vous que les certificats sont bien valides. Au besoin, regénérez-les un par un depuis le site Apple developper, et republiez l'application.



16) Un dernier écran confirme la bonne réception de l'application. Vous devez maintenant attendre l'approbation de Apple avant de voir votre projet disponible sur l'App store. Vous recevrez un e-mail de confirmation une fois celle-ci validée.

mercredi 21 mars 2012

La reconversion du flasheur



Lorsqu'une innovation technologique est amorcée sur le Web, elle prend au moins 4 ans avant de s'affirmer. En 1999, le HTML voit apparaître les CSS. C'est en 2003 que ce type de mise en forme se généralise réellement et impose, dans une page Web, à isoler complètement le fond de la forme.

En 2007, le premier iPhone suggère un standard HTML5 qui fait fi de la technologie Flash alors concurrente de la technologie applicative de l'App store de Apple. Mais l'utilisation marginale de la plateforme ne parvient pas encore à renverser les usages conventionnels du Web. Il faut attendre 2010, avec la sortie de l'iPad 1, pour que l'idée de s'abstraire radicalement de la technologie Flash SWF s'impose dans tous les nouveaux projets Web. Et selon notre logique de latence, c'est donc en 2014 que le Web aura entièrement condamné la technologie Flash SWF au profit de technologies alternatives.

Mais, si cette migration est théoriquement incontournable et bienfaisante pour les contenus simples, elle n'en demeure pas moins repoussée tant que les technologies alternatives ne sont pas mûres. Pas d'outil + pas de navigateur opérationnel = pas d'avancée. Mais ceci est en train de changer depuis le début de l'année 2012. Non pas du côté des navigateurs. Mais de celui des éditeurs de logiciels qui permettent de réaliser des animations en Javascript simplement. Si les navigateurs qui s'améliorent garderont, malgré leurs avancées, un affichage par nature instable, les applications mobiles natives (objective-c, java), elles, et avec les meilleures performances d'affichages des nouvelles tablettes, sauront embarquer le HTML5 de manière parfaitement stabilisée et fluide quand Flash SWF requerra encore un parseur Air (interpréteur de langage) pour afficher simplement de l'information. A ce stade de l'échéance 2014, quel avenir est réservé à la technologie Flash SWF sur le Web ? Aucun, vraisemblablement. Flash SWF a vocation à s'isoler vers des plateformes lourdes de jeu ou de télévision interactive qui embarqueront le lecteur Air, si tant est que les éditeurs Apple, Google, et les fabricants, l'autorisent. Autant le dire : il disparaîtra.

En 2010, lorsque iOS limitait clairement l'utilisation de la technologie Flash SWF, mais avec une absence totale de solution alternative, le flasheur pouvait considérer sa situation comme encore pérenne. En 2012, avec l'arrivée de Aquafadas et Adobe Creative Suite CS6 qui offrent la création d'applications natives et connectées, sans programmation, Flash SWF a bien du plomb dans l'aile (et c'est un flasheur qui vous le dit) !

A cela, ajoutons que les développeurs de jeux 2D commencent à préférer travailler en Javascript plutôt qu'en Apps natives ou en Flash SWF, car le jeu publié est alors disponible sur les tablettes sans s'affranchir des 30% de commission à l'App store et à l'Android market, fusse avec de moindres performances animées et graphiques. Le modèle économique du jeu est HTML5/JS à l'exception de quelques mastodontes du jeu qui travailleront alors en natif ou en Air. Ce qui fait de Air, Flash donc, une solution de publication définitivement marginale.

Pour tuer plus encore la technologie jusqu'ici la plus attractive du Web, son éditeur vient même de décider de retirer le lecteur Flash implémenté nativement dans le lecteur Acrobat PDF. L'ambition de la marque au triangle rouge apparaît claire. Le format SWF n'a pas d'avenir (lire aussi Le monde informatique).

Néanmoins, faut-il succomber à l'apprentissage aveugle du HTML5 ? La réponse est non, du moins, pas en priorité. En voici les raisons :

Quelle est initialement la motivation du flasheur et de ceux qui demandent du Flash SWF ?
C'est de proposer un contenu à forte valeur ajoutée par rapport au HTML. Par conséquent, faire du HTML est-il la réponse appropriée au besoin de valoriser le HTML même si HTML évolue ? Bien sûr que non. Une question s'impose à nouveau : que puis-je faire pour continuer de valoriser le HTML sans utiliser le format Flash SWF devenu obsolète ?

