vendredi 21 janvier 2011

Le web documentaire



La notion de Web documentaire, apparue lors de la généralisation de la vidéo HD sur le Web (entre 2007 et 2009), reprend l'objectif fondamental de l'écriture documentaire tout en y apportant une lecture interactive, non linéaire. Elle permet de développer un sujet plus en profondeur que par les circuits linéaires que constituent la télévision traditionnelle ou les Blu-Ray et DVD.

Mais concevoir un bon Web documentaire requiert également une attention particulière sur sa dimension asynchrone et sa logique applicative.
L'asynchronisation désigne la possibilité de mettre à jour le contenu, dynamiquement, à chaque consultation et à chaque action du spectateur, sans avoir à redémarrer ou interrompre le cycle de la lecture. La logique applicative qui fait le succès de ces webdocs, vient de la valeur ajoutée induite par le traitement des données entrées par l'utilisateur (saisies manuelles, détection de son profil, géolocalisation, calculs, recherche, analyse) et l'analyse qui en est faite. Cette valeur ajoutée est un peu le retour sur l'investissement que doit offrir un projet qui sollicite gratuitement l'attention du spectateur sur une durée déterminée. Il en aura pour son argent !

Pour réaliser des web documentaires somptueux, en 2010 encore et d'autant plus si votre projet revêt un caractère événementiel (de courte durée), la technologie Flash est sans aucun doute la plus appropriée, car elle offre, dans un format compatible avec plus de 98% des plateformes, un contenu disponible en HD, riche en interactivité, et dynamique du fait de la promiscuité possible entre les données Flash et une éventuelle base de données.

Références de webdocs :
- Voyage au bout du charbon :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/visuel/2008/11/17/voyage-au-bout-du-charbon_1118477_3216.html
- Prison valley :
http://prisonvalley.arte.tv/?lang=fr

> Actualisation de cet article en 2012 : Lisez le livre référent sur le Web doc :
http://www.lulu.com/spotlight/mlietaert

Un tournage... De prises en sur-prises.


Aujourd'hui, j'étais figurant pour un court-métrage, réalisé par Nadia Jandeau et Marjolaine Solaro. Et, comme vous l'imaginez, nous tournions en numérique avec du beau matériel.

Quelle surprise ce fut lorsque j'ai pu voir le caméraman improviser une prise sur un chien qui passait là et qui faisait des siennes, pile dans une mise en scène appropriée au récit du film en question. Incroyable non ?

Je ne peux que partager avec vous cet événement que j'ai trouvé digne d'intérêt, car il témoigne qu'avec une captation numérique, nous pouvons nous permettre quelques digressions que nous ne nous serions peut-être pas autorisés en pellicule, compte tenu de la lourdeur du matériel et du coût de la matière première, dont le stock, dans ce genre de circonstances, est souvent limité.

D'où l'idée également que nous risquons de voir venir de belles et surprenantes images, dans des récits initialement ficelés, sur nos prochains écrans. Des images captées sur le vif, de prises, en sur-prises, et de sur-prises en surprises ; )

Référencer le contenu Flash


Pour référencer le contenu d'un site full Flash et le rendre accessible, voici comment procéder :
1) Utilisez des textes statics.
2) Vous pouvez créer et coder des liens en AS2 ou AS3, ça prend. Et le contenu appelé est également enregistré, oui oui. Même le HTML !
3) Intégrez le format SWF avec le kit SWFObject disponible sur le site http://code.google.com/p/swfobject/.
4) Choisissez, lors de l'utilisation du kit SWFObject, une intégration statique pour être conforme et stricte. Mais cela provoque un bloquage sur Internet Explorer. La meilleure solution est donc d'opter pour une intégration dynamique, conforme au sens HTML du terme. Simplement, en mode dynamique, le SWF est géré par un javascript, ce qui à priori le rend inaccessible. Sauf qu'avec un contenu dynamique, vous pouvez associer un contenu alternatif comme un lien qui pointe vers une page HTML qui intègre le même SWF en static. Et le tour est joué. Votre Flash est à la fois accessible, référençable et ne subit pas le blocage d'Internet Explorer.
4) Dans la partie alternative, conjointement au lien vers la page statique, vous pouvez ajouter des textes pour une visibilité sur Safari mobile (iPhone, iPad, iPod).
5) Pensez aussi à renseigner, pour améliorer l'accessibilité, les informations d'accessibilité depuis la fenêtre Accessibilité, dans Flash, pour chaque objet placé dans la scène que vous souhaitez rendre accessible.

Qui a dit que Flash était non référençable et inaccessible ? Hein ?

Références complémentaires :
- http://www.journaldunet.com/solutions/moteur-referencement/referencement-flash-dans-google.shtml
- http://www.webrankinfo.com/dossiers/debutants/referencement-flash

Cinéma en crise ?


Après avoir déserté les salles obscures quelques temps pour d'autres activités, je redécouvre, à l'occasion d'une séance au cinéma UGC Bercy (Paris), en ce début 2011, le cinéma.
Quelle surprise que de voir les salles nouvellement équipées en projecteurs numériques, même pour un film tourné en pellicule ! Et oui :
1) L'image est nouvelle. Les bords de l'écran sont nets, au pixel près ! La typographie du générique est stable, lisse, d'un aplat parfaitement immaculé. Les tons clairs et chairs souffrent encore cela dit d'un contraste un peu marqué qui brûle les zones claires.
2) Les projections ne se cantonnent plus aux productions de films, mais intègrent désormais des événements culturels tels que la diffusion d'un concert, d'un Opéra, d'un événement sportif, en direct et en numérique.
3) Le public, comme accroché à cette nouvelle forme filmique, semble plus sage et attentif que lors des films que je pouvais encore voir il y a quelques mois, dans d'autres salles.
La réflexion que cet événement m'amène est la suivante. Le rapport au cinéma a aujourd'hui changé, bien plus par le type de contenu que nous allons voir (opéra, sport, théâtre, film), que par sa forme éventuelle (Relief, 3D, effets spectaculaires). Et je trouve cela plutôt rassurant. Le cinéma ne me semble donc pas en crise, d'un point de vue culturel, mais bel et bien entré dans une nouvelle aire.
Arzhur.