En regardant le schéma suivant que j'ai réalisé, on observe que ce qui a tué Flash est finalement la migration mécanique de sa valeur ajoutée vers d'autres formats de solutions applicatives compatibles avec toutes les tablettes et les smartphones, et natifs de surcroît ! La reconversion du flasheur, si sa vocation est effectivement de continuer à valoriser l'expérience utilisateur au-delà des limites du HTML, c'est de suivre le mouvement en créant, à l'aide des outils qui lui sont disponibles, du contenu applicatif bien sûr et non du HTML ! Ou alors, et en dernier recourt, du contenu suffisamment distinctif du HTML mais embarqué dans le navigateur, qu'un intégrateur HTML ne saurait réaliser (Canvas, SVG, Javascript ?).


La reconversion pour le flasheur traditionnel cible donc logiquement les métiers suivants :
  • Développement d'applications natives par programmation objet en Objective-C ou Java (pour les plus codeurs). Très rémunérateur mais difficile ;
  • Développement d'applications Air par programmation objet en AS3 (pour les flasheurs). Rémunérateur et moins difficile que C. Transversalité des projets (Web, iOS, Android). Un bon débouché pour les flasheurs les plus téméraires ;
  • Conception de magazines numériques sans programmation via Adobe DPS ou Aquafadas DPS, depuis InDesign ou XPress (pour les PAOistes devenus flasheurs). Retour aux sources dans un flux de production sous-payé (maquettiste). Bons débouchés, mais peu gratifiant ;
  • Motiondesigner avec After Effects et un bon appareil photo Canon Reflex 5D (pour les animateurs et les plasticiens de l'image). Très gratifiant d'un point de vue graphique, mais pas très bien payé du fait de l'abondance d'offre sur le marché. Plus tendance et plus sympa que maquettiste PAO cela dit, pour le même salaire ;
  • Directeur artistique ou designer d'interface fixe et mobile avec Photoshop, Illustrator (pour les graphistes puristes). Un bon classique plutôt rémunérateur dans un contexte où tout le monde cherche à se différencier en utilisant pourtant les mêmes solutions techniques que les autres ;
  • Animateur Javascript pour le format d'animation Canvas, en attendant qu'un logiciel (Flash Pro ?) permette de réaliser de telles animations et que ce standard actuel devienne compatible avec tous les navigateurs (pour les animateurs Flash 2D). Mal considéré. Peu rémunérateur, peu de débouchés ;
  • Le HTML/CSS/Javascript, mais en faisant fi des caprices des navigateurs, pour la création d'applications mobiles à l'aide de compilateurs multiplateformes tel que Titanium de l'éditeur Appcelerator (pour les codeurs JS/PHP et les ex-codeurs AS3 qui veulent se recycler), et le recours à des animations interactives préconfigurées en JQuery. Très en vogue et rémunérateur. Remplace actuellement le Flash dans les sites Web ;
  • Et enfin, en dernier recours peut-être, si la tentation de l'ingratitude du codage HTML/CSS/Javascript subordonnée aux caprices des navigateurs et qui seront toujours mieux réalisés par des CMS gratuits, les motive : l'animation HTML5, non supportée par les plus grands sites de l'Internet.
Ainsi, un flasheur designer doit bien étudier les possibilités qui lui sont offertes, et qui répondent au mieux à sa vocation de créateur de valeur, avant de foncer aveuglément vers des-dits standards de publication. La question à se poser est : dois-je devenir un codeur de pages limitées ou puis-je m'émanciper à travers d'autres formats plus propices à la créativité et en outre mieux rétribués ?
Selon le vieil adage bouddhiste, naturellement,... la réponse me semble être dans la question ; )

lundi 19 mars 2012

Aquafadas, nouvelle star du web enrichi ?

Le salon du livre 2012 ouvre le bal à Aquafadas !

Depuis la fin de la disponibilité du format Flash sur les nouvelles plateformes mobiles, le Web recherche la solution technique qui permettra de remplacer le format Flash afin de pérenniser les expériences interactives riches au sein de la publication digitale, mais aussi de s'affranchir des contraintes restrictives du html5. Et cette solution existe. Elle s'appelle Aquafadas.

Aquafadas est un éditeur français de plugins et de logiciels destinés à la création de publications digitales et interactives, vers les supports mobiles et fixes, toutes plateformes confondues. Plusieurs solutions existent actuellement sur le marché (avec Adobe Digital Publishing suite), mais Aquafadas semble offrir le meilleur package pour tous les créateurs de contenus tant sa transversalité est grande, ses fonctionnalités plus nombreuses et son prix de revient légèrement plus avantageux.

Ainsi, si vous choisissez Aquafadas, vous pouvez publier pour iOS, Android sur demande spécifique, le Web en HTML5, le Web en Flash et en PDF, au format e-Pub quel que soit le standard déployé par chaque liseuse (Kindle Fire ou Apple iBooks), en même temps ! La publication se fait via InDesign ou Xpress, sans aucune programmation. Le plugin est gratuit. Photoshop est requis pour générer certains écrans. La solution Aquafadas propose également de nombreuses extensions ludiques à intégrer et à personnaliser (jeux de coloriages, labyrinthes) mais surtout, innove prochainement vers des solutions ouvertes et connectées à des flux XML. Il sera donc possible de créer une application 100% autonome, mise à jour automatiquement depuis une base de donnée stockée côté serveur, sans programmer ! Une révolution numérique de publication est née, enfin !, pour tous les designers !

Dans la suite Aquafadas, plusieurs outils sont disponibles et gratuits. Seule la publication sur les plateformes de diffusion Apple store et Android market requièrent une licence, mais bien moins onéreuse que celle de Adobe. Les prix Aquafadas sont :
  • Livre simple et autonome : 100€ la coque applicative et par système (iOS, Android) + 280€ pour le livre contenu dans la coque. Soit 380€ pour un livre autonome sur iPad.
  • Bibliothèque de livres autonomes : 500€ la coque applicative d'un dispositif de distribution multiple par système (iOS, Android) + 280€ pour chaque nouvelle parution autonome (tarif dégressif).
  • Kiosque de périodiques disponibles par abonnement : 1000€ la coque applicative par système (iOS, Android) + 280€ par numéro (tarif dégressif).
  • Kiosque de quotidiens : 500€ la coque applicative par système (iOS, Android) + 15900€ par an (tarif annuel).
Tableau du prix dégressif de licence des parutions via Aquafadas, quel que soit le nombre de téléchargement (tarif indépendant de l'enveloppe kiosque à compter en plus) :
Ces tarifs sont à comparer avec les solutions Adobe dont un droit de publication est en plus retenu pour chaque numéro et dont le prix de licence de base est légèrement plus élevé.

Par ailleurs, des logiciels spécifiques Aquafadas permettent de faciliter la création d'animations exportables en HTML5 ou en Flash, et compatibles avec la publication de magazines interactifs pour iPad : ComicComposer (pour les BD) et MotionComposer (pour les animations). Entendons-nous, on ne peut pas inclure du Flash dans une Apps Aquafadas, mais depuis MotionComposer, il est possible de publier en HTML5 pour le Web ou pour une Apps et en Flash pour du Web, avec un système de substitution automatique du contenu Flash par du contenu HTML5 si aucun player Flash n'est disponible, un peu à la façon SWFObject.

Les nouveautés 3D de Flash CS6 très orientées sur des développements non Web ne suffiront probablement pas à réintroduire le format Flash SWF dans les projets interactifs traditionnels et la création d'applications mobiles en AS3 reste complexe et limitée au regard de la souplesse de solutions dédiées et natives telles que la DPS de Adobe ou d'Aquafadas. Si donc vous chercher une technologie accessible et aisée pour remplacer vos projets Flash désuets et en attendant les améliorations éventuelles des solutions Apple et une politique moins opaque des solutions Adobe, la solution Aquafadas offre une très bonne réponse.

Pour en savoir plus sur Aquafadas :
http://www.aquafadas.com/fr/

samedi 3 mars 2012

Conception Web 3.0 (suite)

Lorsque certaines agences frileuses recentrent leurs développements sur des projets full HTML, afin de réduire l'interactivité vers le bas pour la rendre plus transversale et compatible avec les tablettes tactiles, d'autres secteurs, plus audacieux, n'hésitent pas à combiner la complémentarité des différentes plateformes et ne sacrifieraient pour rien au monde un projet en Flash.

Ainsi, la chaîne Arte diffuse des programmes en VOD sur son site à l'aide du player Flash, et propose, pour ceux qui possèdent une tablette Apple, une application qui valorise bien mieux la plateforme que ne le ferait un site en HTML tout pauvre, avec des pages surdimensionnées.

La bonne stratégie en communication est d'exploiter un support pour ce qu'il est, du mieux possible. Sinon, noyé dans la foule du Web 2.0, on ne vous voit pas ; )

Bravo à Arte TV !
http://videos.arte.tv/fr/videos

Pour mieux comprendre l'intérêt d'un conception hybride de site, fusse-t-il en HTML5, lisez également le livre blanc de IBM à ce sujet qui relativise les performances de HTML5 au regard des technologies natives et applicatives :

http://www.lemondeinformatique.fr/livre-blanc/html5-developpement-d-applications-mobiles-hybrides-ou-natives-1351-tag-11.html